Tokushima Shikoku Island Japan

62 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

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Deux forces tirent cette escale japonaise dans des directions opposées : une danse vieille de quatre siècles et des tourbillons marins parmi les plus puissants du monde. Tokushima, chef-lieu de la préfecture du même nom sur l'île de Shikoku, reçoit les navires au port de Komatsushima, à une dizaine de kilomètres du centre. Navettes des compagnies et taxis couvrent le trajet en une vingtaine de minutes, et la journée s'organise ensuite autour d'un choix agréable à faire : la culture en ville, la mer en furie au nord, ou un peu des deux.

La danse d'Awa

Chaque mois d'août, plus d'un million de personnes convergent vers Tokushima pour l'Awa Odori, le plus grand des festivals de danse de l'Obon japonais. Le reste de l'année, l'Awa Odori Kaikan permet de vivre l'événement en modèle réduit : des troupes s'y produisent régulièrement sur scène, expliquent les gestes, invitent les spectateurs à esquisser quelques pas, et un musée retrace l'histoire de cette fièvre dansante née à l'époque des seigneurs féodaux. Les représentations durent moins d'une heure, un format qui s'insère aisément dans l'horaire d'une journée à quai. Les mouvements semblent simples, deux temps, bras levés, et pourtant chaque école y met sa signature. Difficile de ressortir sans fredonner le rythme des shamisens.

Le mont Bizan, balcon de la cité

Du cinquième étage du même bâtiment part un téléphérique qui grimpe au sommet du mont Bizan, la colline emblème de Tokushima. En quelques minutes, la cabine dépose les passagers sur un belvédère qui embrasse les toits, le delta de la rivière Yoshino et, par temps clair, la mer intérieure jusqu'aux reliefs lointains. Un chemin de promenade fait le tour du sommet entre les pins, et la descente peut se faire à pied pour qui aime marcher. C'est l'endroit idéal pour comprendre la géographie de l'escale avant de poursuivre.

Les tourbillons de Naruto

Au nord de la préfecture, le détroit de Naruto sépare Shikoku de l'île d'Awaji. Deux fois par jour, la marée y force des masses d'eau considérables à franchir un passage étroit, créant des tourbillons qui se forment, tournoient et se défont sous les yeux des visiteurs. Des bateaux d'observation s'approchent au plus près du phénomène, tandis que la passerelle Uzu-no-michi, aménagée sous le tablier du grand pont d'Onaruto, permet de les regarder à travers des planchers vitrés suspendus à 45 mètres au-dessus des flots. L'intensité varie selon les marées : les excursions se calent sur les heures fortes, renseignées à l'avance. Un lainage rend service, car le vent souffle volontiers sur le détroit, même en plein été.

Entre deux rendez-vous

Entre deux navettes, le cœur de la cité se prête à une flânerie sans programme : berges aménagées le long des cours d'eau qui quadrillent la ville, arcades commerçantes, petits restaurants où goûter les ramens locaux au bouillon sombre, garnis de fines tranches de porc mijoté. Les amateurs de jardins trouvent aussi, au pied du mont Bizan, quelques temples paisibles et des allées ombragées qui reposent des foules.

Repères pour l'escale

ÉlémentÀ savoir
AccostagePort de Komatsushima, environ 10 km du centre
Awa Odori KaikanSpectacles réguliers et musée de la danse
Mont BizanTéléphérique au départ du Kaikan
Tourbillons de NarutoBateaux d'observation ou passerelle vitrée, selon les marées

En fin de journée, les images se répondent étrangement : les danseurs qui tournent sur scène, les eaux qui tournent dans le détroit. Tokushima cultive ce double mouvement depuis toujours, entre fête humaine et spectacle naturel. On remonte à bord avec le sentiment d'avoir vu deux merveilles pour le prix d'une seule escale, et l'envie tenace d'assister un jour au vrai festival d'août.

Questions fréquentes

Au port de Komatsushima, à une dizaine de kilomètres du centre de Tokushima. Navettes des compagnies et taxis couvrent le trajet en une vingtaine de minutes.
Trois choix, et il faut trancher : la culture en ville avec l'Awa Odori Kaikan et le mont Bizan, la mer en furie au nord avec les tourbillons de Naruto, ou une combinaison ville et téléphérique si vous voulez rester près du navire.
Le plus grand des festivals de danse de l'Obon japonais. Chaque mois d'août, plus d'un million de personnes convergent vers Tokushima pour y assister. Cette fièvre dansante est née à l'époque des seigneurs féodaux.
Oui, l'Awa Odori Kaikan permet de vivre l'événement en modèle réduit toute l'année : des troupes s'y produisent régulièrement, expliquent les gestes et invitent les spectateurs à esquisser quelques pas. Les représentations durent moins d'une heure, un format qui s'insère bien dans une journée à quai.
Par un téléphérique qui part du cinquième étage de l'Awa Odori Kaikan. En quelques minutes, la cabine dépose les passagers sur un belvédère qui embrasse les toits, le delta de la rivière Yoshino et, par temps clair, la mer intérieure. Un chemin fait le tour du sommet entre les pins, et la descente peut se faire à pied.
Au nord de la préfecture, le détroit de Naruto sépare Shikoku de l'île d'Awaji. Deux fois par jour, la marée force des masses d'eau considérables à franchir un passage étroit, créant des tourbillons qui se forment, tournoient et se défont sous les yeux des visiteurs.
De deux façons. Des bateaux d'observation s'approchent au plus près du phénomène. La passerelle Uzu-no-michi, aménagée sous le tablier du grand pont d'Onaruto, permet de les regarder à travers des planchers vitrés suspendus à 45 mètres au-dessus des flots.
Leur intensité varie selon les marées, et les excursions se calent sur les heures fortes, renseignées à l'avance. C'est un point à vérifier avant de choisir votre sortie : à marée faible, le spectacle est nettement moins impressionnant.
Un lainage rend service, car le vent souffle volontiers sur le détroit, même en plein été. La passerelle vitrée ne convient pas à ceux qui craignent le vide.
Les ramens locaux au bouillon sombre, garnis de fines tranches de porc mijoté, se dégustent dans les petits restaurants du centre. Entre deux navettes, les berges aménagées le long des cours d'eau qui quadrillent la ville et les arcades commerçantes se prêtent à la flânerie.