Voyage en Islande au départ du Québec : aurores, route circulaire et fjords

L'Islande est la destination long-courrier la plus rapide à rejoindre depuis Montréal : cinq heures à cinq heures trente-cinq sans escale, avec Air Canada et Air Transat, mais l'été seulement. Aucun visa, aucun vaccin. Sept à dix jours suffisent pour le tour de l'île, et les aurores se voient de la fin d'août à la mi-avril.

L'île tient sur la dorsale médio-atlantique, là où les plaques nord-américaine et eurasiatique s'écartent d'environ deux centimètres et demi par an. Ce n'est pas une image : c'est une description géologique, et elle explique les geysers, les volcans, les champs de lave et l'eau chaude qui sort du sol partout.

Pour situer l'Islande parmi les autres grands voyages, voyez le guide des destinations monde au départ du Québec.

Comment se rend-on en Islande depuis Montréal ?

Air Canada et Air Transat relient Montréal à Keflavík sans escale, en cinq heures à cinq heures trente-cinq. C'est une liaison saisonnière : elle fonctionne l'été et disparaît le reste de l'année. Hors saison, il faut une correspondance en Europe, ce qui allonge la journée de plusieurs heures.

Une précision utile, parce qu'on lit souvent le contraire : Icelandair ne dessert pas Montréal, et son programme d'escale gratuite ne s'applique donc pas au départ du Québec. Si l'idée d'un arrêt en Islande sur la route de la Scandinavie vous intéresse, elle reste possible, mais elle se construit autrement. Votre conseiller peut monter ce genre d'itinéraire.

Cela crée un paradoxe qu'il faut connaître avant de choisir vos dates : la meilleure saison pour les aurores est celle où le vol sans escale n'existe pas.

Y a-t-il un risque volcanique en ce moment ?

Aucune éruption n'est en cours. Depuis décembre 2023, neuf éruptions se sont succédé dans le système de cratères Sundhnúkur, sur la péninsule de Reykjanes ; la dernière s'est terminée en août 2025. Du magma s'accumule de nouveau sous la zone, et une nouvelle éruption reste probable — effusive et localisée, comme les précédentes.

Deux choses à retenir. L'aéroport de Keflavík n'a jamais fermé à cause de ces éruptions : la confusion vient de l'Eyjafjallajökull en 2010, un événement d'une tout autre nature. Et le Blue Lagoon est ouvert ; il a connu des fermetures ponctuelles de quelques jours en 2023 et 2024, décidées à court préavis. Réservez-le de façon flexible plutôt que de l'éviter.

La ville de Grindavík, elle, reste largement évacuée et son accès est variable. Ne l'inscrivez pas à un itinéraire.

Quand peut-on voir les aurores boréales ?

De la fin d'août ou du début de septembre à la mi-avril. Les meilleurs mois sont septembre-octobre et février-mars : l'activité géomagnétique est plus forte autour des équinoxes, et les routes sont encore praticables. Décembre et janvier offrent les nuits les plus longues et la météo la plus instable.

Trois conditions doivent se réunir en même temps, et c'est pourquoi personne ne peut vous garantir quoi que ce soit :

  1. De l'activité solaire. L'indice KP, de 0 à 9, prédit l'intensité. Trois suffit depuis l'Islande.
  2. Un ciel dégagé. Les nuages effacent tout. Il faut être prêt à rouler une heure vers une trouée.
  3. De l'obscurité. Loin des lumières de Reykjavik. La côte sud, le nord et les fjords sont idéaux.

Le conseil qui compte le plus : restez au moins sept nuits pendant la saison. Trois nuits, c'est un pari, et les gens qui repartent déçus sont presque toujours ceux qui n'avaient prévu que trois nuits.

Le sujet mérite plus que quelques lignes : notre guide des aurores boréales en Islande détaille l’indice Kp, l’effet des équinoxes, les meilleurs sites, les réglages photo et la façon de s’habiller pour tenir dehors plusieurs heures.

Faut-il choisir l'été ou l'hiver ?

Ce sont deux voyages différents, et beaucoup de gens finissent par faire les deux.

