Première saison en 2026
L'Emerald Astra a pris la mer le 3 mai 2026 et a été baptisé à Amsterdam le
31 mai suivant. Sa marraine est une conseillère en voyages américaine, ce qui
en dit long sur le réseau de distribution de cette marque. C'est la coque la
plus récente en service de la série de cent trente-cinq mètres.
Quatre ponts dont trois portent des cabines, 91 cabines, 180 voyageurs. Il
couvre le Rhin, le Main et le Danube. Notre inventaire compte quarante-huit
départs, dix en 2026 et trente-huit en 2027 : c'est normal pour une première
année entamée au printemps.
Deux points à signaler
Le chantier constructeur est attribué différemment selon la source :
un chantier roumain pour les uns, le constructeur croate du groupe pour les
autres. La réconciliation la plus plausible est que la coque a été construite en
Roumanie sous maîtrise d'oeuvre du groupe, mais elle n'est affirmée par
personne. Nous ne tranchons pas.
Le pavillon, ensuite. Cette coque navigue sous pavillon slovaque, là où tout
le reste de la série ancienne navigue sous pavillon maltais. Rien n'explique
publiquement ce changement. Ce n'est pas un problème en soi, mais c'est un fait
qui mérite d'être nommé plutôt que passe sous silence.
La piscine devient cinéma le soir. L'ascenseur ne monte pas au pont
soleil.
Les autres navires de la flotte
Le Emerald Luna l'a précédé de quatre ans. Le Emerald Destiny ferme la première série. Le Emerald Sky l'a
ouverte en 2014. Le Emerald Lumi entre en service sur la Seine en 2027.
À qui appartiennent ces navires
Au groupe qui les vend. C'est assez rare dans le secteur pour être dit :
la marque appartient à un groupe australien privé qui possède ses coques et,
depuis 2020, son propre constructeur naval. Les navires fluviaux sortent de
chantiers néerlandais et roumains ; les yachts sortent d'un chantier vietnamien
que le groupe qualifie de sien.
La raison donnée par le groupe est simple : un chantier sous contrat
préfère reproduire ses modelés, pas construire sur mesure. En possédant l'outil,
on contrôle la finition. Cela distingue nettement cette flotte de celles qui
affrètent leurs coques à un armateur tiers, lequel peut les reprendre.
Ce qui est compris, et le piège du catalogue britannique
Sont compris : les pourboires à l'équipage de bord, aux guides et aux
chauffeurs ; la bière, le vin et les boissons gazeuses au dîner comme au
déjeuner ; au moins une excursion par journée de visite ; l'accès à Internet,
sans garantie de performance ; et les vélos électriques à bord des navires
fluviaux.
Voici le piège. Le catalogue britannique de cette marque comprend le vol
international et les transferts. Le produit vendu ici ne les comprend pas.
Les deux offres portent le même nom et n'ont pas le même contenu : ne
transposez jamais une inclusion lue sur un site européen. Votre conseiller
construit la partie aérienne avec vous.
Accessibilité : ce qui est publié et ce qui ne l'est pas
La compagnie exige qu'une personne ayant besoin d'aide voyage avec un
accompagnateur physiquement apte. Elle n'accueille que les fauteuils roulants
pliants et juge les scooters de mobilité inadaptés. Elle prévient que les
portes de cabine et de salle de bain peuvent ne pas laisser passer un fauteuil
standard.
Sur le nombre de cabines aménagées, rien n'est publié pour les navires
fluviaux. Sur les yachts, deux sources indépendantes établissent qu'il n'y en a
aucune. Une contrainte physique s'ajoute : quand deux ou trois navires
s'amarrent à couple, les passagers du navire extérieur traversent des
passerelles étroites et empruntent des escaliers, sans préavis.
Réserver ce voyage depuis le Québec
L'entité qui signe le contrat de voyage est établie en Australie, et rien
n'établit qu'elle détienne un permis québécois. Votre protection vient donc
d'ici : Voyages AquaTerra détient un permis de l'Office de la protection du
consommateur, vos versements transitent par un compte en fiducie, et le Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages couvre votre dossier selon la
loi.