Deux pages pour un navire déjà sorti du programme
Cette page double celle du Queen Isabel. Même coque, même nom, deux
adresses, et rien nulle part n'explique pourquoi les deux existent. La
différence avec les autres doublons de ce site tient à ceci : le navire double
n'est pas non plus au programme. Deux pages mènent donc au même navire, et ce
navire ne figure plus au catalogue.
Le Queen Isabel a été affrété pour le Douro portugais. L'affrètement a pris
fin et la coque est retournée à son armateur, qui la garde à sa propre flotte
publiée. Elle n'a jamais appartenu à la marque qui la vendait : c'est une
mécanique différente d'une vente, et elle explique pourquoi aucune annonce n'a
jamais été faite.
Le navire, pour mémoire
Soixante-dix-neuf mètres, 59 cabines, 118 voyageurs, mise en service en
2013. Sur le Douro la longueur est dictée par les cinq écluses du fleuve, dont
celle de Carrapatelo, l'une des plus profondes d'Europe. Toutes les coques du
Douro se ressemblent pour cette raison : le fleuve fixe la dimension, pas le
constructeur.
Un point que nous ne trancherons pas : le chantier constructeur est donné
aux Pays-Bas par une base spécialisée et au Portugal par l'armateur lui-même.
Deux sources sérieuses, deux réponses. Nous n'en publions aucune plutôt que de
choisir au hasard.
Le Douro se réserve ailleurs
Le S.S. Sao Gabriel a repris ce programme sous les couleurs de la marque, et c'est
maintenant la fiche à consulter pour le Douro. Le S.S. Bon Voyage couvre Bordeaux, le S.S. La Venezia la
lagune de Venise, le S.S. Catherine le Rhône et la Saône.
À qui appartient la coque
La compagnie fonctionne en propriété mixte. Elle possède une partie de ses
navires et en affrété d'autres à des armateurs tiers, souvent sans le dire dans
sa documentation commerciale. La différence se voit le jour où l'affrètement se
termine : la coque reste, le nom disparaît du catalogue, et rien n'est
annoncé.
C'est exactement ce qui distingue une flotte possédée d'une flotte louée.
Dans le premier cas, un navire retiré est un navire vendu et la vente se
retrace. Dans le second, le navire n'a jamais bougé : c'est le contrat qui a
pris fin.
Ce qui est compris, et ce qui ne l'est pas
Sont compris : les pourboires à l'équipage du bord, les boissons servies aux
repas, et au moins une excursion par journée de visite, celles qui figurent à
l'itinéraire. Le Wi-Fi est fourni sans engagement de débit ; en Europe
fluviale, il coupe dans les gorges et aux écluses.
Ne sont pas compris : le vol international, et les pourboires aux chauffeurs
d'autocar à terre, qui restent à votre charge. Les transferts entre l'aéroport
et le navire ne sont compris que si le billet d'avion a été acheté auprès de la
compagnie ; acheté ailleurs, le transfert se paie séparément.
Accessibilité : ce que la compagnie publie
Presque rien. Elle ne publie aucun nombre de cabines aménagées, sur aucun
navire de sa flotte. Sa déclaration d'accessibilité, celle qu'on trouve en pied
de page, ne porte que sur son site web : elle ne dit rien des navires.
Ce qu'elle écrit, en revanche, est net. Une personne ayant besoin d'aide
doit voyager avec un accompagnateur apte. Seul un fauteuil roulant pliant est
admis à bord. Le scooter de mobilité est refusé. Et si l'équipage juge en cours
de route qu'une personne ne peut plus poursuivre, elle est débarquée sans
remboursement.
Réserver depuis le Québec : le cadre
Trois droits se superposent ici. Le contrat de transport fluvial relève du
droit suisse, devant le tribunal de district de Rheinfelden. L'entité
canadienne répond devant la Cour supérieure de justice de l'Ontario, à Toronto,
sous permis ontarien. Le contrat américain, lui, désigne la Californie.
Rien n'établit un permis québécois pour cette compagnie. Votre protection
vient donc d'ici : Voyages AquaTerra détient un permis de l'Office de la
protection du consommateur, vos versements transitent par un compte en fiducie,
et le Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages couvre votre
dossier selon la loi.