L'été, de juin à août

La lumière ne s'éteint pas. Le soleil de minuit, entre la fin de mai et la mi-juillet, désoriente au début et devient addictif. Les collines sont vertes, couvertes de lupins violets, les cascades sont gonflées par la fonte, et les Hautes-Terres ouvrent — Landmannalaugar et ses montagnes de rhyolite pastel, Þórsmörk entre trois glaciers, accessibles uniquement en quatre roues motrices et seulement de juillet à septembre.

C'est aussi la saison des macareux, de mai à août, sur les falaises de Látrabjarg, de Dyrhólaey et de Heimaey. Et celle de l'observation des baleines depuis Húsavík, à son meilleur en juillet et en août.

L'hiver, de novembre à mars

Quatre à sept heures de jour en décembre, les Hautes-Terres fermées, certaines routes secondaires impraticables. En échange : les aurores, la neige, la solitude, et la grotte de glace bleue à l'intérieur du Vatnajökull, accessible seulement quand la glace est stable, de novembre à mars.

Se baigner dans une source chaude naturelle sous la neige, la vapeur qui monte dans l'air froid, reste l'une des sensations les plus justes que le voyage puisse offrir.

Notre recommandation, si vous devez choisir une seule fois : septembre et octobre. Les journées sont encore longues, les premières aurores apparaissent, les Hautes-Terres restent partiellement ouvertes en septembre, les foules sont parties, et les mousses virent au rouille.

À quoi ressemble le tour de l'île ?

La route 1, dite route circulaire, fait le tour complet de l'Islande sur environ 1 332 kilomètres. Elle est asphaltée presque partout et se parcourt en sept à dix jours.

ÉtapeRégionCe que vous vivez
DépartReykjavikLa plus septentrionale des capitales, et l'une des plus petites. Hallgrímskirkja, Harpa, les maisons de tôle peinte, la scène culinaire nordique.
2 et 3Cercle d'orÞingvellir et sa faille tectonique, où siégeait le parlement viking. Geysir et Strokkur, qui jaillit toutes les cinq à dix minutes. La cascade de Gullfoss.
4Côte sudSeljalandsfoss, derrière laquelle on passe. Skógafoss. La plage de sable noir de Reynisfjara et ses orgues basaltiques.
5JökulsárlónLe lagon glaciaire et ses icebergs bleus qui dérivent vers la mer, et la Diamond Beach juste à côté, où ils s'échouent sur le sable noir.
6Fjords de l'EstVillages de pêcheurs, rennes sauvages, falaises. La région la moins fréquentée de la route circulaire.
7MývatnPaysages volcaniques, pseudo-cratères, champs de lave, sources chaudes. Dettifoss, la cascade la plus puissante d'Europe. Húsavík pour les baleines.
8AkureyriLa capitale du nord, au fond d'un fjord spectaculaire. Cathédrale de bois, ambiance nordique, bains à la bière.
9SnæfellsnesLe volcan-glacier de Jules Verne, des côtes découpées, des phoques sur les rochers. Une Islande en miniature.
10Fjords de l'OuestEn option : la région la plus sauvage du pays. Les cascades de Dynjandi, les falaises de Látrabjarg et leurs colonies d'oiseaux.

En hiver, la route 1 reste praticable : elle est déneigée en priorité et rarement fermée longtemps. Mais des fermetures de quelques heures à une journée sont fréquentes, surtout dans les fjords de l'Est et le nord. Ne vendez jamais un tour complet avec un horaire serré : prévoyez deux jours tampon, un véhicule à quatre roues motrices, et consultez road.is et safetravel.is chaque matin.

Quelles activités valent le supplément ?

