Esztergom Hungary
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Bien avant d'accoster, tous les passagers sont déjà sur le pont. Le dôme vert d'Esztergom se repère à des kilomètres, posé sur sa colline au-dessus d'un coude du Danube, si imposant qu'il semble avoir été construit pour être vu depuis le fleuve. C'est la plus grande église de Hongrie, et le navire s'amarre pratiquement à ses pieds, sur la rive où la Hongrie regarde la Slovaquie de l'autre côté de l'eau.

La ville qui l'entoure fut la première capitale du royaume hongrois. Le prince Géza s'y installa au dixième siècle, son fils Étienne y fut couronné premier roi de Hongrie autour de l'an mil, et les souverains y résidèrent jusqu'à l'invasion mongole. Mille ans plus tard, Esztergom demeure le siège du primat de l'Église catholique hongroise : une petite ville, mais un grand titre.

La basilique, cathédrale des records

Depuis le débarcadère, quinze à vingt minutes de marche suffisent pour gravir la colline du château. La basilique, achevée au dix-neuvième siècle dans un style classiciste monumental, aligne les chiffres vertigineux : une coupole culminant à cent mètres, une nef où tiendrait un immeuble, et le plus grand tableau d'autel peint sur une seule toile au monde. Ne manquez pas la chapelle Bakócz, chef-d'œuvre Renaissance de marbre rouge antérieur de trois siècles au reste de l'édifice, démonté puis remonté pierre par pierre dans la nouvelle cathédrale. Les plus vaillants montent jusqu'au tambour de la coupole : le panorama embrasse le Danube, les collines et deux pays d'un seul regard.

Le château et les salles des premiers rois

Accolé à la basilique, le musée du château protège ce qui subsiste du palais médiéval : chapelle aux fresques précieuses, salles voûtées, tour blanche. On y circule dans les pièces mêmes où vécurent les Árpád, la dynastie fondatrice, avec des vues plongeantes sur l'eau à chaque meurtrière. Des maquettes et des pièces archéologiques aident à se représenter la cité médiévale disparue. L'ensemble se visite en une heure et complète parfaitement le tour de la colline.

Viziváros, la ville d'eau

En redescendant vers le Danube, le quartier baroque de Viziváros déroule ses églises, ses façades pastel et le palais du primat, qui abrite le Musée chrétien : la plus riche collection d'art sacré du pays, retables médiévaux hongrois et primitifs italiens compris. Les ruelles mènent ensuite à la promenade riveraine, où les terrasses servent goulasch et gâteaux Dobos à l'ombre des platanes.

Traverser à pied vers la Slovaquie

L'expérience signature de l'escale tient en dix minutes : franchir le pont Mária Valéria, détruit en 1944 et reconstruit seulement en 2001, pour poser le pied à Štúrovo, en Slovaquie. Depuis le milieu du tablier, la vue sur le dôme dominant les eaux compte parmi les images fortes de tout le parcours danubien. De l'autre côté, un café en terrasse et quelques pas dans une autre langue suffisent à donner à la journée son petit parfum d'aventure frontalière.

Conseils d'escale

  • Le centre et le pont se parcourent aisément à pied; la montée à la basilique est le seul vrai dénivelé.
  • Prévoyez des forints pour les petits achats, même si l'euro circule à Štúrovo.
  • La crypte, le trésor et la montée au sommet ont des billets distincts : choisissez selon le temps disponible.
  • Les photographes viseront la fin d'après-midi, quand le soleil éclaire la façade tournée vers l'eau.

Quand le navire reprend le fil du Danube vers Budapest ou Vienne, le dôme reste longtemps en vue, exactement comme il accueillait jadis les voyageurs du fleuve. Esztergom offre au croisiériste une leçon d'histoire hongroise complète en une demi-journée, couronnement royal, art sacré et frontière comprises. Peu d'escales font autant avec une seule colline.

Questions fréquentes

Sur la rive du Danube, pratiquement au pied de la basilique. Le débarcadère se trouve à quinze ou vingt minutes de marche du sommet de la colline du château.
Son dôme vert, qui se repère à des kilomètres au-dessus d'un coude du Danube. C'est la plus grande église de Hongrie, si imposante qu'elle semble avoir été construite pour être vue depuis l'eau.
Parce qu'elle fut la première capitale du royaume : le prince Géza s'y installa au Xe siècle, son fils Étienne y fut couronné premier roi de Hongrie autour de l'an mil, et les souverains y résidèrent jusqu'à l'invasion mongole. La ville demeure le siège du primat de l'Église catholique hongroise.
La chapelle Bakócz, chef-d'œuvre Renaissance de marbre rouge antérieur de trois siècles au reste de l'édifice, démonté puis remonté pierre par pierre. La coupole culmine à cent mètres, et l'on y voit le plus grand tableau d'autel peint sur une seule toile au monde.
Oui, jusqu'au tambour, pour les plus vaillants : le panorama embrasse le Danube, les collines et deux pays d'un seul regard. La crypte, le trésor et la montée ont des billets distincts.
Ce qui subsiste du palais médiéval, accolé à la basilique : chapelle aux fresques précieuses, salles voûtées, tour blanche. On circule dans les pièces mêmes où vécurent les Árpád, la dynastie fondatrice, avec des vues plongeantes sur l'eau. Comptez une heure.
La « ville d'eau », quartier baroque qui déroule ses églises, ses façades pastel et le palais du primat, lequel abrite le Musée chrétien : la plus riche collection d'art sacré du pays, retables médiévaux hongrois et primitifs italiens compris.
Oui, c'est l'expérience signature de l'escale : franchir le pont Mária Valéria, détruit en 1944 et reconstruit seulement en 2001, pour poser le pied à Štúrovo. Dix minutes suffisent, et depuis le milieu du tablier la vue sur le dôme est l'une des images fortes du parcours danubien.
Le forint pour les petits achats, même si l'euro circule de l'autre côté du pont, à Štúrovo.
En fin d'après-midi, quand le soleil éclaire la façade tournée vers l'eau. Le centre et le pont se parcourent aisément à pied; la montée à la basilique est le seul vrai dénivelé.