Isafjordur Westfjords Iceland

343 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Holland America Line (22 Croisières)

Oceania Cruises (17 Croisières)

Ponant (13 Croisières)

Princess Cruises (82 Croisières)

Croisière PCL Princess Caribbean navire

Caribbean Princess

3140 Passagers
112894 tonnes
Visitez la page du navire
Croisière PCL Princess Regal Navire

Regal Princess

3560 Passagers
142299 tonnes
Visitez la page du navire

Regent Seven Seas Cruises (17 Croisières)

Scenic Cruises (18 Croisières)

Seabourn Cruise Line (25 Croisières)

Viking Ocean Cruises (41 Croisières)

Les montagnes se referment lentement autour du navire. De part et d'autre du fjord, des parois tabulaires striées de neige tombent vers une eau d'un calme absolu, et au fond de ce couloir minéral apparaît une poignée de maisons colorées serrées sur une langue de sable : Isafjordur, capitale des fjords de l'Ouest islandais. L'arrivée compte parmi les plus saisissantes du pays. Les navires de taille moyenne accostent au quai, à deux ou trois minutes de marche des premières rues ; les plus grands mouillent dans le fjord et débarquent leurs passagers en annexe. Aux beaux jours, le soleil s'attarde des heures au ras des crêtes, et la lumière du soir n'en finit plus de s'étirer.

Le bourg vit de la mer depuis toujours. Comptoir de commerce dès le 17e siècle, il a bâti sa modeste prospérité sur la morue séchée, et son vieux quartier conserve un ensemble de maisons de marchands du 18e siècle qui comptent parmi les plus anciennes d'Islande.

Le vieux quartier et la mémoire maritime

À l'extrémité de la flèche de sable, quatre bâtiments de bois goudronné entourent une cour tranquille : c'est Nedstikaupstadur, le noyau historique. L'un d'eux, coiffé d'une tourelle, abrite le musée du patrimoine des fjords de l'Ouest, consacré à la pêche et à la vie quotidienne d'autrefois. Filets, barques, photographies d'équipages : tout y raconte la ténacité d'une communauté accrochée entre mer et avalanches. On en sort avec un regard différent sur les maisons voisines, dont chaque planche a été apportée par bateau.

Flâner dans Adalstraeti

La rue principale concentre la vie locale : boulangerie réputée, cafés chaleureux, boutiques de laine où s'empilent les lopapeysa, ces chandails islandais tricotés à motifs d'étoiles. On y entre pour se réchauffer, on y reste pour bavarder : la conversation vient vite dans un bourg où chacun connaît le prénom du boulanger. L'église moderne, avec sa silhouette anguleuse, tranche sur les façades de tôle peinte. Tout se fait à pied, sans plan : le bourg entier tient entre le quai et la montagne. Les plus marcheurs grimperont un sentier au-dessus des derniers toits pour embrasser d'un regard le fjord, la flèche de sable et le navire posé sur l'eau comme un jouet.

Vigur, l'île aux eiders

L'excursion la plus douce part du quai même : une demi-heure de navigation mène à l'île de Vigur, où quelques habitants perpétuent la récolte du duvet d'eider selon des gestes centenaires. Macareux, sternes arctiques et guillemots nichent par milliers autour des prés ; on marche entre les nids, encadré par les habitants, avant un café dans la plus petite maison de l'île. Les amateurs de nature peuvent aussi rejoindre Osvor, à un quart d'heure de route : cette station de pêche reconstituée, avec sa hutte de pierre et de tourbe, montre dans quelles conditions les équipages ramaient autrefois vers les bancs de morue, vêtus de peaux huilées, par tous les temps que l'Atlantique voulait bien leur envoyer.

Dynjandi, pour les escales longues

Si l'horaire le permet, une route spectaculaire à travers les fjords conduit à Dynjandi, la plus grande chute des fjords de l'Ouest : un voile d'eau d'une centaine de mètres qui s'élargit en descendant la falaise, tel un rideau de mariée. Le trajet lui-même, entre cols et bras de mer, vaut autant que la destination. L'excursion occupe une bonne partie de la journée et se réserve auprès du navire.

Au départ, quand la sirène résonne contre les parois, les maisons colorées rapetissent doucement dans l'immensité grise et verte. Isafjordur laisse une impression de silence habité, de vie tenace au bout du monde. Longtemps après, il suffit de reposer les yeux sur une photo du fjord pour retrouver intact ce sentiment de bout de la terre.