  1. La marche sur glacier, avec crampons, sur le Vatnajökull, la plus grande calotte glaciaire d'Europe. Guide obligatoire, toute l'année.
  2. La grotte de glace bleue, de novembre à mars seulement, quand la glace est assez stable. Les places sont très limitées et se réservent des mois d'avance.
  3. La plongée en apnée dans la faille de Silfra, entre les deux plaques tectoniques. Deux degrés dans l'eau, cent mètres de visibilité, combinaison étanche fournie.
  4. L'observation des baleines à Húsavík, d'avril à octobre, à son sommet en juillet et août.
  5. Les sources chaudes naturelles et gratuites : Seljavallalaug au fond de sa vallée, la rivière chaude de Reykjadalur à quarante-cinq minutes de marche. L'expérience géothermale sans le prix du Blue Lagoon.
  6. Les piscines municipales, où les Islandais passent une partie de leur vie. C'est le meilleur endroit du pays pour rencontrer des Islandais.

Deux solutions de rechange au Blue Lagoon : le Sky Lagoon, à Reykjavik, avec sa vue directe sur la mer et son parcours rituel en sept étapes, et les bains naturels de Mývatn dans le nord, plus intimes et plus tranquilles.

L'Islande se découvre aussi par la mer : voyez nos croisières d'expédition.

Combien coûte un voyage en Islande ?

C'est la destination la plus chère de ce guide une fois sur place, et il vaut mieux le savoir avant de partir. Le vol, lui, est le plus court et souvent le moins cher. Nous ne publions pas de montants, mais voici où l'argent part et comment le contenir.

  1. La voiture et l'essence : incompressible, et à réserver trois à quatre mois d'avance. Le parc de véhicules est limité et les tarifs grimpent vite en saison.
  2. Les restaurants : le poste le plus facile à réduire. Les maisons d'hôtes ont presque toutes une cuisine commune, et les supermarchés Bónus et Krónan changent complètement la facture.
  3. L'hébergement : nettement moins cher en hiver, sauf autour de Noël et du jour de l'An.
  4. Les activités : la grotte de glace et le survol en hélicoptère sont les postes lourds. Les sources chaudes naturelles et les piscines municipales ne coûtent presque rien et valent souvent autant.
  5. La taxe de séjour, réintroduite en 2024, s'ajoute par nuit et par unité d'hébergement, et se paie sur place.

En été, le camping dans les terrains désignés reste la façon la plus économique de faire le tour de l'île.

Faut-il une voiture, et laquelle ?

Oui. Hors de Reykjavik, les transports en commun sont trop limités pour bâtir un voyage. Une berline suffit pour la route 1 en été. Un véhicule à quatre roues motrices est obligatoire pour les pistes des Hautes-Terres, les routes F, et fortement recommandé pour l'hiver.

Trois points que les voyageurs découvrent trop tard : conduire sur une piste F sans quatre roues motrices est illégal et annule votre assurance ; l'assurance contre les projections de gravier et de cendre n'est pas un supplément décoratif dans ce pays ; et le vent peut arracher une portière ouverte, ce qui n'est couvert par presque aucune police.

La météo, qui décide de tout

Il y a un dicton local : si la météo ne vous plaît pas, attendez quinze minutes. Soleil, pluie, vent violent et brouillard peuvent se succéder dans la même journée.

  1. Habillez-vous en épaisseurs, même en été : sous-vêtement technique, isolant, coupe-vent imperméable.
  2. Ne verrouillez pas votre itinéraire. Gardez du jeu pour vous adapter.
  3. Prenez les alertes de vent au sérieux. Des voitures ont été renversées.
  4. Consultez vedur.is chaque matin.

Le pays est extrêmement sûr côté criminalité. Le risque, ici, est naturel : ne franchissez jamais les cordes autour des geysers et des zones actives, enregistrez votre itinéraire sur safetravel.is si vous marchez seul, et ne vous approchez jamais du bord de l'eau sur la plage de Reynisfjara. Les vagues scélérates y ont tué des visiteurs.

Quelles formalités pour l'Islande ?

Aucun visa : l'Islande fait partie de l'espace Schengen, où l'on peut séjourner quatre-vingt-dix jours par période de cent quatre-vingts. Le passeport doit être valide au moins trois mois après votre sortie de l'espace Schengen et avoir été émis depuis moins de dix ans. Aucun vaccin n'est exigé.

