Acapulco Guerrero, Mexico Riviera

69 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Holland America Line (17 Croisières)

Norwegian Cruise Line (28 Croisières)

La baie s'ouvre d'un coup, presque circulaire, bordée de collines où les immeubles grimpent en gradins. Le navire glisse vers la Terminal Marítima, plantée en plein cœur du vieux Acapulco. Aucune navette à prévoir : la passerelle débouche directement sur les rues qui ont fait la légende de la côte pacifique mexicaine dans les années 1950, quand les vedettes d'Hollywood y passaient l'hiver.

Le fort San Diego, sentinelle du Pacifique

À une dizaine de minutes de marche du quai, une forteresse en étoile à cinq branches domine la rade. Le fort San Diego protégeait autrefois le galion de Manille, ce navire chargé de soie et d'épices qui reliait Acapulco aux Philippines pendant deux siècles et demi. Le musée historique aménagé dans ses salles raconte ce commerce transpacifique, les attaques de pirates et les tremblements de terre qui ont façonné la région. Des remparts, le regard embrasse toute la baie, avec les navires en contrebas.

Le zócalo et son marché

En redescendant vers le centre, la place principale apparaît sous une voûte de figuiers banians qui donnent une ombre dense, précieuse dès le milieu de l'avant-midi. La cathédrale Nuestra Señora de la Soledad la borde avec sa façade singulière, coiffée de dômes bleus qui évoquent davantage Byzance que le Mexique colonial. Autour, les cireurs de chaussures, les kiosques à jus et les joueurs de dominos composent une scène quotidienne qui n'a rien de touristique. Le marché central, à quelques rues de là, aligne piments séchés, mangues et étals de poisson dans un joyeux vacarme.

La Quebrada, le saut dans le vide

Un trajet de cinq à dix minutes en taxi mène au spectacle le plus célèbre de la destination. Depuis 1934, les clavadistas s'élancent d'une falaise de 35 mètres dans une crique étroite, en calculant leur saut sur le rythme des vagues. Ils grimpent la paroi à mains nues, se recueillent devant une petite chapelle, puis plongent sous les yeux des spectateurs massés sur les belvédères. La précision du geste, transmise de père en fils, impressionne bien davantage que n'importe quelle attraction moderne.

Le malecón et la vie de la rade

Entre deux visites, la promenade du front de mer relie le débarcadère au reste du centre ancien. Les vendeurs de noix de coco glacée y côtoient les agences de pêche sportive — le marlin et le voilier ont fait la renommée de ces eaux —, et les bancs à l'ombre offrent un poste d'observation parfait sur le ballet des embarcations. En semaine, ce sont surtout les habitants qu'on y croise, preuve que la vieille Acapulco appartient d'abord à ceux qui y vivent.

Caleta et l'île Roqueta

Les voyageurs qui souhaitent terminer l'escale les pieds dans l'eau rejoignent les criques jumelles de Caleta et Caletilla, au sud de la vieille ville. C'est ici que se baignait le gratin hollywoodien à l'époque dorée. L'eau y reste calme, les familles mexicaines s'y retrouvent la fin de semaine, et de petites embarcations à fond de verre font la traversée vers l'île Roqueta, à quelques centaines de mètres au large, pour observer les fonds marins ou marcher jusqu'à son phare.

Repères pratiques

Depuis le débarcadèreDistance ou duréeMoyen
fort San Diegoenviron 800 m, 10 minutesà pied
zócalo et marché10 à 20 minutesà pied
La Quebrada5 à 10 minutestaxi
Caleta et Caletillaenviron 15 minutestaxi

Le centre ancien se parcourt aisément à pied sur terrain plat. Pour La Quebrada et les criques, mieux vaut convenir du prix de la course avant de monter à bord du taxi.

Avant de remonter à bord

Acapulco porte encore l'empreinte de sa grande époque, celle des galions comme celle du jazz des hôtels à flanc de colline. En revenant vers le navire le long du front de mer, on croise les pêcheurs qui réparent leurs filets là où accostaient jadis les richesses de l'Asie. Quatre siècles de va-et-vient maritime tiennent dans cette baie, et quelques heures suffisent pour en saisir l'écho.

Questions fréquentes

À la Terminal Marítima, en plein cœur du vieil Acapulco. Aucune navette n'est nécessaire : la passerelle débouche directement sur les rues du centre historique, celles qui ont fait la légende de la côte pacifique mexicaine dans les années 1950.
Oui pour le centre ancien, qui est plat et compact. Le fort San Diego est à une dizaine de minutes de marche, le zócalo et le marché central un peu plus loin. Pour La Quebrada et les criques de Caleta, prenez un taxi.
Le fort San Diego et le zócalo en matinée, puis un taxi vers La Quebrada pour les plongeurs de falaise. Ceux qui préfèrent l'eau terminent aux criques de Caleta et Caletilla, au sud de la vieille ville.
Le saut des clavadistas, qui s'élancent depuis 1934 d'une falaise de 35 mètres dans une crique étroite en calculant leur plongeon sur le rythme des vagues. Cinq à dix minutes de taxi depuis le quai. Ils grimpent la paroi à mains nues et se recueillent devant une petite chapelle avant de sauter.
Une forteresse en étoile à cinq branches et le musée historique de la ville. Le fort protégeait le galion de Manille, ce navire chargé de soie et d'épices qui reliait Acapulco aux Philippines pendant deux siècles et demi. Des remparts, le regard embrasse toute la baie, navires compris.
Le peso mexicain. Le dollar américain circule dans les commerces touristiques, mais la monnaie est rendue en pesos et le taux vous désavantage. Les cartes passent dans les restaurants du centre, beaucoup moins au marché.
L'espagnol. L'anglais se pratique dans les commerces touristiques et chez les chauffeurs habitués aux navires, mais pas au marché central ni sur le zócalo.
Oui, aux criques jumelles de Caleta et Caletilla, au sud de la vieille ville. L'eau y reste calme, les familles mexicaines s'y retrouvent la fin de semaine, et de petites embarcations à fond de verre traversent vers l'île Roqueta et son phare.
Convenez du prix de la course avant de monter : les taxis n'ont pas de compteur. C'est la façon de faire locale, pas un piège, et elle vaut autant pour La Quebrada que pour les criques.
De décembre à avril, la saison sèche : météo fiable, chaleur tenable, mer calme. De juin à octobre, les pluies et les tempêtes tropicales du Pacifique peuvent perturber l'escale ou les excursions.