Horta Faial Island Azores Portugal

46 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Des milliers de peintures colorées couvrent les quais, les murets et les digues de la marina : noms de voiliers, drapeaux, dates de traversée. Horta, sur l'île de Faial aux Açores, tient le livre d'or le plus original de l'Atlantique. Depuis des décennies, les équipages qui traversent l'océan y laissent une fresque en souvenir de leur passage, et la tradition veut qu'y manquer porte malchance. Le terminal de croisière débouche directement sur ce musée à ciel ouvert, en plein centre de la ville.

La capitale des navigateurs

Horta vit tournée vers la mer depuis toujours. Escale des baleiniers au XIXe siècle, relais des câbles télégraphiques transatlantiques puis des hydravions, la ville demeure aujourd'hui l'un des grands rendez-vous de la voile hauturière. Sa marina compte parmi les plus fréquentées de l'Atlantique. Le front de mer se parcourt à pied en quelques minutes : églises au blanc éclatant, maisons basses aux encadrements de basalte, commerces d'avitaillement et cafés où se croisent tous les accents du monde.

Peter Café Sport, l'institution

Face à la marina, une façade bleue abrite le plus célèbre café de l'Atlantique nord. Le Peter Café Sport accueille les marins depuis plus de 80 ans : courrier des équipages, gin tonic rituel, fanions et souvenirs accumulés du plancher au plafond. À l'étage, son musée du scrimshaw présente une collection remarquable de dents et de mâchoires de cachalots gravées par les baleiniers, un art né des longues heures d'attente en mer. On y prend la mesure du passé baleinier des Açores, reconverti aujourd'hui dans l'observation des cétacés.

Capelinhos, le volcan qui a agrandi l'île

À la pointe ouest de Faial, le volcan des Capelinhos raconte une histoire récente et saisissante. Entre 1957 et 1958, une éruption sous-marine a fait surgir de l'océan un paysage de cendres qui a rattaché de nouvelles terres à l'île, enseveli des hameaux et poussé des milliers d'habitants à émigrer, notamment vers l'Amérique du Nord. Le phare à demi enfoui dans les cendres se dresse toujours au milieu de ce décor minéral, gris et ocre, d'allure lunaire. Le centre d'interprétation, aménagé sous terre, retrace l'éruption et la naissance géologique des Açores. L'excursion depuis le port se fait aisément dans la demi-journée.

La caldeira et le regard vers Pico

Au centre de l'île, la caldeira de Faial ouvre un cratère de près de deux kilomètres de diamètre, tapissé de verdure et souvent coiffé de nuages accrochés. Un belvédère au bord de la route permet d'en saisir l'ampleur. En redescendant vers la côte, les haies d'hortensias qui bordent les routes expliquent le surnom d'île bleue donné à Faial lorsque vient l'été. Plus près de la ville, le Monte da Guia, paysage protégé, se gravit à pied depuis la plage de Porto Pim : la récompense est double, avec la baie en contrebas et, de l'autre côté du chenal, le cône du volcan Pico, point culminant du Portugal, qui émerge des nuages à huit kilomètres à peine.

Saveurs d'île

Avant de rembarquer, les tables de Horta servent thon frais, cracas (pouces-pieds locaux), fromages des îles et vins volcaniques venus de Pico, en face. Une pâtisserie et un café fort concluent l'escale à la mode portugaise.

Au départ, depuis le pont, on cherche des yeux sa propre trace parmi les fresques de la marina, puis le regard monte vers Pico qui flotte au-dessus de l'horizon. Horta appartient à cette famille rare d'escales dont les marins parlent avec tendresse. Le voyageur qui la quitte comprend pourquoi : on ne passe pas ici par hasard, on y revient par fidélité.

Questions fréquentes

Au terminal de croisière, qui débouche directement sur la marina, en plein centre de la ville. On descend à quai et le musée à ciel ouvert des fresques de marins commence à quelques pas.
Parce que les équipages qui traversent l'Atlantique y laissent une fresque en souvenir de leur passage : noms de voiliers, drapeaux, dates de traversée. La tradition veut qu'y manquer porte malchance. Des milliers de peintures couvrent aujourd'hui les quais, les murets et les digues.
Oui, facilement. Le front de mer se parcourt en quelques minutes : églises au blanc éclatant, maisons basses aux encadrements de basalte, commerces d'avitaillement et cafés. Seuls le volcan des Capelinhos et la caldeira demandent un véhicule.
Le plus célèbre café de l'Atlantique nord, dans une façade bleue face à la marina. Il accueille les marins depuis plus de 80 ans : courrier des équipages, gin tonic rituel, fanions accumulés du plancher au plafond. À l'étage, son musée du scrimshaw expose des dents et des mâchoires de cachalots gravées par les baleiniers.
Oui, l'excursion se fait aisément dans la demi-journée. À la pointe ouest de Faial, l'éruption sous-marine de 1957-1958 a fait surgir de l'océan un paysage de cendres qui a agrandi l'île, enseveli des hameaux et poussé des milliers d'habitants à émigrer, notamment vers l'Amérique du Nord.
Choisissez un axe. Soit la ville et la marina à pied, avec le Peter Café Sport et une montée au Monte da Guia; soit une excursion aux Capelinhos et à la caldeira. Vouloir tout enchaîner en une seule escale donne une journée de route plutôt qu'une journée d'île.
Oui, par temps clair. De l'autre côté du chenal, à huit kilomètres à peine, le cône du Pico, point culminant du Portugal, émerge souvent des nuages. Le belvédère du Monte da Guia, qu'on gravit à pied depuis la plage de Porto Pim, en donne la plus belle vue.
L'euro. Les cartes passent dans les restaurants, les cafés et les commerces du centre. Un peu d'espèces reste utile pour les petits achats et les guides indépendants.
Le portugais, mais Horta est un carrefour de la voile hauturière : l'anglais s'y parle couramment sur le front de mer, et on y croise tous les accents du monde. Le français se rencontre à l'occasion.
De mai à septembre. Les hortensias qui bordent les routes donnent à Faial son surnom d'île bleue au cœur de l'été, et la mer est alors la plus clémente. La caldeira reste souvent coiffée de nuages, quelle que soit la saison.