Porto Empedocle Agrigento, Sicily Italy

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Windstar Cruises (31 Croisières)

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502 Passagers
12995 tonnes
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Les lecteurs d'Andrea Camilleri connaissent cette escale sans le savoir : Porto Empedocle, sur la côte sud de la Sicile, a servi de modèle à Vigàta, la petite cité du commissaire Montalbano. L'écrivain y est né en 1925, et la municipalité lui rend hommage jusque sur ses plaques de rue. Mais si les navires y font halte, c'est d'abord pour un autre géant : à 7 kilomètres du quai s'élève la vallée des Temples d'Agrigente, l'un des ensembles grecs les mieux conservés au monde. L'escale se joue donc entre littérature, ruines doriques et falaises blanches.

La vallée des Temples, la grande raison de la halte

Un court transfert en autocar, en taxi ou par la navette touristique mène au site classé par l'UNESCO. Sur une crête face à la mer, l'ancienne Akragas, fondée au VIe siècle avant notre ère, aligne ses sanctuaires doriques dans un paysage d'oliviers et d'amandiers. Le temple de la Concorde, presque intact grâce à sa transformation en église au Moyen Âge, compte parmi les édifices grecs les mieux préservés qui soient; ceux d'Héra et d'Hercule dressent leurs colonnes dorées contre le bleu du ciel. Le philosophe Empédocle, qui a donné son nom à la cité portuaire, enseignait dans cette Akragas opulente que le poète Pindare qualifiait de plus belle des cités mortelles. Entre les sanctuaires d'Héra et de la Concorde, le jardin de la Kolymbethra, entretenu par le fonds italien pour l'environnement, rafraîchit la marche de ses agrumes et de ses oliviers centenaires. Comptez deux à trois heures sur place, chapeau et eau à l'appui : le site s'étire sur plus d'un kilomètre.

La Scala dei Turchi, l'escalier de craie

À 5 kilomètres à l'ouest du débarcadère, la côte s'interrompt sur un phénomène naturel devenu l'emblème de la région : la Scala dei Turchi, une falaise de marne d'un blanc éclatant, sculptée par le vent en gradins arrondis qui plongent vers une mer turquoise. Son nom évoque les corsaires barbaresques qui, dit-on, y accostaient jadis. L'accès à la roche elle-même est réglementé pour protéger le site, mais les points de vue et la plage voisine permettent d'en prendre toute la mesure. Plusieurs excursions la combinent avec la vallée des Temples : c'est la formule idéale pour une journée complète.

Sur les pas de Montalbano

De retour au bassin, accordez une heure à la ville elle-même. La via Roma, artère principale, mène à la statue de bronze du commissaire Montalbano, attablé pour l'éternité au milieu des passants, non loin de la maison natale de Camilleri. La tour de Charles Quint, vestige des défenses du XVIe siècle, veille sur les silos et les grues : Porto Empedocle demeure une cité ouvrière, sans fard, où les cafés servent le granité de citron aux dockers comme aux voyageurs. Cette absence de vernis touristique fait partie de son caractère, et les amateurs de Sicile vraie y trouveront leur compte.

Saveurs d'Agrigente

Avant de remonter à bord, goûtez à la table locale : pâtes aux sardines, caponata d'aubergines, cannoli à la ricotta fraîche. Les amandes de la région, célébrées chaque hiver lors de la floraison des vergers autour des temples, parfument gâteaux et granités.

Le dernier regard

Peu d'escales offrent pareil raccourci : le matin, des colonnes debout depuis vingt-cinq siècles; l'après-midi, une falaise de craie posée sur une mer d'encre bleue; entre les deux, un espresso au pays d'un commissaire de roman. Au moment où la côte agrigentine s'estompe dans le sillage, on comprend pourquoi tant d'écrivains, d'Empédocle à Camilleri, n'ont jamais vraiment quitté cette terre.

Questions fréquentes

Au bassin de Porto Empedocle, sur la côte sud de la Sicile. C'est un port de travail, avec ses silos et ses grues : la ville se rejoint à pied depuis le quai, mais l'essentiel de l'escale se joue à quelques kilomètres, dans la vallée des Temples.
À environ 7 km du quai. Un court transfert en autocar, en taxi ou par la navette touristique mène au site d'Agrigente, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La vallée des Temples, sans hésitation. Comptez deux à trois heures sur place : le site s'étire sur plus d'un kilomètre. Il reste ensuite une heure pour la ville elle-même, ou pour la Scala dei Turchi si vous préférez le paysage aux ruines.
Les sanctuaires doriques de l'ancienne Akragas, fondée au VIe siècle avant notre ère, alignés sur une crête face à la mer parmi oliviers et amandiers. Le temple de la Concorde, presque intact grâce à sa transformation en église au Moyen Âge, compte parmi les édifices grecs les mieux préservés qui soient ; ceux d'Héra et d'Hercule dressent leurs colonnes dorées contre le ciel.
Une falaise de marne d'un blanc éclatant, sculptée par le vent en gradins arrondis qui plongent vers une mer turquoise, à 5 km à l'ouest du débarcadère. Son nom évoque les corsaires barbaresques qui, dit-on, y accostaient jadis. L'accès à la roche elle-même est réglementé pour protéger le site : on en profite depuis les points de vue et la plage voisine.
Oui, plusieurs excursions les proposent ensemble, et c'est la formule idéale pour une journée complète. Sur une escale courte, il faut choisir : les temples valent la priorité.
Andrea Camilleri, né ici en 1925, a pris sa ville natale pour modèle de Vigàta, la cité du commissaire Montalbano. La municipalité lui rend hommage jusque sur ses plaques de rue, et une statue de bronze du commissaire est attablée pour l'éternité sur la via Roma, non loin de la maison natale de l'écrivain.
Une heure, pas davantage, et sans illusion. C'est une cité ouvrière sans fard, où les cafés servent le granité de citron aux dockers comme aux voyageurs, avec la tour de Charles Quint qui veille sur les silos. Cette absence de vernis touristique fait son caractère, mais ceux qui cherchent une carte postale sicilienne seront déçus.
L'euro et l'italien. Les cartes passent au site archéologique et dans les restaurants, mais gardez du liquide pour les cafés et les petits commerces. L'anglais est peu répandu en ville, mieux pratiqué à la vallée des Temples.
De mars à mai et de septembre à octobre. Le site archéologique n'offre presque aucune ombre et l'été agrigentin dépasse souvent les 35 °C. La floraison des amandiers, célébrée chaque hiver autour des temples, donne à la région un tout autre visage en février.