Un cône presque parfait, coiffé de neige une partie de l'année, veille sur cette côte de la mer de Tasman : le mont Taranaki, 2 518 mètres, volcan endormi dont la silhouette rappelle le Fuji japonais. New Plymouth vit à ses pieds, entre océan et pâturages, et l'escale se déroule tout entière sous son regard. Les navires font halte à Port Taranaki, à environ trois kilomètres du centre; une navette dépose les passagers sur le front de mer, au pied du musée Puke Ariki.

Le Wind Wand et le front de mer

Impossible de manquer le premier repère : une tige rouge de 45 mètres qui oscille doucement au vent, sculpture cinétique imaginée par l'artiste Len Lye, enfant du pays devenu figure de l'art moderne. Elle marque le départ de la promenade côtière, épine dorsale de la ville. Le musée Puke Ariki, juste derrière, mêle avec intelligence collections maories, histoire des colons et expositions sur le volcan; c'est l'endroit idéal pour comprendre la région avant de la parcourir. Les plus sportifs remarqueront, au-dessus même des installations portuaires, le rocher Paritutu : un sentier raide, équipé d'une chaîne, en gagne le sommet et découvre les îlots Sugar Loaf, refuges d'oiseaux marins et d'otaries posés à la sortie de la rade.

La promenade côtière et le pont Te Rewa Rewa

La Coastal Walkway déroule ses treize kilomètres au ras de l'océan, appréciée des marcheurs, des cyclistes et des poussettes du dimanche. Son chef-d'œuvre se trouve à l'extrémité est : le pont Te Rewa Rewa, arche blanche aux allures de vague brisée ou de squelette de baleine, dessinée pour encadrer précisément le mont Taranaki lorsqu'on la traverse dans le bon axe. Par temps dégagé, la photo est irrésistible : le volcan posé exactement sous l'arche, comme dans un viseur.

Pukekura, le grand jardin de la ville

À une vingtaine de minutes à pied du front de mer, le parc Pukekura étend ses 52 hectares de vallons : lacs traversés de barques, fougères arborescentes, serres, sentiers ombragés et volières. Les rhododendrons y font la fierté de la région, et un salon de thé posé au bord de l'eau permet une pause très britannique. En été, un festival nocturne illumine vallons et cascades de milliers de lumières colorées, rendez-vous familial très couru. On comprend vite pourquoi les habitants considèrent ce parc comme leur salon commun; y flâner une heure suffit à prendre le pouls de la douceur de vivre locale.

L'art en prime

New Plymouth cultive une surprenante densité artistique pour sa taille. La galerie Govett-Brewster et le centre Len Lye, reconnaissables à leur façade ondulante d'acier inoxydable qui reflète le ciel comme un miroir déformant, exposent art contemporain et œuvres cinétiques du sculpteur. Les rues du centre ajoutent murales colorées, cafés qui torréfient sur place et boutiques indépendantes; l'ensemble donne à la ville une énergie créative qui étonne plus d'un visiteur.

Sous le regard du volcan

Certaines excursions conduisent vers les contreforts du parc national d'Egmont, où des sentiers courts traversent une forêt moussue jusqu'à des points de vue sur le cône; d'autres privilégient jardins et fermes de la campagne environnante. Quoi que l'on choisisse, le Taranaki finit toujours par réapparaître entre deux nuages, et c'est son image que l'on garde en reprenant la mer : celle d'une montagne solitaire qui donne son nom, son eau et son caractère à toute une région. Peu de villes moyennes offrent une toile de fond pareille; celle-ci a la sagesse d'en profiter sans se hausser le col.

Questions fréquentes

À Port Taranaki, à environ trois kilomètres du centre. Une navette dépose les passagers sur le front de mer, au pied du musée Puke Ariki.
Un volcan endormi de 2 518 mètres, cône presque parfait coiffé de neige une partie de l'année, dont la silhouette rappelle le Fuji japonais. Il veille sur toute l'escale — quand les nuages le laissent paraître.
Le Wind Wand et le musée Puke Ariki sur le front de mer, une section de la promenade côtière jusqu'au pont Te Rewa Rewa, puis le parc Pukekura. La galerie Govett-Brewster complète bien la journée.
Une tige rouge de 45 mètres qui oscille doucement au vent, sculpture cinétique de Len Lye, enfant du pays devenu figure de l'art moderne. Elle marque le départ de la promenade côtière.
Une arche blanche aux allures de vague brisée ou de squelette de baleine, à l'extrémité est de la promenade côtière. Elle a été dessinée pour encadrer précisément le mont Taranaki quand on la traverse dans le bon axe — par temps dégagé, la photo est irrésistible.
Treize kilomètres au ras de l'océan, appréciés des marcheurs, des cyclistes et des poussettes du dimanche. Inutile de la faire en entier : la section est, vers le pont, suffit largement.
Cinquante-deux hectares de vallons à une vingtaine de minutes à pied du front de mer : lacs traversés de barques, fougères arborescentes, serres, sentiers ombragés et volières. Les rhododendrons y font la fierté de la région, et un salon de thé borde l'eau.
Une galerie reconnaissable à sa façade ondulante d'acier inoxydable, qui reflete le ciel comme un miroir déformant. Avec la galerie Govett-Brewster voisine, elle expose art contemporain et oeuvres cinétiques du sculpteur.
Oui, par un sentier raide équipé d'une chaîne, juste au-dessus des installations portuaires. Du sommet, on découvre les îlots Sugar Loaf, refuges d'oiseaux marins et d'otaries. Ce n'est pas une promenade de santé : mieux vaut de bonnes chaussures.
Certaines excursions conduisent vers les contreforts du parc national d'Egmont, où des sentiers courts traversent une forêt moussue jusqu'à des points de vue sur le cône. Comptez la demi-journée.