Arica Chile
Chile

50 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Il ne pleut presque jamais ici. Arica occupe l'un des points les plus arides de la planète, là où le désert d'Atacama vient mourir dans le Pacifique, et pourtant la ville respire la douceur : on la surnomme au Chili « la cité de l'éternel printemps » pour son climat stable et tempéré. Depuis le pont, le regard accroche d'abord un promontoire brun qui tombe à pic sur la mer. Ce rocher raconte à lui seul une bonne partie de l'histoire du pays.

Le Morro, sentinelle de la ville

Haut d'une centaine de mètres, le Morro de Arica domine les toits et le port. C'est ici que s'est jouée, en 1880, l'une des batailles décisives de la guerre du Pacifique, qui fit passer la région du Pérou au Chili. Un sentier et une route grimpent jusqu'au sommet, où flotte un immense drapeau chilien. La montée demande un effort sous le soleil, mais la récompense est nette : la côte se déroule des deux côtés, les bateaux de pêche dessinent des lignes blanches sur l'eau et la ville s'étale entre océan et collines ocre.

Une cathédrale signée Eiffel

Au pied du promontoire, le centre se parcourt aisément à pied. La cathédrale San Marcos étonne d'emblée : cette église de fer, dessinée par les ateliers de Gustave Eiffel et préfabriquée en France, fut inaugurée en 1876 après qu'un séisme eut détruit la précédente. Ses panneaux métalliques peints lui donnent une allure légère, presque de dentelle. À deux pas, l'ancienne douane, elle aussi préfabriquée en France à la même époque, abrite aujourd'hui un centre culturel. Tout autour, la rue piétonne 21 de Mayo aligne cafés, marchands de jus et boutiques, avec ce va-et-vient tranquille des villes du nord chilien où personne ne semble pressé.

Les momies les plus anciennes du monde

À une douzaine de kilomètres du centre, la vallée d'Azapa trace un ruban vert dans le désert. On y cultive des olives réputées dans tout le pays, et on y conserve un trésor scientifique : le musée archéologique San Miguel de Azapa présente des momies de la culture Chinchorro, préparées il y a plus de sept mille ans, soit bien avant celles de l'Égypte. Les visages recouverts d'argile noire ou rouge, étrangement paisibles, comptent parmi les témoignages funéraires les plus anciens jamais retrouvés. L'aller-retour en taxi se fait sans difficulté dans le cadre d'une escale.

Plages et bord de mer

Le littoral au sud du rocher aligne des plages de sable sombre, dont El Laucho et La Lisera, fréquentées par les familles de la région. L'eau reste fraîche, courant de Humboldt oblige, mais le spectacle des pélicans qui plongent près des rochers vaut à lui seul la promenade. Plus au nord, l'interminable plage Chinchorro attire marcheurs et apprentis surfeurs, et l'odeur des grillades de poisson flotte autour des restaurants familiaux du bord de mer. Près du port de pêche, les otaries se disputent les restes de la criée sous l'œil des habitués.

RepèreAccès depuis le terminal
Centre-ville et cathédrale2 km, navette ou taxi
Sommet du MorroSentier depuis le centre
Musée d'Azapa12 km, environ 20 minutes en taxi
Plages El Laucho et La LiseraQuelques minutes en taxi

En fin de journée, quand la lumière rase le désert et que la falaise s'embrase doucement, Arica révèle sa vraie nature : une ville frontière où se croisent depuis des millénaires pêcheurs, caravaniers et cultivateurs d'olives. On remonte à bord avec le sentiment d'avoir touché un Chili différent, plus ancien et plus sec, qui donne envie de suivre un jour la route vers les hauts plateaux.

Questions fréquentes

Au port d'Arica, à environ deux kilomètres du centre-ville. Une navette ou un taxi couvre la distance en quelques minutes. Le promontoire brun que l'on aperçoit depuis le pont, le Morro, sert de repère pour toute la journée.
Un rocher d'une centaine de mètres qui domine les toits et le port. C'est là que s'est jouée, en 1880, l'une des batailles décisives de la guerre du Pacifique, qui fit passer la région du Pérou au Chili. Un immense drapeau chilien flotte au sommet.
Oui, un sentier grimpe depuis le centre, et une route y mène aussi. La montée demande un effort sous le soleil, mais la récompense est nette : la côte se déroule des deux côtés et la ville s'étale entre océan et collines ocre.
Le centre à pied avec la cathédrale San Marcos, la montée au Morro, puis un aller-retour en taxi au musée d'Azapa. Les trois tiennent dans une demi-journée bien menée, le musée étant à une vingtaine de minutes de route.
Parce qu'elle a été dessinée par les ateliers de Gustave Eiffel et préfabriquée en France, puis inaugurée en 1876 après qu'un séisme eut détruit la précédente. Cette église de fer aux panneaux métalliques peints a une allure légère, presque de dentelle.
Les momies de la culture Chinchorro, préparées il y a plus de sept mille ans, soit bien avant celles de l'Égypte. Les visages recouverts d'argile noire ou rouge comptent parmi les témoignages funéraires les plus anciens jamais retrouvés. Le musée se trouve à une douzaine de kilomètres du centre.
Oui, mais l'eau reste fraîche, courant de Humboldt oblige. Les plages El Laucho et La Lisera, au sud du rocher, sont fréquentées par les familles de la région; la longue plage Chinchorro, au nord, attire marcheurs et apprentis surfeurs.
Doux et stable toute l'année : on surnomme la ville la cité de l'éternel printemps. Il n'y pleut presque jamais, Arica occupant l'un des points les plus arides de la planète, là où le désert d'Atacama vient mourir dans le Pacifique.
Le peso chilien et l'espagnol. L'anglais se pratique peu hors des hôtels, le français presque pas. La rue piétonne 21 de Mayo concentre cafés, marchands de jus et boutiques où la carte passe généralement bien.
Sa position de ville frontière, où se croisent depuis des millénaires pêcheurs, caravaniers et cultivateurs d'olives. La vallée d'Azapa trace un ruban vert dans le désert, et les otaries se disputent les restes de la criée près du port de pêche. C'est un Chili plus ancien et plus sec.