Otranto Italy

34 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Tout à l'est de l'Italie, là où l'Adriatique rencontre la mer Ionienne, Otrante regarde vers l'Orient depuis toujours. Par temps clair, les montagnes d'Albanie se devinent à l'horizon, à moins de 80 km. Les navires jettent l'ancre dans la baie et déposent leurs passagers en canot au pied de la vieille ville fortifiée, à environ 1,5 km du centre selon le point de débarquement : murailles ocre, dôme d'église, barques amarrées dans un port minuscule. La « porte de l'Orient » du Salento se découvre entièrement à pied.

Entrer dans la cité fortifiée

Passé la porte Alfonsina, les ruelles blanchies à la chaux grimpent entre boutiques d'artisans, balcons fleuris et placettes où sèche le linge. La vieille ville d'Otrante est petite, dense, entièrement piétonne ; on s'y perd volontiers dix minutes avant de retomber, toujours, sur la mer. Les remparts se longent côté large, avec vues sur les eaux transparentes qui ont valu à la région ses surnoms maritimes. Sur le môle, les pêcheurs réparent leurs filets sous les murailles, indifférents au va-et-vient des estivants.

La cathédrale et sa forêt de mosaïques

Rien ne prépare vraiment à l'intérieur de la cathédrale Santa Maria Annunziata, consacrée au XIe siècle. Le sol entier de la nef est couvert d'une mosaïque du XIIe siècle réalisée par le moine Pantaleone : un arbre de vie géant où se côtoient Adam et Ève, le roi Arthur, Alexandre le Grand, des animaux fabuleux et les mois de l'année. On marche littéralement sur un livre d'images médiéval, d'une ampleur sans équivalent en Europe. Dans une chapelle latérale, les ossements des 800 martyrs d'Otrante, tués lors de la prise de la ville par les Ottomans en 1480, sont exposés derrière de grandes vitrines — un lieu de mémoire qui saisit le visiteur.

Le château aragonais et la petite San Pietro

Reconstruit après 1480 pour verrouiller la côte, le château aragonais présente ses tours rondes massives et ses fossés, que l'on franchit sur un pont dormant ; ses salles accueillent aujourd'hui des expositions temporaires. L'édifice a donné son nom au premier roman gothique de l'histoire, Le Château d'Otrante d'Horace Walpole, publié en 1764. À quelques ruelles de là, la chapelle byzantine San Pietro, coiffée d'une coupole discrète, conserve des fresques anciennes dans une pénombre recueillie — cinq minutes de visite qui valent bien des musées.

Baignade et détours côtiers

Au pied des murailles, la plage urbaine et les criques voisines invitent à un plongeon dans des eaux d'une clarté remarquable. Les plus curieux prendront un taxi ou une excursion vers deux sites proches : la baie des Turcs et ses eaux peu profondes, ou l'ancienne carrière de bauxite, petit lac émeraude cerné de falaises rouge vif, à environ 2 km de la ville. Plus au sud, le phare de Punta Palascìa marque le point le plus oriental d'Italie — c'est ici que, chaque 1er janvier, les lève-tôt viennent saluer la première aube du pays.

Saveurs du Salento

Les tables d'Otrante célèbrent la mer : crudités de poissons, orecchiette aux fruits de mer, friture du jour. Un pasticciotto, ce petit gâteau fourré à la crème typique du Salento, se déguste avec un café glacé aux amandes, spécialité estivale de la région. Les boutiques du bourg vendent aussi céramiques des Pouilles et tissages du Salento, artisanats bien vivants de la province.

En regagnant le canot, on se retourne une dernière fois sur les remparts dorés par le soleil descendant. Otrante concentre en quelques hectares un millénaire de rencontres entre Orient et Occident ; l'arbre de vie de sa cathédrale accompagne longtemps le voyageur, bien après que la côte a disparu derrière le sillage.

Questions fréquentes

Les navires jettent l'ancre dans la baie et débarquent les passagers en canot au pied de la vieille ville fortifiée, à environ 1,5 km du centre selon le point de débarquement. Comme tout mouillage, l'escale peut être annulée si la mer se lève.
Entièrement. La cité fortifiée est petite, dense et piétonne : on entre par la porte Alfonsina, on grimpe entre les ruelles blanchies à la chaux et on retombe toujours sur la mer. Aucun transport n'est nécessaire à l'intérieur des murs.
La cathédrale d'abord, puis les remparts et le château aragonais, avec une baignade au pied des murailles si la saison s'y prête. Le tout tient dans un périmètre de quelques centaines de mètres, ce qui rend cette escale exceptionnellement facile à organiser.
Son sol. Le pavement entier de la nef est couvert d'une mosaïque du XIIe siècle réalisée par le moine Pantaleone : un arbre de vie géant où se côtoient Adam et Ève, le roi Arthur, Alexandre le Grand, des animaux fabuleux et les mois de l'année. On marche littéralement sur un livre d'images médiéval, d'une ampleur sans équivalent en Europe.
Les habitants tués lors de la prise de la ville par les Ottomans en 1480. Leurs ossements sont exposés derrière de grandes vitrines dans une chapelle latérale de la cathédrale. C'est un lieu de mémoire qui saisit : prévenez les enfants sensibles avant d'entrer.
Oui. Une plage urbaine et des criques voisines s'étendent au pied des murailles, dans des eaux d'une clarté remarquable. Emportez votre maillot : c'est l'un des rares ports où la baignade s'improvise en dix minutes de marche.
Une ancienne exploitation devenue un petit lac émeraude cerné de falaises rouge vif, à environ 2 km de la ville. On y accède en taxi ou en excursion. Le contraste entre l'eau verte et la terre rouge est saisissant, mais le site est brut et sans aménagement : chaussures fermées recommandées.
L'euro, et l'italien. Les cartes passent dans les restaurants et les boutiques de la vieille ville, mais gardez du liquide pour les glaciers et les petits commerces. L'anglais se pratique dans les commerces touristiques, moins ailleurs.
De mai à juin et en septembre. Les eaux sont chaudes, la lumière superbe et la vieille ville respirable. Juillet et août amènent la foule des vacanciers italiens dans des ruelles étroites, et la chaleur du Salento ne pardonne pas à midi.
Oui, remarquablement. Tout est à distance de marche, la plage est à deux pas, le château aragonais et ses tours rondes plaisent aux enfants, et les ruelles sont piétonnes. Deux réserves : les pavés inégaux compliquent la poussette, et la chapelle des martyrs demande un mot d'explication avant d'entrer.