Samana Dominicana

147 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Costa Cruises (20 Croisières)

Costa Fascinosa.

Costa Fascinosa

4108 Passagers
114 tonnes
Visitez la page du navire

Crystal Cruises (27 Croisières)

Royal Caribbean Cruises (40 Croisières)

De la mi-janvier à la fin mars, la baie se transforme en pouponnière : des milliers de baleines à bosse quittent l'Atlantique Nord pour venir mettre bas et s'accoupler dans ces eaux tièdes. Samaná doit à ce rendez-vous une renommée qui dépasse largement sa taille. Le reste de l'année, la péninsule du nord-est dominicain cultive d'autres atouts : mornes couverts de cocotiers, cascades, îlots et l'un des parcs naturels les plus singuliers des Grandes Antilles, juste en face du mouillage.

Santa Bárbara, la petite capitale de la baie

Les annexes déposent les passagers au cœur de Santa Bárbara de Samaná, bourg coloré étagé au-dessus de son front de mer. Deux passerelles piétonnes, surnommées les ponts vers nulle part, enjambent l'eau jusqu'à des îlots boisés : la promenade offre le meilleur point de vue sur la rade. En ville, une église de bois connue comme La Churcha rappelle une page d'histoire méconnue : des affranchis afro-américains venus de Philadelphie s'établirent ici dans les années 1820, et leurs descendants perpétuent encore certaines traditions, jusque dans la cuisine locale. Le long du front de mer, les vendeurs proposent le pescado con coco, poisson mijoté au lait de coco devenu la signature culinaire de la péninsule.

Les géantes de l'hiver

En saison, les bateaux d'observation sortent chaque matin vers les zones de reproduction, sous encadrement réglementé. Souffles, sauts et coups de nageoires se succèdent parfois à quelques dizaines de mètres des embarcations; les mâles chantent sous la coque, et certains capitaines glissent un hydrophone à l'eau pour faire entendre ces longues plaintes venues d'un autre monde. Peu d'escales des Antilles offrent un spectacle naturel de cette ampleur à si courte distance du quai. À terre, un petit musée animé par une association locale complète la sortie avec un squelette impressionnant et des explications sur les migrations.

Cayo Levantado, l'îlot des paresseux heureux

À un quart d'heure de navigation, Cayo Levantado combine plage de sable blond, palmiers inclinés et eaux limpides. Les plus anciens l'appellent encore l'île Bacardi, souvenir d'une publicité de rhum qui fit connaître sa plage au monde entier dans les années 1970. Sa partie publique se prête à quelques heures de baignade sans autre programme que le va-et-vient des vagues. Beaucoup d'excursions combinent l'observation des baleines le matin et l'îlot l'après-midi, formule qui résume à elle seule la péninsule.

El Limón et Los Haitises

Dans les terres, la cascade El Limón chute d'une quarantaine de mètres au creux de la forêt; on l'atteint à cheval ou à pied depuis les ranchs du village voisin, moyennant une heure d'effort récompensée par la baignade dans le bassin; les ranchs fournissent montures, casques et guides. De l'autre côté de la baie, le parc national Los Haitises aligne ses mogotes, buttes calcaires coiffées de jungle qui surgissent de la mer. Les sorties en bateau serpentent entre mangroves et cavernes ornées de pictogrammes taïnos, sous les vols de frégates et de pélicans — une échappée qui donne le sentiment de remonter très loin en arrière.

Au départ du navire, il arrive qu'un souffle jaillisse une dernière fois dans le sillage, comme un salut. Samaná ne se visite pas tant qu'elle ne s'écoute : chants de baleines, pluie sur les palmes, cloche de la vieille église de bois. Il faudra revenir un hiver, pour la saison des géantes.

Repères pratiques

  • Débarquement en annexe à Santa Bárbara de Samaná ou, selon les compagnies, directement à Cayo Levantado.
  • Observation des baleines de la mi-janvier à la fin mars seulement; sorties encadrées, places limitées : réserver tôt.
  • El Limón et Los Haitises demandent chacun une demi-journée : choisir plutôt que cumuler.
  • Peso dominicain; dollars américains acceptés; prévoir des espèces pour les guides et les ranchs.

Questions fréquentes

En annexe, au cœur de Santa Bárbara de Samaná, ou directement à Cayo Levantado selon les compagnies. Il n'y a pas d'amarrage à quai pour les grands navires : le mouillage se fait dans la baie.
Oui, c'est même la meilleure façon. Le bourg s'étage au-dessus de son front de mer et les deux passerelles piétonnes, surnommées les ponts vers nulle part, mènent à des îlots boisés avec le meilleur point de vue sur la rade.
De la mi-janvier à la fin mars seulement. Des milliers de baleines quittent alors l'Atlantique Nord pour mettre bas et s'accoupler dans la baie. Hors de cette fenêtre, aucune sortie d'observation n'a lieu.
Les bateaux sortent le matin vers les zones de reproduction, sous encadrement réglementé. Souffles, sauts et coups de nageoires se produisent parfois à quelques dizaines de mètres, et certains capitaines glissent un hydrophone à l'eau pour faire entendre le chant des mâles. Les places sont limitées : réservez tôt.
Un îlot à un quart d'heure de navigation, plage de sable blond, palmiers inclinés et eaux limpides. Les plus anciens l'appellent encore l'île Bacardi, souvenir d'une publicité de rhum des années 1970. Sa partie publique se prête à quelques heures de baignade sans autre programme.
Une seule chose bien faite. En saison, l'observation des baleines le matin puis Cayo Levantado l'après-midi si l'horaire le permet. Hors saison, le bourg à pied et Los Haitises, ou la cascade El Limón. Ne cumulez pas El Limón et Los Haitises : chacun demande une demi-journée.
Un ensemble de mogotes, ces buttes calcaires coiffées de jungle qui surgissent de la mer, de l'autre côté de la baie. Les sorties en bateau serpentent entre mangroves et cavernes ornées de pictogrammes taïnos, sous les vols de frégates et de pélicans.
Non. On l'atteint à cheval ou à pied depuis les ranchs du village voisin, moyennant environ une heure d'effort sur un sentier souvent boueux. Les ranchs fournissent montures, casques et guides. La récompense est la baignade dans le bassin au pied d'une chute d'une quarantaine de mètres.
Le peso dominicain; les dollars américains sont acceptés. Prévoyez des espèces pour les guides et les ranchs, où les cartes passent mal. La langue est l'espagnol, avec quelques traces d'anglais héritées des affranchis afro-américains installés ici dans les années 1820.
Le pescado con coco, poisson mijoté au lait de coco, signature culinaire de la péninsule. On le trouve le long du front de mer de Santa Bárbara, chez des vendeurs et des petits restaurants sans prétention.