Caribbean Princess : un pont de cabines de plus, et un embarquement à Québec en 2027
Le Caribbean Princess jauge 112 894 tonneaux bruts sur une coque de classe Grand modifiée d'environ 290 mètres de long et 36 mètres de large, avec dix-neuf ponts, 1 556 cabines et 1 200 membres d'équipage. Il embarque 3 140 passagers en occupation double et environ 3 766 une fois les troisièmes et quatrièmes couchettes occupées. Fincantieri l'a livré en 2004; sa marraine est Jill Whelan, la Vicki de La croisière s'amuse. Il fait les Caraïbes depuis Port Canaveral, puis Fort Lauderdale, en 2026, avant de traverser vers l'Europe au printemps 2027.
Le pont Riviera, celui que ses jumeaux n'ont pas
Princess a modifié la recette de la classe Grand pour ce navire en lui ajoutant un pont de cabines complet, le Riviera, ce qui en fait le plus grand de sa famille et explique l'écart de tonnage avec le Grand Princess de 1998. L'avantage saute aux yeux : davantage de cabines extérieures avec balcon sur un même plan de coque. La contrepartie mérite d'être dite : ces passagers de plus partagent les mêmes ascenseurs, le même théâtre et le même buffet. Deuxième particularité, il a été conçu pour les Caraïbes à l'année et sa piscine principale n'a aucun toit rétractable. En octobre dans le golfe, elle reste vide.
Du 21 août au 30 octobre 2027, on embarque à Québec
C'est l'argument le plus fort de cette fiche et il ne dure qu'une saison. Le navire enchaîne alors des croisières de 10 et 11 jours entre Boston et Québec, avec une nuitée à quai dans le port de Québec, puis navigation panoramique dans le fjord du Saguenay, Sept-Îles, Corner Brook, Charlottetown, Sydney et Halifax, en plein virage des couleurs. Pour un client de Montréal, cela veut dire deux heures et demie de route, aucun aéroport et aucune douane américaine à l'embarquement. Avant cela, l'année 2026 se passe en boucles caribéennes, puis il rejoint Copenhague au printemps 2027 pour une saison balte. Si vous voulez ce navire sans avion, c'est l'automne 2027 qu'il faut viser.
Le balcon du pont Caribe, et ce qu'on ne vous dit pas
La coque est bâtie en gradins sur les ponts Emerald, Dolphin et Caribe, chacun en retrait par rapport à celui du dessus. Le balcon du pont Caribe en ressort environ deux fois plus profond que les autres et à demi couvert, ce qui vaut de l'or dans le fjord du Saguenay un matin frais. Le prix à payer tient en une phrase : ce balcon se voit depuis le pont Baja dès qu'un voisin se penche à sa rambarde. Les ponts Baja et Aloha sont couverts et à l'abri des regards, au prix d'une surface plus petite. C'est un arbitrage, pas une hiérarchie. Évitez par ailleurs les cabines situées sous le pont piscine ou au-dessus du Piazza.
Le Medallion, le Sanctuary et le Captain's Circle
Ce navire a été l'un des premiers navires de classe Grand converties au MedallionClass. Le médaillon ouvre la cabine à l'approche, remplace la carte de bord et permet de commander une consommation livrée où que vous soyez. Ce qui agace : l'application de Princess Cruises doit être remplie avant le départ, photo et documents compris, et elle reste lente; les accessoires pour porter le médaillon se paient à part; et le partage de position se désactive dans l'application pour qui n'en veut pas. Le Sanctuary est le pont réservé aux adultes, seule vraie réponse à un pont piscine plein un jour de mer : il se réserve et il se paie. Le Captain's Circle donne le Gold dès la première croisière, mais les avantages utiles commencent au Platinum, à cinq croisières ou cinquante jours; un 11 jours Québec-Boston fait avancer le compteur bien plus vite que trois courtes croisières.
Deux navires à comparer avec le Caribbean Princess
Le Crown Princess est sorti d'une cale sèche en novembre 2025, donc l'intérieur le plus frais de la famille, pour qui tient à des espaces publics rénovés récemment. L'Enchanted Princess appartient à la génération suivante, avec un atrium et des cabines dessinés vingt ans plus tard.
À qui le Caribbean Princess ne convient pas
Livré en 2004, il a plus de vingt ans et cela se voit, malgré un carénage sérieux en 2017 qui a refait le buffet, ajouté sept comptoirs de restauration et reconstruit les centres jeunesse. Les salles de bain de cabine sont franchement petites. Pour atteindre la salle à manger Palm, il faut un détour par le pont 7 sans logique évidente. Et la piscine principale, ouverte au ciel, reste inutilisable en automne. L'ambiance est posée et la clientèle âgée : un adolescent habitué aux glissades trouvera les journées de mer très longues.