R Six, puis Blue Star, puis Blue Dream
Ce navire a porté quatre noms en vingt-six ans. Lancé le 17 janvier 2000 et
achevé le 24 juin de la même année sous le nom de R Six, il s'est retrouvé
désarmé de 2001 à 2003 après la faillite de l'armateur qui l'avait commandé.
Il a ensuite navigué sous les noms de Blue Star, puis de Blue Dream, avant de
devenir l'Azamara Journey en 2007. C'est la première coque arrivée chez cette
compagnie.
Six cent quatre-vingt-quatorze voyageurs en occupation double, environ
quatre cent sept membres d'équipage. Il porte le plus gros inventaire de la
flotte : cent quatre-vingt-cinq dates de départ, dont vingt-six en 2026,
soixante-dix-huit en 2027 et quatre-vingt-un en 2028. Dix de ces lignes
apparaissent deux fois dans la liste, ce qui donne cent soixante-quinze dates
distinctes.
Une année et demie à quai
Pendant l'arrêt général du secteur, ce navire est resté amarré au King
George V Dock de Glasgow de juin 2020 à l'été 2021. Ce n'est ni un défaut ni un
exploit, mais cela fait partie de son histoire et explique pourquoi son
calendrier à mis du temps à se remplir.
Une coque sur huit, et les sept autres sont ailleurs
Les quatre navires de cette flotte viennent d'une même série : huit coques
identiques commandées aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire par un
armateur américain, Renaissance Cruises, qui a fait faillite en 2001. Les huit
coques ont été dispersées, revendues, rebaptisées, et elles naviguent toutes
encore.
Quatre sont ici. Les quatre autres sont chez Oceania :
l'Insignia, le Nautica, la Sirena et le Regatta, qui a quitté cette
flotte-là le 17 août 2026. La série entière figure donc dans notre catalogue,
répartie entre deux compagnies qui ne se ressemblent pas.
Ce qui en découle est simple : trente mille deux cent soixante-dix-sept
tonneaux, cent quatre-vingt-un mètres, onze ponts, autour de sept cents
voyageurs. Un navire de cette taille entre dans des ports fermés aux grandes
coques et reste à quai la nuit sans encombrer personne. C'est exactement ce que
cette compagnie en fait.
Le nombre de cabines aménagées pour le fauteuil roulant n'est
publié pour aucun navire de cette flotte. Nous le vérifions à la réservation
plutôt que d'avancer un chiffre.
Rester la nuit, ce que presque personne ne fait
C'est l'argument réel de cette compagnie et il ne figurait nulle part sur
nos pages. La plupart des navires appareillent vers dix-huit heures : on
descend à terre le matin, on remonte en fin d'après-midi, et la ville qu'on
vient de visiter se vide pour nous au moment où elle commence à vivre.
Ici, les nuitées à quai et les départs tardifs sont la règle plutôt que
l'exception. Cela change ce qu'une escale peut contenir : un souper au
restaurant plutôt qu'au buffet, un concert, un marché du soir, une ville sans
les autobus de croisière. C'est aussi ce qui explique que ces navires soient
restés petits.
Ce qui est compris, et ce qui ne l'est pas
Cette formule ne ressemble à aucune autre de notre catalogue, alors il vaut
mieux la lire que la deviner.
Compris : les pourboires, une sélection de spiritueux, de
vins et de bières dans tous les bars et restaurants, les boissons gazeuses, les
thés et les cafés de spécialité, les repas des salles à manger, et une soirée
culturelle à terre sur la plupart des traversées.
Non compris : le Wi-Fi, les excursions à terre, les soins
du spa, les spiritueux haut de gamme, les grands vins et le champagne. Certains
restaurants demandent un supplément.
Un voyageur qui arrive de chez Regent, où les excursions sont au tarif,
trouvera la différence; un voyageur qui arrive de chez Cunard, où les
pourboires s'inscrivent chaque jour au compte de bord, trouvera l'inverse. Il
n'y a pas de règle générale dans ce secteur, seulement des formules
particulières.
Ailleurs dans la flotte
L'Azamara Quest est sa jumelle de série, arrivée
la même année. L'Azamara Pursuit et
l'Azamara Onward sont venues plus tard, et
la flotte en compte quatre.
Réserver depuis le Québec
Le transporteur est américain et le contrat relève du droit maritime
fédéral des États-Unis. Une action se porte devant le tribunal fédéral du
district sud de Floride, à Miami. Les délais sont ceux du droit maritime
américain : six mois d'avis écrit et un an pour intenter, en dommage
corporel.
Une précision que nous devons à l'honnêteté : nous n'avons pas pu
vérifier si le billet de passage en vigueur comporte une clause d'arbitrage ou
une renonciation aux recours collectifs. Plusieurs concurrents
américains en imposent; nous ne l'affirmons ni ne le nions ici. Demandez le
billet avant de payer et lisez-le, ou demandez à votre conseiller de le faire
avec vous.
Un mot sur la propriété, parce que la documentation en circulation est
périmée : cette compagnie à appartenu au groupe Royal Caribbean jusqu'en 2021.
Elle appartient depuis à un fonds d'investissement et fonctionne de façon
autonome. Plusieurs pages consultées décrivent encore l'ancienne situation.
Rien n'établit de permis québécois pour le transporteur. Votre protection
vient d'ici : Voyages AquaTerra détient un permis de l'Office de la protection
du consommateur, vos versements transitent par un compte en fiducie et votre
départ est couvert par le Fonds d'indemnisation des clients des agents de
voyages.