Devenue le Trafalgar Reverie en avril 2026
Le River Princess ne navigue plus sous ce nom. En avril 2026 la coque est
passée à une marque soeur du même groupe et porte désormais le nom de
Trafalgar Reverie. Elle a été baptisée le 11 avril 2026 à
Passau, sur le Danube, où elle travaille toujours.
La nuance compte. Ce n'est pas une vente : la coque n'a pas quitté le
groupe, elle a changé d'enseigne à l'intérieur. Ce n'est pas non plus un simple
changement de nom : le produit, le service et le positionnement commercial ne
sont plus les mêmes. Un voyageur qui a aimé cette coque sous son ancien pavillon
ne retrouvera pas exactement le même voyage sous le nouveau.
Ce qui a changé sur le navire, et ce qui n'a pas bougé
Un rafraîchissement léger à accompagne le transfert : matelas, moquettes,
robinetterie, peinture et prises de recharge. C'est un rafraîchissement, pas
une refonte. La coque sortie du chantier Den Breejen, à
Hardinxveld-Giessendam, aux Pays-Bas, date de 2001 et a connu une vraie
refonte en 2011. Cent dix mètres, 66 cabines, 128 voyageurs.
La nature juridique exacte de l'opération reste floue. Une source parle
d'affrètement entre marques soeurs, une autre de propriété du groupe. Les deux
sont compatibles et aucune n'est publiée comme officielle. Ce que nous savons
avec certitude, c'est le nom, la date et le fleuve.
Réserver le Danube aujourd'hui
Le S.S. Beatrice couvre le Danube, le Main et le Rhin. Le S.S. Maria Theresa ajoute le Main. Le S.S. Emilie est
le navire du cinquantième anniversaire de la marque. Le S.S. Marlene travaille le Danube
sur une coque plus récente.
Possède ou affrété
Les deux, selon la coque. Cette compagnie possède une partie de sa flotte et
loue le reste a des armateurs qui gardent leurs navires à leur propre
catalogue. La documentation commerciale ne fait pas la distinction, ce qui
explique pourquoi certaines disparitions restent inexpliquées.
Un navire affrété peut sortir du programme du jour au lendemain sans qu'il
soit vendu, sans qu'il soit démoli, sans qu'il change même de nom. Il retourne
simplement à celui qui l'a toujours arme.
Les inclusions, sans arrondir
Le tarif couvre les pourboires du bord, les boissons aux repas et les
excursions inscrites à l'itinéraire. Il couvre aussi un accès Internet, mais
sans aucune promesse de performance : la couverture varie énormément d'un
tronçon de fleuve à l'autre.
Il ne couvre pas l'aérien. Il ne couvre pas non plus les pourboires aux
chauffeurs d'autocar pendant les excursions à terre, contrairement à ceux de
l'équipage. Et les transferts entre l'aéroport et le navire ne sont compris
qu'à condition que le billet vienne de la compagnie.
Mobilité réduite : lisez ceci avant de réserver
Accompagnateur apte exige. Fauteuil roulant pliant seulement. Scooter de
mobilité refuse. Débarquement possible en cours de voyage, sans remboursement,
si l'équipage estimé que la personne ne peut plus suivre le programme.
Le nombre de cabines aménagées n'est publié nulle part, sur aucun navire, et
la déclaration d'accessibilité du site ne couvre que le site lui-même. Les
salles de bain reçoivent des barres d'appui, ce qui n'en fait pas des salles de
bain accessibles. Votre conseiller pose les questions au cas par cas avant de
confirmer quoi que ce soit.
Trois droits, aucun québécois
Le transport fluvial se contracte en droit suisse, avec for à Rheinfelden ;
les documents de la compagnie désignent d'ailleurs tantôt Rheinfelden, tantôt
Bâle, et cette contradiction figure dans ses propres conditions. Côté canadien,
c'est l'Ontario. Côté américain, la Californie.
Aucun permis québécois n'est établi pour ce croisiériste. C'est l'agence qui
apporte la protection d'ici : permis de l'Office de la protection du
consommateur, compte en fiducie distinct des fonds de l'entreprise, et Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages. Ces trois-là suivent une
réservation faite ici, et seulement celle-là.