Port-of-Spain Trinidad
Trinidad & Tobago

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Seabourn Cruise Line (28 Croisières)

Seabourn Venture

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Le steelpan est né ici, dans les cours de Laventille, quand les descendants d'esclaves et d'engagés transformèrent des barils de pétrole en instruments de musique. Port-of-Spain, capitale de Trinité-et-Tobago, reste cette ville-laboratoire où l'Afrique, l'Inde, la Chine, le Venezuela et l'Europe se mélangent depuis trois siècles. Les navires accostent au complexe de croisière de Wrightson Road, à environ deux kilomètres du centre : quinze minutes de marche ou sept en taxi, et la plus vibrante métropole des Antilles du Sud s'ouvre aux curieux.

Autour de la Savannah, le grand poumon vert

Queen's Park Savannah, immense pelouse de plus de 100 hectares cernée par un anneau routier de trois kilomètres et demi, structure toute la capitale. Les vendeurs de noix de coco fraîche y stationnent leurs camionnettes, les joggeurs tournent à l'ombre des samans, et pendant le carnaval, les tribunes du parc deviennent l'épicentre de la plus grande fête des Caraïbes. L'après-midi, on s'y désaltère d'une eau de coco ouverte à la machette sous vos yeux. En bordure ouest s'alignent les « Magnificent Seven », sept demeures extravagantes du début du XXe siècle : château rhénan, manoir écossais, résidence mauresque, chacune rivalisant d'audace avec sa voisine.

Musées, cathédrales et rues marchandes

En redescendant vers le port par Frederick Street, le Musée national et sa collection d'art trinidadien méritent une halte, tout comme la cathédrale anglicane Holy Trinity et son plafond en carène de navire inversée. Independence Square, esplanade plantée de palmiers royaux, aligne la cathédrale catholique de l'Immaculée-Conception et les tours d'affaires du quartier financier. À l'ouest, le quartier de Woodbrook aligne ses « gingerbread houses » de bois ouvragé. Les trottoirs débordent de stands de fruits, de loteries et de musique : la ville ne connaît pas le silence.

Manger comme un Trini

Impossible de comprendre Port-of-Spain sans goûter sa cuisine de rue, considérée parmi les meilleures de la région. Le doubles, deux galettes frites garnies de pois chiches au curry, se déguste debout, en deux bouchées, pour quelques dollars locaux. Le roti enveloppe curry de poulet ou de chèvre dans une crêpe feuilletée héritée de l'Inde. Les vendeurs les plus courus se trouvent autour de la Savannah et sur Ariapita Avenue ; les excursions culinaires proposées lors des escales en font leur programme principal.

Le sanctuaire des ibis rouges

À une trentaine de minutes de route du terminal, le marais de Caroni abrite l'un des spectacles naturels majeurs des Antilles : en fin d'après-midi, des milliers d'ibis rouges regagnent leurs dortoirs dans la mangrove, taches écarlates sur le vert sombre des palétuviers. Les sorties en barque à fond plat se réservent auprès du navire ou d'opérateurs établis ; l'oiseau national de Trinité justifie à lui seul le déplacement quand l'horaire de l'escale le permet.

Repères pour l'escale

ÉlémentDétail
AccostageComplexe de croisière de Wrightson Road
Centre-villeEnviron 2 km, 15 minutes à pied ou 7 en taxi
Queen's Park SavannahEnviron 30 minutes à pied du terminal, taxi recommandé
Monnaie et langueDollar de Trinité-et-Tobago ; anglais

Une capitale qui bat la mesure

On quitte Port-of-Spain avec du rythme dans les oreilles et du curry sur les doigts. La ville ne ressemble à aucune autre escale des Caraïbes : trop métissée, trop musicale, trop vivante pour tenir dans une carte de souvenirs. Ceux qui l'abordent avec appétit et curiosité en reviennent avec l'envie d'entendre, un jour, un orchestre de steelpan au complet répéter dans une cour de Laventille.

Questions fréquentes

Au complexe de croisière de Wrightson Road, à environ deux kilomètres du centre : quinze minutes de marche ou sept en taxi. C'est un vrai quai, sans transfert en annexe, et la plus vibrante métropole des Antilles du Sud s'ouvre dès la sortie du terminal.
Oui, le centre se fait très bien à pied. Frederick Street mène du port à la Savannah en passant par Independence Square, le Musée national et la cathédrale anglicane Holy Trinity. Comptez une bonne demi-heure de marche du terminal à la Savannah, sous un soleil qui ne pardonne pas à midi.
L'immense pelouse de plus de 100 hectares qui structure toute la capitale, cernée par un anneau routier de trois kilomètres et demi. Les vendeurs de noix de coco fraîche y stationnent leurs camionnettes, les joggeurs tournent à l'ombre des samans, et pendant le carnaval, ses tribunes deviennent l'épicentre de la plus grande fête des Caraïbes.
Sept demeures extravagantes du début du 20e siècle alignées en bordure ouest de la Savannah : château rhénan, manoir écossais, résidence mauresque, chacune rivalisant d'audace avec sa voisine. On les regarde de la rue, sans entrer, et l'ensemble se parcourt en une vingtaine de minutes de marche.
Le doubles : deux galettes frites garnies de pois chiches au curry, qui se déguste debout, en deux bouchées. Le roti, hérité de l'Inde, enveloppe un curry de poulet ou de chèvre dans une crêpe feuilletée. Les vendeurs les plus courés se trouvent autour de la Savannah et sur Ariapita Avenue.
Remonter Frederick Street jusqu'à la Savannah, faire le tour du parc et des Magnificent Seven, s'arrêter au Musée national, puis redescendre en goûtant un doubles en chemin. Tout cela se tient dans un périmètre raisonnable et donne une vraie mesure de la ville.
Oui. Il est né ici, dans les cours de Laventille, quand les descendants d'esclaves et d'engagés transformèrent des barils de pétrole en instruments de musique. C'est le seul instrument acoustique inventé au 20e siècle, et l'entendre jouer sur place n'a rien à voir avec un enregistrement.
Elle demande le bon sens d'une grande ville. Restez dans les secteurs du centre, de la Savannah et de Woodbrook, laissez bijoux et gros appareils à bord, évitez les quartiers périphériques et privilégiez le taxi après la tombée du jour. La journée, dans ces secteurs, l'escale se passe très bien.
Le dollar de Trinité-et-Tobago. Les restaurants, les musées et les commerces du centre acceptent les cartes, mais les vendeurs de rue, les taxis et les marchés veulent du comptant, en petites coupures. Un doubles ne s'achète pas par carte, et c'est pourtant ce qu'il faut goûter.
L'anglais, langue officielle, avec l'accent et les tournures d'un créole trinidadien très vivant. Le français ne se pratique pas, mais les noms de rues et de familles rappellent la présence française du 18e siècle. On y entend aussi l'héritage indien, chinois, vénézuélien et africain de la ville.