Le programme chinois a disparu sans un mot
Le Century Paragon travaillait le Yangtsé, entre Chongqing et les Trois
Gorges. Il ne figure plus au catalogue de cette marque, et aucune annonce n'a
accompagné son retrait. Pas de communiqué, pas de mention, pas de date : le
programme chinois à simplement cesse d'exister sur le site.
La coque, elle, n'a jamais appartenu à la compagnie. Elle est armée par un
armateur chinois établi à Chongqing, qui l'affrété a des voyagistes étrangers
saison par saison. Un affrètement qui se termine ne se raconte pas comme une
vente : rien n'a changé de propriétaire, un contrat est arrivé à échéance.
Le plus grand navire de cet ensemble
Cent quarante-deux mètres et 199 cabines pour 398 voyageurs, mis en service
en 2013. C'est une échelle sans rapport avec le fluvial européen : quatre fois
la jauge d'une coque du Douro, sur une longueur à peine supérieure à celle d'un
navire rhénan. Les sources donnent aussi quatre cent huit voyageurs et cent
quatre-vingt-seize cabines selon la configuration retenue.
Le Yangtsé se navigue par grandes unités parce que le fleuve le permet : pas
d'écluses étroites, pas de ponts bas, un tirant d'eau confortable. Le barrage
des Trois Gorges lui-même se franchit par un ascenseur à navires ou par une
série d'écluses, et le passage dure plusieurs heures.
Les fleuves lointains encore au programme
Le Mékong Jewel couvre le Mékong. Le Ganges Voyager II remonte le Gange. L Aria Amazon travaille l'Amazone
péruvien. Le S.S. Sphinx navigue sur le Nil.
Possède ou affrété
Les deux, selon la coque. Cette compagnie possède une partie de sa flotte et
loue le reste a des armateurs qui gardent leurs navires à leur propre
catalogue. La documentation commerciale ne fait pas la distinction, ce qui
explique pourquoi certaines disparitions restent inexpliquées.
Un navire affrété peut sortir du programme du jour au lendemain sans qu'il
soit vendu, sans qu'il soit démoli, sans qu'il change même de nom. Il retourne
simplement à celui qui l'a toujours arme.
Les inclusions, sans arrondir
Le tarif couvre les pourboires du bord, les boissons aux repas et les
excursions inscrites à l'itinéraire. Il couvre aussi un accès Internet, mais
sans aucune promesse de performance : la couverture varie énormément d'un
tronçon de fleuve à l'autre.
Il ne couvre pas l'aérien. Il ne couvre pas non plus les pourboires aux
chauffeurs d'autocar pendant les excursions à terre, contrairement à ceux de
l'équipage. Et les transferts entre l'aéroport et le navire ne sont compris
qu'à condition que le billet vienne de la compagnie.
Mobilité réduite : lisez ceci avant de réserver
Accompagnateur apte exige. Fauteuil roulant pliant seulement. Scooter de
mobilité refuse. Débarquement possible en cours de voyage, sans remboursement,
si l'équipage estimé que la personne ne peut plus suivre le programme.
Le nombre de cabines aménagées n'est publié nulle part, sur aucun navire, et
la déclaration d'accessibilité du site ne couvre que le site lui-même. Les
salles de bain reçoivent des barres d'appui, ce qui n'en fait pas des salles de
bain accessibles. Votre conseiller pose les questions au cas par cas avant de
confirmer quoi que ce soit.
Trois droits, aucun québécois
Le transport fluvial se contracte en droit suisse, avec for à Rheinfelden ;
les documents de la compagnie désignent d'ailleurs tantôt Rheinfelden, tantôt
Bâle, et cette contradiction figure dans ses propres conditions. Côté canadien,
c'est l'Ontario. Côté américain, la Californie.
Aucun permis québécois n'est établi pour ce croisiériste. C'est l'agence qui
apporte la protection d'ici : permis de l'Office de la protection du
consommateur, compte en fiducie distinct des fonds de l'entreprise, et Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages. Ces trois-là suivent une
réservation faite ici, et seulement celle-là.