La Jamaïque ne se vend pas comme les autres îles des Caraïbes. On n’y va pas seulement pour la plage : on y va pour un pays qui a une langue, une musique et un caractère bien à lui, et qui ne fait aucun effort pour ressembler à la Floride. C’est sa force, et c’est aussi ce qui déroute les voyageurs qui cherchaient un complexe interchangeable.
L’essentiel en quatre lignes
Où loger : Montego Bay pour l’accès le plus court, Negril pour la plus belle plage, Ocho Rios pour les excursions, Runaway Bay et la côte sud pour le calme et les prix.
Meilleure période : de décembre à avril. La saison des ouragans court du début de juin à la fin de novembre.
Formalités : passeport canadien valide pour la durée du séjour, aucun visa jusqu’à quatre-vingt-dix jours, renseignements d’immigration à fournir en ligne avant l’arrivée ou sur la carte remise à bord.
Vol : la grande majorité des vols du Québec se posent à Montego Bay.
Quatre régions, quatre séjours
Montego Bay
La porte d’entrée. L’aéroport est à quelques minutes des hôtels, ce qui vous épargne les longs transferts que l’on subit ailleurs dans l’île. Doctor’s Cave Beach et la Hip Strip donnent une vie de quartier qu’on ne trouve pas dans une zone hôtelière fermée. C’est le meilleur choix pour un premier séjour et pour une semaine courte.
Negril
Sept milles de sable à l’extrémité ouest de l’île, et des falaises de l’autre côté de la pointe, à West End, où l’on plonge du haut des rochers. Les couchers de soleil y sont une institution locale. Comptez environ une heure et demie de route depuis Montego Bay : c’est le prix à payer pour la plus belle plage du pays.
Ocho Rios
La région des excursions. Les chutes de Dunn’s River se grimpent en chaîne humaine, les jardins et les tyroliennes occupent les journées, et les navires de croisière font escale au port. La plage y est plus courte qu’à Negril. Vous y allez pour ce qu’il y a autour, pas pour le sable.
Runaway Bay et la côte sud
Entre Montego Bay et Ocho Rios, Runaway Bay reste discrète : peu de complexes, une plage abritée, des tarifs plus doux. La côte sud, elle, garde des villages de pêcheurs, la rivière Black et ses crocodiles, et de petits hôtels plutôt que de grands ensembles. C’est l’autre Jamaïque, celle que les habitués finissent par choisir.
Quand partir
De décembre à avril, l’île est sèche et l’alizé tempère la chaleur. C’est la haute saison.
La saison des ouragans court du début de juin à la fin de novembre, avec un sommet en août et en septembre. Les prix chutent pendant cette période, et c’est le moment où l’assurance annulation devient une évidence.
La Jamaïque est montagneuse : les Blue Mountains dépassent deux mille mètres et retiennent les pluies. Il peut tomber une averse sur la côte nord pendant qu’il fait grand soleil sur la côte sud. Une averse jamaïcaine dure vingt minutes.
Ce qu’il faut avoir en main
Un passeport canadien valide pour toute la durée du séjour. Aucun visa n’est exigé pour un séjour touristique jusqu’à quatre-vingt-dix jours, et l’agent d’immigration appose généralement un tampon de quatre-vingt-dix jours à l’arrivée.
Les renseignements d’immigration se fournissent en ligne avant le départ ou sur la carte d’arrivée remise pendant le vol. Faites-le en ligne : la file d’attente à l’arrivée n’est pas la même.
Les douanes peuvent demander une preuve de billet de retour et de fonds suffisants.
Pour les conseils officiels en vigueur, consultez la page du pays sur voyage.gc.ca.
Sur place
L’argent
La monnaie est le dollar jamaïcain, mais le dollar américain circule partout dans les zones touristiques. Apportez de petites coupures américaines pour les pourboires et les excursions.
Les pourboires
Plusieurs complexes jamaïcains annoncent une politique sans pourboire. Vérifiez avant de partir, parce que la règle change d’une chaîne à l’autre et que l’usage local, lui, ne change pas.
Se déplacer
On roule à gauche, les routes de montagne sont étroites et la conduite locale est vive. Pour un séjour balnéaire, laissez faire la location d’auto et prenez les transferts et les excursions organisées.
Sortir du complexe
C’est là que la Jamaïque devient intéressante : un jerk chicken cuit sur un baril fendu au bord de la route vaut n’importe quel buffet. Faites-le avec un chauffeur recommandé par votre hôtel plutôt qu’au hasard.
À qui la Jamaïque convient
Aux voyageurs qui veulent sentir qu’ils sont ailleurs, aux amateurs de musique, aux couples qui cherchent un complexe réservé aux adultes avec du caractère. L’île en compte parmi les meilleurs des Caraïbes.
Moins bien à qui veut une mer de piscine et zéro imprévu. La côte nord a de la houle, les routes brassent, et le pays a une énergie qui ne s’éteint pas à la barrière de l’hôtel. C’est exactement pour ça que ceux qui l’aiment y retournent.
Pour préparer ce séjour, voir aussi Kingston, Montego Bay, Negril, notre calendrier mois par mois et la section Sud tout inclus.



