Norwegian Sun : le plus petit navire de la flotte, et une sortie annoncée pour septembre 2027
Le Norwegian Sun affiche 78 309 tonneaux bruts, 258 m sur 32,2 m à la coque, et 12 ponts dont 9 ouverts aux passagers. On y loge 1 936 personnes en occupation double dans 968 cabines, jusqu'à 2 323 tous lits occupés, avec environ 906 membres d'équipage. Livré par Lloyd Werft à Bremerhaven en 2001 sous le numéro IMO 9218131, il est aujourd'hui le plus petit navire de la flotte Norwegian, et sa base change deux fois par année : Copenhague pour l'été 2026, puis Miami à compter du 29 novembre 2026.
Jusqu'à quand il navigue, et la date qu'il faut connaître
Le Sun quitte la flotte en septembre 2027 pour un affrètement long terme chez Cordelia Cruises, le même chemin que celui pris un an plus tôt par le Norwegian Sky. Le dernier départ répertorié est un Pirée-Dubaï de 22 jours le 5 septembre 2027. Une autre date compte au moins autant pour un client d'ici : le 16 avril 2027 marque son dernier départ nord-américain. Sa saison caraïbe de 11 et 12 nuits depuis Miami, transit partiel du canal de Panama compris, se termine ce jour-là, et il ne revient plus. Qui tient à naviguer sur ce navire au départ de la Floride a jusque-là, point.
En 2027, le vol à acheter change deux fois
Le 16 avril 2027, le Sun quitte Miami pour une traversée de 17 jours vers Civitavecchia, puis enchaîne à compter du 2 mai des croisières de 8 jours en aller simple entre Civitavecchia et Ravenne, jusqu'en août. Concrètement, le billet passe d'un Montréal-Miami sans escale, disponible à l'année, à un Montréal-Rome également sans escale, puis à Ravenne, qu'on rejoint par Bologne ou Venise avec environ 1 h 30 de route. Le format en aller simple impose en plus un billet à arrivée et départ dissociés, une chose à prévoir dès la réservation plutôt qu'après.
Ce qu'il a de plus que son quasi-jumeau
Le Sun est plus jeune de deux ans que le Sky, un peu plus lourd, et compte moins de cabines mais davantage de balcons. Il possède trois tables que son cousin n'a jamais eues : Los Lobos Cantina, Moderno Churrascaria et le Teppanyaki, auxquelles s'ajoutent le Sports Bar ouvert 24 heures et le Magnum's Champagne & Wine Bar. Le Freestyle Cruising prend ici une forme très pratique : entre le Four Seasons, le Seven Seas, le Garden Café, le Sports Bar et The Great Outdoors en plein air, personne ne vous assigne de table ni d'heure. Le Sun vend aussi de l'intérieure, de l'extérieure et du balcon en occupation simple, rare à cet âge, sans être pour autant les vraies cabines studio à salon privé des navires récents.
Ce qui déçoit, et il faut le dire avant l'embarquement
Au Garden Café, le buffet est plus maigre que sur les coques récentes. Le théâtre affiche parfois un seul spectacle là où le programme en promettait deux, et la piscine principale n'est pas chauffée : en Baltique, elle ne sert à rien. Le navire n'a ni promenade Waterfront, ni complexe de glissades, ni parcours de cordes, ni enclave The Haven : une suite donne un majordome et un concierge, pas un restaurant ni un salon réservés. Les salles de bain gardent leur rideau de douche d'origine. Sa cale sèche de Singapour, du 2 au 13 avril 2026, a servi la mécanique et la classification, sans toucher aux aménagements : la dernière vraie rénovation intérieure remonte à avril 2018, à Victoria, en Colombie-Britannique. Un navire qui sort de la flotte dans un an ne recevra plus d'investissement esthétique, et Norwegian Cruise Line ne prétend pas le contraire.
Deux navires à comparer avant de trancher
Le Norwegian Star offre un tiers de tonnage en plus et un intérieur revu en 2018 plutôt qu'un pont piscine sans chauffage. Le Norwegian Dawn reste en Amérique du Nord l'hiver, au départ de Jacksonville, quand le Sun aura définitivement quitté la Floride.
À qui le Norwegian Sun ne convient pas
À une famille qui cherche des attractions : pas de parc aquatique, pas de glissade moderne, un club jeunesse logé à l'étroit et des itinéraires baltiques ou du canal de Panama dont la clientèle est nettement plus âgée que la moyenne. À un habitué du Haven d'un Breakaway ou d'un Prima, qui trouvera la marche haute. À un voyageur sensible à la houle sur la traversée de 17 jours d'avril 2027, où le plus petit navire de la flotte travaille davantage qu'une grosse coque récente. Il convient en revanche très bien à qui veut un rapport d'un membre d'équipage pour un peu plus de deux passagers, de petits ports et peu de monde sur le pont.