Gustavia St Barths Saint-Barthelemy Island France

377 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Crystal Cruises (23 Croisières)

Emerald Waterways (80 Croisières)

Emerald Azzurra.

Emerald Azzurra

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Emerald Sakara.

Emerald Sakara

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Regent Seven Seas Cruises (15 Croisières)

SeaDream Yacht Club (73 Croisières)

Seadream I

Seadream I

207 Passagers
4333 tonnes
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Seadream II

Seadream II

207 Passagers
4333 tonnes
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Silversea Cruises (23 Croisières)

Windstar Cruises (108 Croisières)

Star Pride.

Star Pride

502 Passagers
12995 tonnes
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Wind Surf

Wind Surf

552 Passagers
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Rue du Roi-Oscar-II, rue Jeanne-d'Arc : les plaques de rue de Gustavia racontent à elles seules une histoire peu commune. Vendue par la France à la Suède en 1784, rachetée en 1878, Saint-Barthélemy a gardé de cet intermède nordique le nom de sa capitale — hommage au roi Gustave III — et un urbanisme d'une netteté presque scandinave. Les navires mouillent devant la rade, trop étroite pour les grands paquebots, et les navettes déposent les passagers en plein cœur du bourg, entre les coques vernies des yachts et les toits rouges qui descendent vers l'eau.

Un tour du port à pied

Tout se joue ici dans un mouchoir de poche. Depuis le quai, la promenade fait le tour du bassin en une vingtaine de minutes, longeant les terrasses des cafés, les galeries d'art et les vitrines des grandes maisons de couture — héritage du statut de port franc qui attire les amateurs de détaxe depuis le XVIIIe siècle. Les clochers de l'église anglicane, bâtie en pierre sombre en 1855, et de l'église catholique aux murs chaulés ponctuent la balade. Le Wall House, ancien entrepôt suédois restauré, abrite le musée territorial : une demi-heure suffit pour comprendre comment un rocher sans eau douce est devenu l'une des adresses les plus courues des Antilles. Maquettes de bateaux, costumes traditionnels et documents suédois y côtoient les souvenirs des grandes familles de marins qui peuplèrent l'endroit bien avant les jets privés.

Les forts suédois et leurs panoramas

Trois fortins encadraient jadis la rade. Du fort Gustav, il reste des murets, un phare et une table d'orientation dominant l'entrée du port; du fort Karl, quelques pans de pierre au sommet d'un morne qu'on gravit en une quinzaine de minutes depuis le bourg. L'effort est modeste, la récompense ne l'est pas : d'un côté la ville et ses voiliers, de l'autre l'anse de Grand Galet qui s'étale en contrebas, turquoise sur fond de collines sèches.

Shell Beach, la plage aux coquillages

Au pied du fort Karl, à dix minutes à pied du débarcadère, Shell Beach doit son nom au tapis de coquillages broyés qui remplace le sable. On s'y baigne entre deux pointes rocheuses, on y ramasse machinalement quelques coquilles, et les plus téméraires sautent des rochers du côté sud. L'eau, protégée de la houle, reste calme la plupart des jours; apportez toutefois vos sandales, car le tapis coquillier surprend les pieds nus. C'est la seule plage accessible sans véhicule, ce qui en fait le complément naturel d'une matinée de flânerie urbaine.

Au-delà du bourg

Si le temps le permet, les taxis proposent des boucles d'une à deux heures vers l'anse de Saint-Jean, coupée en deux par la piste d'atterrissage où les petits avions frôlent les baigneurs, ou vers Corossol, hameau de pêcheurs où quelques aînées tressent encore le latanier comme au siècle dernier. Paniers, chapeaux et petites boîtes tressées se vendent directement sur le pas des portes, sans boutique ni enseigne. La route grimpe et plonge sans cesse : chaque col ouvre une vue nouvelle sur les anses et les îlets, et les conducteurs prennent visiblement plaisir à jouer les guides.

L'escale en pratique

ÉlémentDétail
AccostageAncrage en rade, navette vers le quai du centre-ville
Shell Beach10 minutes à pied du débarcadère
Fort Karl15 minutes de montée, accès libre
Monnaie et langueEuro (dollar accepté) ; français, anglais courant

Ce qu'on rapporte de Gustavia

On repart souvent avec peu de choses : une poignée de coquillages, une photo prise des hauteurs, le souvenir d'un café bu face aux mâts. Saint-Barthélemy cultive une élégance discrète qui ne se livre pas dans la démesure mais dans les détails — une plaque de rue suédoise, un toit rouge, une eau d'une clarté déconcertante. Le genre d'endroit qu'on quitte en se promettant d'y revenir moins pressé.