La seule des neuf à avoir été découpée
Le Costa Victoria n'existe plus. Sorti d'un chantier allemand en 1996, 253
mètres, quatorze ponts, 964 cabines, il a servi la compagnie pendant
vingt-quatre ans avant d'être démoli à Aliaga, en Turquie, au printemps 2021.
Des neuf navires de notre catalogue qui ont quitté la flotte, c'est le seul qui
ait été découpé plutôt que revendu.
La chronologie est précisé. Le navire quitte Dubaï le 7 mars 2020 avec un
cas positif à bord ; sept cent vingt-six voyageurs sont placés en quarantaine
et les derniers descendent le 25 mars. Le 19 juin 2020, la coque est vendue à
un chantier italien. Renommée, elle quitte Piombino le 13 janvier 2021,
s'échoué volontairement à Aliaga le 28 janvier, et le démantèlement commence
en mars 2021.
Ce qu'il faut savoir de plus
Aucune source ne documenté d'incident pendant la démolition, contrairement
à ce qu'on lit parfois. La coque avait été refondue deux fois, en 2004 avec
l'ajout de plus de deux cents balcons, puis en 2013.
Cette page ne vend rien et ne vendra plus jamais rien. Elle existe parce que
le nom continue d'être cherché, et parce qu'il vaut mieux lire ici ce qui est
arrivé à ce navire que de tomber sur une fiche commerciale de 2019 restée en
ligne ailleurs.
Les navires que Costa exploite encore
Le Costa Smeralda et le Costa Toscana sont au gaz naturel liquéfié. Le Costa Pacifica et le Costa Fascinosa partagent la
classe la plus répandue de la flotte.
Une flotte réduite de moitié en six ans
Costa exploitait seize navires en 2019. Elle en exploite huit depuis la
mi-septembre 2026. Ce n'est pas un ralentissement, c'est une contraction :
sept coques ont été vendues ou transférées à d'autres marques, une a été
démolie en Turquie, et le dernier départ date de ce mois-ci.
La maison est génoise et ancienne. Fondée en 1854 dans l'huile d'olive et
le textile, passée au maritime en 1924 et au transport de passagers en 1947,
elle a été rachetée à moitié par un groupe américain en 1997, puis en
totalité en 2000. Elle appartient depuis à un ensemble de neuf marques de
croisière, où sa position s'est nettement affaiblie : trois de ses navires ont
été transférés à la marque nord-américaine du même groupe, plus rentable.
Un mot sur le 13 janvier 2012, parce qu'il n'y a aucune raison de
l'escamoter. Le Costa Concordia à heurte des rochers au large de l'île du
Giglio avec 4252 personnes à bord. Bilan : 33 morts, dont un plongeur tué
pendant le renflouement. Le commandant a été condamné à seize ans de prison.
L'industrie entière en a tire l'exercice de rassemblement obligatoire avant
l'appareillage.
Depuis le Québec
Le vol n'est pas compris au tarif de croisière, et aucun de ces parcours ne
commence ici. Selon le port d'embarquement, comptez un vol direct vers
l'Europe ou une correspondance ; pour les Caraïbes et l'Amérique du Sud, la
correspondance est presque toujours nécessaire. Arrivez la veille au minimum :
un navire de croisière part à l'heure.
Un point de droit qu'il vaut mieux lire avant qu'après. Le transporteur est
une société de droit italien ; l'entité nord-américaine n'en est que l'agent
de vente. Le contrat de passage prévoit le droit italien et les tribunaux de
Gênes, exclusivement, et invoque la Convention d'Athènes, qui plafonne la
responsabilité en cas de dommage corporel.
Rien n'établit que ce croisiériste détienne un permis d'agent de voyages au
Québec. Votre protection vient d'ailleurs : Voyages AquaTerra détient un
permis de l'Office de la protection du consommateur, et le Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages couvre votre dossier.