Lofoten Islands Norway
Norway

18 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Les marins l'appellent le « mur des Lofoten » : vue du large, la chaîne surgit d'un seul bloc, rempart de granit de plus de 100 kilomètres dressé au-dessus de la mer de Norvège, au nord du cercle polaire. Puis le navire s'approche, le mur se fend, et l'archipel révèle son autre visage : des villages de cabanes rouges blottis au pied des parois, des bras de mer turquoise, des claies de séchage dressées comme des cathédrales de bois. Les Lofoten comptent parmi les plus beaux paysages côtiers du monde, et une escale suffit pour comprendre que leur réputation n'a rien volé.

Svolvær, la capitale de l'archipel

La plupart des navires font halte à Svolvær, bourg principal des îles, où l'on accoste au quai ou l'on débarque en annexe selon la taille du bateau. Le centre se parcourt à pied : galeries d'artistes attirés depuis un siècle par la lumière du Nord, cafés du port, ateliers de photographes. Au-dessus des toits se dresse la Svolværgeita, la « chèvre » locale, pinacle rocheux à deux cornes que les alpinistes gravissent pour sauter, d'une corne à l'autre, sous les yeux des badauds. Le musée de la guerre, riche en uniformes et objets d'époque, rappelle que ces îles furent le théâtre de raids alliés dès 1941.

Le Trollfjord, l'entaille secrète

Au départ de Svolvær, des vedettes, dont plusieurs silencieuses à propulsion électrique, remontent le détroit de Raftsundet jusqu'à une entaille de la montagne large d'à peine 100 mètres : le Trollfjord. Les parois y tombent de plusieurs centaines de mètres directement dans une eau d'encre; les pygargues à queue blanche, ces aigles pêcheurs géants, tournoient souvent au-dessus des bateaux. Certains navires de croisière de taille modeste s'y glissent eux-mêmes et pivotent sur place au fond du fjord, manœuvre qui arrache immanquablement des applaudissements.

Henningsvær, le village sur les îlots

À environ 25 kilomètres, une route en ponts et chaussées saute d'îlot en îlot jusqu'à Henningsvær, village de pêche devenu repaire d'artistes. Maisons de bois serrées autour du bassin, galeries installées dans d'anciens entrepôts à morue, cafés où le cannelle domine : le lieu séduit sans effort. Sa célébrité récente tient aussi à son terrain de soccer, posé sur un îlot rocheux entre mer et montagnes, souvent cité parmi les plus spectaculaires de la planète.

La morue, mère de l'archipel

Chaque hiver, le skrei, la morue arctique, quitte la mer de Barents pour venir frayer ici même. Cette migration nourrit ces côtes depuis plus de mille ans : séché sur des claies de bois entre février et juin, le poisson partait déjà au Moyen Âge vers l'Italie, qui en demeure friande. À Kabelvåg, village voisin, la grande église de bois dite « cathédrale des Lofoten » fut bâtie pour accueillir les milliers de pêcheurs de la saison; les musées voisins racontent cette économie du froid et du vent qui a façonné chaque village.

Jusqu'où aller ?

DestinationDistance depuis SvolværFaisabilité en escale
Kabelvåg et sa grande église6 kmTrès facile
Henningsvær25 kmDemi-journée
Trollfjord (par bateau)2 à 3 heures aller-retourExcursion phare
Reine et l'ouest des îlesEnviron 130 kmLongues escales seulement

L'été, le soleil de minuit baigne les îles de fin mai à la mi-juillet, et la notion d'heure se dissout; en septembre, les premières aurores boréales dansent parfois au-dessus des mâts. Quelle que soit la saison, la météo change vite : les averses passent, la lumière revient, plus nette qu'avant.

On repart à regret, en suivant du regard le mur de granit qui se referme derrière la poupe. Restent en mémoire l'odeur du poisson séché, le cri des pygargues et ces villages rouges minuscules au pied des géants de pierre. Certains archipels se visitent; celui-ci s'imprime.

Questions fréquentes

Parce que vue du large, la chaîne surgit d'un seul bloc : un rempart de granit de plus de 100 kilomètres dressé au-dessus de la mer de Norvège, au nord du cercle polaire. Puis le navire s'approche, le mur se fend, et l'archipel révèle ses villages de cabanes rouges au pied des parois.
La plupart s'arrêtent à Svolvær, bourg principal de l'archipel, où l'on accoste au quai ou l'on débarque en annexe selon la taille du bateau. Le centre se parcourt à pied : galeries d'artistes, cafés du port, ateliers de photographes.
La « chèvre » de Svolvær, un pinacle rocheux à deux cornes dressé au-dessus des toits. Les alpinistes le gravissent pour sauter d'une corne à l'autre sous les yeux des badauds. On la voit très bien depuis le port, sans rien escalader.
En vedette au départ de Svolvær, dont plusieurs silencieuses à propulsion électrique, en remontant le détroit de Raftsundet. Compter deux à trois heures aller-retour. Les parois tombent de plusieurs centaines de mètres dans une eau d'encre, et l'entaille fait à peine 100 mètres de large.
Oui, des pygargues à queue blanche, ces aigles pêcheurs géants, qui tournoient souvent au-dessus des bateaux dans le Raftsundet et le Trollfjord. C'est une des raisons pour lesquelles les vedettes silencieuses à propulsion électrique changent l'expérience.
Un village de pêche devenu repaire d'artistes, à environ 25 km de Svolvær, atteint par une route qui saute d'îlot en îlot. Maisons de bois serrées autour du bassin, galeries dans d'anciens entrepôts à morue, et ce terrain de soccer posé sur un îlot rocheux, souvent cité parmi les plus spectaculaires de la planète. Prévoir une demi-journée.
Parce que chaque hiver, le skrei, la morue arctique, quitte la mer de Barents pour venir frayer ici. Séché sur ces claies entre février et juin, le poisson partait déjà au Moyen Âge vers l'Italie, qui en demeure friande. Cette migration nourrit ces côtes depuis plus de mille ans.
Seulement lors des escales longues : Reine et l'ouest des îles se trouvent à environ 130 km par la route. Sur une escale ordinaire, mieux vaut choisir le Trollfjord ou Henningsvær plutôt que de passer la journée en autocar.
Cela dépend entièrement de la saison. Le soleil de minuit baigne les îles de fin mai à la mi-juillet, et la notion d'heure s'y dissout. Les premières aurores boréales dansent parfois au-dessus des mâts dès septembre. Les deux ne se voient jamais le même jour.
Un temps qui change vite, quelle que soit la saison : les averses passent, la lumière revient, plus nette qu'avant. Habillez-vous en couches avec un coupe-vent imperméable. La monnaie est la couronne norvégienne (NOK) et la carte passe partout.