Porto Cervo Sardinia Italy

70 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Emerald Waterways (19 Croisières)

Oceania Cruises (18 Croisières)

Porto Cervo est un village inventé. Au début des années 1960, l'Aga Khan et un consortium d'investisseurs jettent leur dévolu sur cette côte de granit du nord-est de la Sardaigne, alors presque déserte, et confient à des architectes le soin d'y créer de toutes pièces la capitale de la Costa Smeralda. Le résultat déroute et séduit : des maisons blanches et ocre aux lignes courbes, sans angles vifs, qui semblent avoir poussé entre les rochers. Les navires mouillent dans la baie et les navettes déposent leurs passagers au cœur même de la station, à quelques mètres des premières terrasses.

La Piazzetta et le théâtre de l'été

Toutes les allées convergent vers la Piazzetta, la placette centrale où l'on vient autant pour regarder que pour être vu. Les boutiques des grandes maisons italiennes et françaises se cachent derrière des façades volontairement modestes, sous les bougainvilliers. En saison, le spectacle se déroule à ciel ouvert : équipages de voiliers de course, familles en espadrilles, célébrités derrière leurs lunettes noires. Hors saison, le village retrouve un calme presque irréel, et l'on peut alors apprécier tranquillement l'étonnante architecture voulue par Luigi Vietti et ses confrères.

Un panorama depuis Stella Maris

Grimpez quelques minutes jusqu'à l'église Stella Maris, posée sur sa colline au-dessus du bassin. Ce petit édifice des années 1960, tout en blancheur et en courbes, résume l'esprit du lieu : une modernité qui emprunte au vocabulaire méditerranéen. De son parvis, la vue s'étend sur la marina et ses mâts, jusqu'aux collines de maquis qui ferment l'horizon. C'est le meilleur point de vue des environs, et il ne coûte qu'une courte montée. À l'intérieur, une Mater Dolorosa attribuée au Greco surprend dans ce décor de vacances.

La marina, cour des géants

En contrebas, le vieux bassin et la marina moderne accueillent quelque 700 anneaux, dont une centaine réservés aux plus grands yachts de la planète. La promenade le long des pontons tient de l'exposition navale permanente : voiliers de régate, goélettes classiques et navires privés de la taille d'un traversier s'y côtoient. Les cafés du front de mer permettent d'observer ce ballet en sirotant un espresso ou un verre de vermentino, le blanc de Gallura produit à quelques kilomètres.

L'eau, la vraie richesse

Car au-delà des vitrines, la Costa Smeralda doit son nom à la mer. À courte distance du village, la crique de Cala Granu offre sable clair et eau translucide dans un écrin de granit rose et de maquis. Les excursions en bateau filent vers l'archipel de La Maddalena, parc national aux dizaines d'îles et d'anses où l'on jette l'ancre pour la baignade : les nuances de vert et de bleu y expliquent mieux que tout discours le succès de cette côte. En chemin, les guides pointent l'île de Budelli et sa plage rose, désormais protégée, que l'on admire depuis le pont sans y poser le pied. Les amateurs de nage avec masque trouvent dans ces eaux des fonds d'une clarté rare en Méditerranée.

Avant de lever l'ancre

Porto Cervo se visite comme on feuillette un magazine : sans se presser, en s'attardant sur les images. Une glace artisanale à la main, offrez-vous un dernier tour de la Piazzetta et des passages voûtés qui descendent vers l'eau. On peut sourire de ce décor conçu pour la dolce vita; on peut aussi admirer la cohérence du projet et la beauté brute du granit et de la mer qui l'entourent. Dans les deux cas, l'escale laisse une image nette : celle d'un lieu unique en son genre, né d'un pari un peu fou sur l'une des plus belles côtes de la Méditerranée.

Questions fréquentes

Nulle part : les navires mouillent dans la baie et les navettes déposent les passagers au cœur même de la station, à quelques mètres des premières terrasses. Comme tout mouillage, l'escale peut être annulée si le vent se lève sur la Costa Smeralda.
Entièrement. Le village est petit, piéton et compact : la Piazzetta, les passages voûtés qui descendent vers l'eau, la marina et l'église Stella Maris tiennent dans un rayon de quelques centaines de mètres depuis le débarcadère.
Deux journées possibles, une seule à la fois. Soit le village et sa marina, avec la montée à Stella Maris et une flânerie sous les bougainvilliers ; soit une excursion en bateau vers l'archipel de La Maddalena pour la baignade. Vouloir combiner les deux revient à ne faire ni l'un ni l'autre correctement.
Parce qu'elle a été inventée. Au début des années 1960, l'Aga Khan et un consortium d'investisseurs ont confié à des architectes, dont Luigi Vietti, la création de toutes pièces de la capitale de la Costa Smeralda sur une côte de granit presque déserte. D'où ces maisons blanches et ocre aux lignes courbes, sans angles vifs, posées entre les rochers.
Une Mater Dolorosa attribuée au Greco, qui surprend dans ce décor de vacances. L'édifice des années 1960, tout en blancheur et en courbes, se rejoint en quelques minutes de montée depuis le bassin, et son parvis offre la meilleure vue des environs sur la marina et les collines de maquis.
Oui. La crique de Cala Granu, à courte distance du village, offre sable clair et eau translucide dans un écrin de granit rose et de maquis. Les excursions en bateau vers La Maddalena prévoient elles aussi des arrêts baignade.
Un parc national de dizaines d'îles et d'anses au nord de la Costa Smeralda, où l'on jette l'ancre pour la baignade dans des eaux dont les nuances de vert et de bleu expliquent le succès de cette côte. En chemin, les guides pointent l'île de Budelli et sa plage rose, désormais protégée : on l'admire depuis le pont sans y poser le pied.
Oui, différemment. Hors saison, le village retrouve un calme presque irréel et l'on peut apprécier tranquillement son architecture, mais une partie des boutiques et des restaurants ferme. En saison, la Piazzetta devient un théâtre à ciel ouvert : équipages de voiliers de course, familles en espadrilles, célébrités derrière leurs lunettes noires.
L'euro et l'italien, mais on entend beaucoup d'anglais, de français et d'allemand : la clientèle est internationale et le personnel s'adapte. Les cartes sont acceptées partout.
Oui, avec une réserve. Le village est piéton, sûr et facile à parcourir, et Cala Granu plaît aux enfants. En revanche, il n'y a ni parc d'attractions ni musée : le programme repose sur la promenade, les vitrines et la mer. Les plus jeunes s'y ennuient si la journée n'inclut pas de baignade.