Norwegian Prima : San Juan l'hiver, plus d'espace par personne, et des défauts qu'on nomme
Le Norwegian Prima a ouvert la classe qui porte son nom : une jauge d'environ 142 500 UMS, 294 mètres de long, 20 ponts et à peu près 1 640 cabines. Il accueille 3 099 passagers en occupation double, près de 3 950 lorsque toutes les couchettes escamotables et les sofas-lits servent, avec 1 506 membres d'équipage. Il sort des chantiers Fincantieri de Marghera, près de Venise, est entré en service en août 2022 et a été baptisé à Reykjavik par sa marraine Katy Perry. Son année se partage entre l'Europe l'été et les Antilles l'hiver, et il est basé à San Juan de Porto Rico à compter de novembre 2026, avec des saisons à Port Canaveral entre les deux. Aucune cale sèche n'est annoncée pour cette coque de 2022.
L'espace par personne, calculé plutôt que promis
Norwegian revendique le meilleur rapport d'espace de la catégorie contemporaine sans jamais publier le chiffre. Le voici, jauge divisée par couchettes basses : environ 46 unités de jauge par passager sur le Prima, contre 42 sur le Norwegian Encore et 39 sur le Norwegian Escape. Ce sont nos calculs à partir des données publiées, pas une statistique de la compagnie. L'avantage existe, il est modeste. Ce qui se sent réellement à bord, c'est le nombre absolu de personnes : mille de moins que sur l'Escape, et ça paraît aux ascenseurs et au buffet bien plus que le ratio ne le laisse croire.
Ce qui a fâché en 2022, et ce qui a bougé depuis
Le Prima est arrivé avec moins de restaurants compris dans le tarif que la génération Breakaway-Plus qui le précédait, pendant que la carte payante s'allongeait. Le théâtre compte moins de 700 places pour plus de 3 000 passagers, ce qui oblige à arriver tôt ou à rester debout. Et le pont piscine est étroit, parce que le circuit de karting et les glissades occupent le volume juste au-dessus. Norwegian a corrigé une partie du tir sur les navires suivants : places assises supplémentaires au Indulge Food Hall, salle à manger allongée de 470 à 596 couverts et pont piscine agrandi sur la version Prima Plus. Le théâtre, lui, n'a pas gagné un seul siège en quatre navires, et la seule terrasse réservée aux adultes reste payante sur toute la classe.
San Juan reste au Prima, et c'est le Viva qui l'a perdu
Norwegian avait annoncé en janvier 2026 deux navires à San Juan pour l'hiver 2027-2028. En juin 2026, la saison du Norwegian Viva a été annulée pour cause de disponibilité du port et ce navire a basculé vers Miami. Le Prima, lui, garde San Juan, et toute page qui promet une saison portoricaine sur le Viva est fausse, y compris chez la concurrence. La nuance change l'itinéraire : partir de San Juan met les Petites Antilles à portée d'une semaine complète, Saint-Thomas, Tortola, la Barbade, là où la même semaine partie de la Floride ajoute deux journées de mer.
The Haven du Prima et ce que Freestyle veut dire ici
Une centaine de suites à l'arrière, une terrasse ouverte sur deux ponts, une piscine à débordement face au sillage, des bains à remous, un restaurant, un bar et des ascenseurs réservés : c'est le meilleur Haven de la flotte, et la différence avec celui des Breakaway-Plus tient à la position. Sur l'Escape ou le Joy, le quartier est logé à l'avant sous la passerelle, autour d'une cour vitrée fermée. Ici, il regarde la mer. Le reste du navire fonctionne selon le Freestyle Cruising de Norwegian Cruise Line, ce qui veut dire aucune heure de repas imposée, aucune table assignée et aucun code vestimentaire le soir, mais aussi qu'il faut réserver soi-même les tables convoitées dès l'ouverture. Le Prima compte de vrais studios intérieurs, tarifés pour une personne et desservis par un salon à accès par carte.
Deux navires à comparer avec le Norwegian Prima
Le Norwegian Escape pour mesurer ce que la densité change vraiment, avec mille passagers de plus et un tarif habituellement plus doux. Le Norwegian Aura, attendu au printemps 2027, pour qui veut la même architecture allongée deux fois et accepte de réserver un navire que personne n'a encore visité.
À qui le Norwegian Prima ne convient pas
Il déçoit qui cherche un grand pont piscine et des chaises longues disponibles à midi un jour de mer. Il déçoit qui déteste additionner les suppléments : karting, réalité virtuelle, mini-golf, terrasse adultes et restaurants de spécialité se paient tous séparément. Les cabines sous le théâtre ou voisines des glissades sont bruyantes. Et les voyageurs qui aiment la routine d'un service à horaire fixe trouveront le Freestyle plus fatigant que libérateur.