Pointe-a-Pitre Grande-Terre Island Guadeloupe

589 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Costa Cruises (170 Croisières)

Costa Fascinosa.

Costa Fascinosa

4108 Passagers
114 tonnes
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Croisière COS Costa Cruises Favolosa navire

Costa Favolosa

4066 Passagers
114500 tonnes
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Costa Serena.

Costa Serena

3780 Passagers
114500 tonnes
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Crystal Cruises (21 Croisières)

MSC Cruises (299 Croisières)

msc meraviglia navire croisière

MSC Meraviglia

4500 Passagers
167600 tonnes
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msc opera navire croisière

MSC Opera

2150 Passagers
65591 tonnes
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MSC World Europa3

MSC World Europa

5400 Passagers
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Ponant (35 Croisières)

Le Ponant.

Le Ponant

33 Passagers
1 tonnes
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Cette escale s'écoute autant qu'elle se regarde. Dès la sortie du terminal Saint-John Perse, le créole des marchandes, les annonces des vendeurs de sorbet coco et le va-et-vient des cabas arrivent avant même les premières façades. Pointe-à-Pitre n'est pas la capitale administrative de la Guadeloupe — Basse-Terre s'en charge —, mais elle en demeure le cœur marchand depuis le XVIIIe siècle, et elle se livre entièrement à pied, sans navette ni détour.

Les marchés, le ventre de la ville

Le marché de la Darse occupe le front de mer à deux pas des navires : poissons du matin vendus à la voix, racines, piments, herbes à tisane dont les vendeuses détaillent les vertus. Il faut s'y présenter tôt : dès l'aube, les pêcheurs alignent leurs prises, et les plus belles pièces partent avant neuf heures. Un peu plus haut, la halle du marché aux épices embaume la vanille, la cannelle et le colombo; les marchandes en madras y vendent aussi punchs arrangés, confitures de goyave et conseils de cuisine, donnés d'office et toujours justes. Entre les deux, la rue Frébault aligne ses commerces de tissus et de bijoux créoles. C'est le meilleur quadrilatère de l'archipel pour remplir sa valise de saveurs.

La place de la Victoire

À cinq minutes des halles, cette vaste esplanade bordée de maisons coloniales à balcons respire sous des arbres centenaires, survivants de tous les cyclones. Les cafés y servent à l'ombre, le kiosque à musique attend son prochain orchestre, et les anciens commentent la journée depuis leurs bancs. Les comptoirs à bokits — ces sandwichs frits nés ici — nourrissent les passants à toute heure. Tout près, le musée Saint-John Perse occupe une élégante demeure créole à dentelles de fer et retrace la jeunesse pointoise du poète diplomate, prix Nobel de littérature en 1960, qui garda toute sa vie la mémoire de ces rues.

La cathédrale de fer

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul cache derrière sa façade claire une charpente métallique boulonnée, conçue au XIXe siècle pour résister aux séismes et aux cyclones. Les Pointois l'appellent la « cathédrale de fer »; sous ses arceaux industriels, la lumière des vitraux tombe sur des bancs de bois sombre. L'ensemble surprend, comme une gare qui aurait trouvé la foi, et mérite les cinq minutes de silence qu'on lui accorde.

Le Mémorial ACTe, la mémoire à ciel ouvert

En longeant le front de mer vers l'ancienne usine sucrière Darboussier, un quart d'heure de marche mène au Mémorial ACTe, centre caribéen consacré à la mémoire de la traite et de l'esclavage. Sa résille d'argent posée sur un socle de granit noir se voit depuis le pont des navires; à l'intérieur, l'exposition permanente traverse quatre siècles d'histoire atlantique et laisse rarement indemne. Une passerelle suspendue relie le bâtiment au morne voisin, d'où la rade se lit d'un seul regard. Prévoir deux bonnes heures pour l'ensemble du parcours, le temps d'écouter, de lire et de reprendre son souffle. C'est l'un des musées majeurs des Antilles, à ne pas sacrifier à la plage.

Le retour vers la passerelle se fait à contre-courant des cabas et des brouettes de fruits. Pointe-à-Pitre ne pose pas, ne se déguise pas : elle travaille, discute, chante un peu. On remonte à bord avec, dans les oreilles, un fond de cette musique de tous les jours. C'est précisément ce qui en fait une escale qui reste.

Repères pratiques

  • Le terminal ouvre directement sur le centre : tout se fait à pied.
  • Marchés en pleine activité le matin; l'après-midi, la ville ralentit nettement.
  • Mémorial ACTe : vérifier les jours d'ouverture avant de s'y rendre.
  • Monnaie : l'euro; le français et le créole se partagent les conversations.

Questions fréquentes

Au terminal Saint-John Perse, qui ouvre directement sur le centre-ville. Tout se fait à pied, sans navette ni détour.
Non, c'est Basse-Terre qui est la capitale administrative. Pointe-à-Pitre en demeure le cœur marchand depuis le XVIIIe siècle, et c'est là qu'accostent les navires.
Le marché de la Darse sur le front de mer, à deux pas des navires, pour les poissons du matin et les herbes à tisane; et la halle du marché aux épices, un peu plus haut, pour la vanille, la cannelle, le colombo et les punchs arrangés.
Tôt. Dès l'aube les pêcheurs alignent leurs prises, et les plus belles pièces partent avant neuf heures. L'après-midi, la ville ralentit nettement.
Le centre caribéen consacré à la mémoire de la traite et de l'esclavage, installé sur le site de l'ancienne usine sucrière Darboussier, à un quart d'heure de marche du front de mer. Prévoyez deux bonnes heures : l'exposition permanente traverse quatre siècles d'histoire atlantique.
Parce que derrière sa façade claire se cache une charpente métallique boulonnée, conçue au XIXe siècle pour résister aux séismes et aux cyclones. Sous ses arceaux industriels, la lumière des vitraux tombe sur des bancs de bois sombre.
Une vaste esplanade bordée de maisons coloniales à balcons, à cinq minutes des halles, ombragée par des arbres centenaires qui ont survécu à tous les cyclones. Les comptoirs à bokits y nourrissent les passants à toute heure.
Un sandwich frit né à Pointe-à-Pitre, vendu aux comptoirs de la place de la Victoire et dans toute la ville. C'est la restauration rapide guadeloupéenne, et elle vaut le détour.
Le poète diplomate né ici, prix Nobel de littérature en 1960. Le musée qui porte son nom occupe une élégante demeure créole à dentelles de fer, près de la place de la Victoire, et retrace sa jeunesse pointoise.
L'euro. Le français et le créole se partagent les conversations : dès la sortie du terminal, c'est le créole des marchandes qu'on entend d'abord.