Miyako-Iwate Japan Iwate

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Azamara Club Cruises (25 Croisières)

Princess Cruises (32 Croisières)

Regent Seven Seas Cruises (32 Croisières)

Seabourn Cruise Line (63 Croisières)

Seabourn Encore.

Seabourn Encore

40350 tonnes
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Silversea Cruises (34 Croisières)

La côte du Sanriku ne ressemble à aucune autre au Japon : une dentelle de caps, de criques et d'écueils que le Pacifique sculpte depuis des millénaires. Au centre de ce littoral de la préfecture d'Iwate, le navire glisse vers Miyako, protégée au fond de sa baie. Les grandes compagnies y font escale pour une raison simple : à quelques kilomètres du quai attend l'un des rivages les plus singuliers de l'archipel.

Jodogahama, la plage de la Terre pure

Son nom lui vient d'un moine qui, dit-on, y reconnut le paradis bouddhique. Jodogahama aligne des galets d'un blanc éclatant au pied de rochers volcaniques hérissés de pins tordus; l'eau, d'une transparence étonnante pour le Pacifique Nord, passe du vert au bleu profond selon la lumière. On s'y rend du quai en quelques minutes de route, puis on marche le long du rivage en écoutant les goélands à queue noire — les umineko, « chats de mer », dont les cris ont donné leur nom aux bateaux locaux. Le contraste entre la roche claire, les pins et la mer compose un tableau que l'on regarde longtemps sans se lasser; les peintres et les photographes japonais en ont fait l'un des motifs les plus aimés du Tohoku. Tôt le matin, quand la brume s'accroche encore aux aiguilles rocheuses, on comprend le moine qui crut voir ici l'antichambre du paradis.

La côte vue de la mer

Pour saisir la vraie mesure du Sanriku, il faut prendre le large. Le bateau Miyako Umineko Maru propose des sorties commentées vers les formations rocheuses de la baie, au cœur du parc national de reconstruction du Sanriku, créé en 2013. Les embarcations plus petites se faufilent quant à elles jusqu'à la Grotte bleue, une cavité accessible uniquement par la mer, où l'eau prend une teinte cobalt presque irréelle. Ceux qui préfèrent la terre ferme peuvent pousser jusqu'au cap Todogasaki, point le plus oriental de l'île de Honshu, où un phare blanc veille sur l'immensité.

Une communauté debout

Miyako fut durement frappée par le tsunami de mars 2011, et la région ne le cache pas. Digues neuves, quartiers reconstruits, panneaux rappelant la hauteur des vagues : les traces se lisent dans le paysage. Ce que l'on retient pourtant, c'est la vitalité retrouvée des marchés, où s'empilent oursins, coquilles Saint-Jacques et algues du jour. Les habitants parlent de 2011 sans détour, avec cette pudeur digne qui force le respect; beaucoup d'excursions incluent d'ailleurs un temps d'échange sur la reconstruction. Goûter la pêche locale, échanger quelques mots avec les marchands, c'est mesurer la résilience tranquille de cette côte qui vit de la mer depuis toujours et a choisi de continuer.

À prévoir pour l'escale

  • Les principaux attraits se trouvent entre 15 et 60 minutes du quai; Jodogahama demeure le plus proche et le plus commode.
  • Les sorties en mer dépendent des conditions; prévoir un lainage, même en été, car le vent du large reste frais.
  • Des sentiers côtiers bien entretenus relient plusieurs points de vue autour de Jodogahama, pour qui aime marcher.
  • Le cap Todogasaki demande davantage de temps et une marche d'approche; il s'adresse aux escales longues et aux bons marcheurs.

Au moment du départ, la baie se referme lentement derrière le navire et les pins accrochés aux falaises saluent une dernière fois. Cette escale ne joue ni la carte des néons ni celle des temples célèbres : elle offre une côte à l'état brut et des gens qui l'habitent avec courage. Le Japon des mégapoles attendra; celui-ci, on le garde pour soi.

Questions fréquentes

Au fond de la baie de Miyako, sur la côte du Sanriku. Les principaux attraits se trouvent entre 15 et 60 minutes du quai; Jodogahama demeure le plus proche et le plus commode, à quelques minutes de route.
La plage de la Terre pure, ainsi nommée par un moine qui, dit-on, y reconnut le paradis bouddhique. Des galets d'un blanc éclatant au pied de rochers volcaniques hérissés de pins tordus, avec une eau d'une transparence étonnante pour le Pacifique Nord.
La plage est faite de galets et l'eau du Pacifique Nord reste froide : on y vient pour marcher, regarder et photographier plutôt que pour nager. Des sentiers côtiers bien entretenus relient plusieurs points de vue autour du site.
Les goélands à queue noire, littéralement les chats de mer, dont les cris ont donné leur nom aux bateaux locaux. On les entend tout au long de la marche sur le rivage, et ils font partie du décor sonore de l'escale.
Oui, et c'est la meilleure façon d'en saisir la mesure. Le bateau Miyako Umineko Maru propose des sorties commentées vers les formations rocheuses de la baie, au cœur du parc national de reconstruction du Sanriku, créé en 2013.
Une cavité accessible uniquement par la mer, où l'eau prend une teinte cobalt presque irréelle. Seules les petites embarcations s'y faufilent, et la sortie dépend entièrement des conditions.
Un lainage, même en été : le vent du large reste frais sur cette côte. Et de la souplesse dans le programme, car les sorties dépendent des conditions et s'annulent quand la mer se lève.
Le point le plus oriental de l'île de Honshu, où un phare blanc veille sur l'immensité. Il demande davantage de temps et une marche d'approche : il s'adresse aux escales longues et aux bons marcheurs.
Sans détour, avec une pudeur digne. Digues neuves, quartiers reconstruits, panneaux rappelant la hauteur des vagues : les traces se lisent dans le paysage. Beaucoup d'excursions incluent un temps d'échange sur la reconstruction.
La pêche du jour, aux marchés de la ville : oursins, coquilles Saint-Jacques et algues s'y empilent. Goûter ces produits et échanger quelques mots avec les marchands, c'est mesurer la vitalité retrouvée d'une côte qui vit de la mer depuis toujours.