Melilla Spanish Morocco

75 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Oceania Cruises (15 Croisières)

Seabourn Cruise Line (16 Croisières)

Seabourn Ovation.

Seabourn Ovation

40350 tonnes
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Une ville espagnole sur la côte africaine, où les façades ondulent comme à Barcelone et où quatre religions se côtoient depuis des générations : Melilla ne ressemble à aucune autre escale de Méditerranée. Les navires s'amarrent au pied même de la cité, et la passerelle débouche sur l'un des ensembles architecturaux les plus singuliers d'Espagne.

Debout sur son rocher

Première image en descendant à quai : Melilla la Vieja, la citadelle historique, dresse ses murailles dorées au-dessus du port. Édifiée entre le XVe et le XVIIIe siècle sur un éperon rocheux, elle se visite comme un livre de fortifications : portes coudées, bastions, casemates, citernes voûtées, chapelles et musées d'histoire nichés dans les anciens magasins militaires. Les grottes du Conventico, creusées sous les remparts, servirent d'abri aux habitants pendant les sièges ; leur parcours débouche face à la mer, en plein soleil, par une ouverture spectaculaire dans la falaise.

Le triangle d'or moderniste

En contrebas, la ville nouvelle réserve la vraie surprise. Au début du XXe siècle, l'architecte Enrique Nieto, formé à Barcelone dans le sillage de Gaudí, couvrit la cité de façades Art nouveau : fleurs de pierre, ferronneries en coup de fouet, corniches ondulantes, vitraux et bow-windows qui surprennent à chaque carrefour. Melilla conserve l'une des plus importantes concentrations d'architecture moderniste d'Espagne après Barcelone, des centaines d'immeubles regroupés autour de la plaza de España et de l'avenue principale. L'hôtel de ville lui-même, palais à coupoles dessiné par Nieto, préside la place, et le parc Hernández prolonge la promenade sous les palmiers. Flâner le nez en l'air y constitue l'activité reine, à dix minutes à pied du navire.

Quatre cultures sous les mêmes balcons

Nieto dessina aussi bien des immeubles bourgeois que la synagogue, la mosquée centrale et des églises : résumé bâti d'une cité où chrétiens, musulmans, juifs et hindous partagent les mêmes rues. Cette pluralité se goûte au sens propre : pâtisseries au miel et aux amandes, tajines et paellas voisinent sur les cartes, et les cafés à l'heure du thé comme à celle des tapas racontent une Espagne métissée, tournée vers deux continents à la fois. À la sortie des écoles, uniformes, kippas, voiles et saris se croisent sans que personne n'y prête attention : la normalité est ici le vrai monument.

Entre deux mers de sable et d'eau

Le front de mer aligne ses plages de sable sombre au sud de la citadelle, fréquentées des familles dès les beaux jours ; la cité possède même une arène, la seule du continent africain. Du haut des batteries, on suit le ballet des traversiers vers Malaga ou Almería, cordon ombilical avec la péninsule. Les remparts offrent les plus beaux points de vue : d'un côté le port et la Méditerranée, de l'autre les collines du Rif qui ferment l'horizon. On mesure là, mieux qu'ailleurs, la situation extraordinaire de cette enclave de douze kilomètres carrés, vigie espagnole posée sur le rivage africain depuis 1497.

L'escale en clair

  • Accostage au pied de la ville, citadelle et centre moderniste accessibles à pied en dix à quinze minutes.
  • Melilla la Vieja : remparts, musées et grottes du Conventico.
  • Ensemble moderniste autour de la plaza de España, idéal en flânerie libre.
  • Monnaie et langue espagnoles, aucune formalité particulière pour l'escale.

La vigie s'éloigne

Depuis le pont, la citadelle rétrécit sur son rocher tandis que le Rif bleuit derrière elle. On a marché quelques heures dans une Espagne d'Afrique dont peu de voyageurs soupçonnent l'existence, entre volutes Art nouveau et murailles de siège. Les escales les plus inattendues sont souvent celles que l'on raconte le plus longtemps au retour ; celle-ci en fait indiscutablement partie.

Questions fréquentes

Au pied même de la ville. La passerelle débouche sur l'un des ensembles architecturaux les plus singuliers d'Espagne, et la citadelle comme le centre moderniste se rejoignent à pied en dix à quinze minutes.
En Espagne. C'est une enclave espagnole de douze kilomètres carrés posée sur le rivage africain depuis 1497. Monnaie, langue et administration sont espagnoles, et aucune formalité particulière ne s'applique à l'escale.
La citadelle historique, dressée sur un éperon rocheux au-dessus du port et édifiée entre le XVe et le XVIIIe siècle. Elle se visite comme un livre de fortifications : portes coudées, bastions, casemates, citernes voûtées, chapelles et petits musées installés dans les anciens magasins militaires.
Des cavités creusées sous les remparts qui servirent d'abri aux habitants pendant les sièges. Le parcours débouche face à la mer, en plein soleil, par une ouverture spectaculaire dans la falaise.
Parce qu'au début du XXe siècle l'architecte Enrique Nieto, formé à Barcelone dans le sillage de Gaudí, a couvert la ville de façades Art nouveau : fleurs de pierre, ferronneries en coup de fouet, corniches ondulantes, bow-windows. Melilla conserve l'une des plus fortes concentrations d'architecture moderniste d'Espagne après Barcelone.
La citadelle le matin, puis la flânerie moderniste autour de la plaza de España et du parc Hernández. C'est une escale qui se marche le nez en l'air, sans excursion ni réservation.
Chrétiens, musulmans, juifs et hindous partagent les mêmes rues depuis des générations. Nieto a d'ailleurs dessiné aussi bien la synagogue et la mosquée centrale que des églises et des immeubles bourgeois. À la sortie des écoles, uniformes, kippas, voiles et saris se croisent sans que personne n'y prête attention.
Une cuisine métissée où pâtisseries au miel et aux amandes, tajines et paellas voisinent sur les mêmes cartes. Les cafés animent aussi bien l'heure du thé que celle des tapas.
Oui, des plages de sable sombre s'étendent au sud de la citadelle, fréquentées par les familles dès les beaux jours. La ville possède aussi une arène, la seule du continent africain.
Sur les remparts. D'un côté le port et la Méditerranée, avec le ballet des traversiers vers Malaga et Almería; de l'autre les collines du Rif qui ferment l'horizon. C'est là qu'on mesure vraiment la situation de cette enclave.