Retiré le 31 décembre 2020, devenu navire-école
Le Lofoten a quitté le service Hurtigruten le 31 décembre 2020. Il a été
vendu et sert aujourd'hui de navire-école à une école maritime norvégienne. Il
ne porte donc aucune date de départ et n'en portera plus.
C'était la plus ancienne coque de la flotte, et de loin. Baptisée le 7
septembre 1963, entrée en service le 5 mars 1964, elle a été classée digne de
préservation par la direction norvégienne du patrimoine en 2001. Son moteur
d'origine de 1963 tourne toujours. Quatre cent voyageurs, 88 cabines,
quatre-vingt-sept mètres.
Pourquoi cette page reste en ligne
Parce que le nom continue d'être cherché. Ce navire a une place particulière
dans l'histoire de la ligne côtière : c'est celui que les amateurs venaient
chercher, pour son âge et pour sa machine. Un lecteur qui tape son nom mérite
d'apprendre ce qu'il est devenu plutôt que de tomber sur une erreur.
Il navigue toujours, sous un autre pavillon et pour un autre usage. Ce n'est
pas une coque démolie, c'est une coque qui forme des équipages.
Les navires qui portent des dates
Le MS Richard With porte le nom du fondateur de la ligne. Le MS Kong Harald est son jumeau de 1993.
Le MS Nordlys a connu l'incendie de 2011. La page de la flotte au complet les réunit.
La ligne côtière, et qui l'exploite vraiment
C'est une ligne de service public, créée par contrat gouvernemental en 1893
pour porter le courrier le long de la côte norvégienne. Le contrat actuel court
de 2021 à 2030 et impose la desserte quotidienne de tous les ports, le fret
obligatoire entre Tromso et Kirkenes, et une capacité minimale par navire. Le
voyage complet fait douze jours et deux mille cinq cents milles nautiques.
Onze navires assurent le service, mais ils n'appartiennent pas tous à la
même compagnie : sept à Hurtigruten, quatre à Havila Kystruten, avec alternance
des jours de départ. Un voyageur qui achète une date sans le savoir peut donc
embarquer sur un navire d'une autre compagnie que celle dont il a lu la fiche.
C'est le genre de chose qu'on préfère apprendre avant.
Compris, non compris, et selon le billet
Compris au voyage complet : les trois repas quotidiens au restaurant
principal, le the, le café filtre et l'eau. Non compris : l'alcool, les
excursions, les transferts terrestres, les vols et les pourboires. Sur ce dernier point, la marque expédition du même groupe annonce l'inverse, avec un astérisque dont la note n'est pas publiée : à vérifier avant de comparer.
Le billet port à port ne comprend pas les repas : pension complète,
demi-pension ou à la carte s'achètent à part. La cabine devient obligatoire
passe vingt-trois heures de traversée. Le Wi-Fi est annoncé de trois façons
contradictoires par le transporteur lui-même, selon la page qu'on lit ; nous
préférons le dire que de le promettre.
Avant de partir pour les aurores
La saison va du 20 septembre au 31 mars, la garantie exige un voyage d'au
moins onze jours, et elle est attachée au tarif supérieur seulement. Trois
conditions, et elles se cumulent. Un voyage plus court, un départ hors saison où
le tarif d'entrée, et il n'y a plus de garantie du tout.
Ensuite vient la définition. Est réputée observation une aurore vue depuis
le navire, consignée par les officiers de pont et annoncée aux passagers ; la
décision du navire est finale. Autrement dit, une annonce nocturne pendant que
vous dormiez suffit. Si la garantie joue, elle donne un voyage côtier classique
la saison suivante, cabine intérieure à deux lits, suites exclues, à réclamer
dans les vingt-huit jours.
Ce qui est écrit sur l'accessibilité, et ce qui manque
Ce qui est écrit : accompagnateur exige, aucun soin personnel fourni par
l'équipage, ascenseur central desservant les principales aires publiques, deux à
quatre cabines adaptées selon le navire. Le transporteur ajoute qu'il n'offre
aucune excursion conçue pour les usagers de fauteuil roulant et qu'il ne
garantit pas d'autocar à rampe.
Ce qui manque : la liste des escales où l'accès est impossible, jamais
publiée. Et la confirmation que l'ascenseur dessert tous les ponts, que le
transporteur n'affirme nulle part. Sur un de ses navires il précise même que
certains ponts extérieurs ne sont accessibles que par escalier et que la piscine
n'a pas d'ascenseur.
Le cadre juridique
Droit norvégien, tribunal de Bergen, aucun arbitrage impose. La
responsabilité en cas de dommage corporel est plafonnée selon les conventions
maritimes internationales, comme chez la plupart des transporteurs européens.
Les délais, eux, sont serrés : un an pour réclamer, deux ans en cas de dommage
corporel.
Rien n'établit qu'une entité de ce groupe détienne un permis québécois.
Voyages AquaTerra en détient un, avec le compte en fiducie et le Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages qui vont avec. Une réservation
faite ailleurs n'emporte pas cette protection.