Sur l'ETIAS : au début de septembre 2026, il n'est pas en vigueur et les demandes ne sont pas ouvertes. Vous n'avez rien à demander ni à payer. L'EES, le contrôle biométrique aux frontières, fonctionne depuis avril 2026 et ne demande aucune démarche préalable.

La monnaie est la couronne islandaise, mais vous n'en verrez presque pas : le pays fonctionne à la carte, partout, y compris pour un café dans un village de trois cents habitants.

Voyez aussi nos forfaits et départs vers l'Islande.

Comment faire préparer votre voyage en Islande ?

Dites-nous ce que vous voulez voir en premier : les aurores ou la lumière. La réponse change la saison, la saison change le vol, et le vol change tout le reste. Nos conseillers vous diront si la liaison sans escale existe à vos dates, combien de nuits prévoir pour donner une vraie chance aux aurores, et quelles activités doivent être réservées dès maintenant.

Parlez-en à un conseiller AquaTerra au 1 866 628-6241.

Voyages AquaTerra est titulaire d'un permis du Québec. Réserver auprès d'une agence titulaire d'un permis du Québec donne accès au Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV), qui couvre certaines situations précises ; les conditions sont détaillées sur opc.gouv.qc.ca. Les liaisons aériennes, l'état de l'activité volcanique et les taxes locales cités ici ont été vérifiés en septembre 2026 : consultez safetravel.is et road.is avant et pendant votre séjour.

Questions fréquentes

Oui, mais l'été seulement. Air Canada et Air Transat relient Montréal à Keflavík sans escale en cinq heures à cinq heures trente-cinq pendant la saison estivale. Le reste de l'année, il faut une correspondance en Europe. À noter : Icelandair ne dessert pas Montréal, et son programme d'escale gratuite ne s'applique donc pas au départ du Québec.
Non. Neuf éruptions se sont succédé dans le système de cratères Sundhnúkur, sur la péninsule de Reykjanes, depuis décembre 2023, et la dernière s'est terminée en août 2025. Une nouvelle éruption reste probable, effusive et localisée comme les précédentes. L'aéroport de Keflavík n'a jamais fermé à cause de ces éruptions.
Oui. Il a connu des fermetures ponctuelles de quelques jours en 2023 et 2024, décidées à court préavis selon la qualité de l'air. Réservez-le avec une politique d'annulation souple plutôt que de l'éviter. Le Sky Lagoon à Reykjavik et les bains naturels de Mývatn dans le nord sont d'excellentes solutions de rechange.
De la fin d'août ou du début de septembre à la mi-avril. Les meilleurs mois sont septembre-octobre et février-mars : l'activité géomagnétique est plus forte autour des équinoxes et les routes restent praticables. Prévoyez au moins sept nuits sur place — trois nuits, c'est un pari.
Non, personne ne peut le garantir. Trois conditions doivent se réunir en même temps : une activité solaire suffisante, un ciel dégagé et l'obscurité loin des lumières de la ville. La grande majorité des voyageurs qui restent une semaine pendant la saison en voient, mais il faut accepter de rouler vers une trouée dans les nuages.
Pour la route 1 en été, non : une berline suffit. Pour les pistes des Hautes-Terres, les routes F, oui, c'est obligatoire — conduire une piste F sans quatre roues motrices est illégal et annule votre assurance. Pour l'hiver, un quatre roues motrices est fortement recommandé sur les routes enneigées.
Oui, mais jamais avec un horaire serré. La route 1 est déneigée en priorité et rarement fermée longtemps, mais des fermetures de quelques heures à une journée sont fréquentes, surtout dans les fjords de l'Est et le nord. Prévoyez deux jours tampon, un quatre roues motrices, et consultez road.is et safetravel.is chaque matin.
C'est la plus chère de nos destinations monde une fois sur place, mais le vol est le plus court et souvent le moins cher. Les postes lourds sont la voiture, l'essence et les restaurants. Cuisiner dans les maisons d'hôtes, faire ses courses dans les supermarchés à bas prix et privilégier les sources chaudes naturelles et les piscines municipales change complètement la facture.