Devenue le Trafalgar Verity en avril 2026
Le River Queen a quitté cette enseigne en avril 2026. La coque est passée à
une marque soeur du même groupe et s'appelle désormais Trafalgar
Verity. Elle a été baptisée le 10 avril 2026 à Amsterdam, sur le
Rhin, ou elle continue de naviguer.
Ce n'est pas une vente : la coque est restée dans le groupe. Ce n'est pas
non plus un simple changement d'étiquette : le produit vendu sous le nouveau
pavillon n'est pas le même. La distinction se retrouve au contrat, dans les
inclusions et dans le prix, et c'est la raison pour laquelle nous ne
présentons pas cette page comme une simple redirection.
La plus ancienne coque de cet ensemble
Construite en 1999 au chantier De Hoop, à Lobith, aux Pays-Bas, refondue en
2010. Cent dix mètres, 64 cabines, 128 voyageurs. C'est la doyenne des
quatorze pages de cet ensemble, et son départ n'a rien d'une surprise : la
direction avait annoncé des 2023 qu'elle retirerait progressivement ses unités
les plus anciennes.
Une coque de 1999 refondue en 2010 reste une coque de 1999. Cela ne veut pas
dire qu'elle navigue mal ; cela veut dire qu'il faut savoir ce qu'on acheté
quand on lit une brochure qui met en avant une rénovation récente.
Le Rhin se réserve ailleurs
Le S.S. Antoinette est la grande unité rhénane de la marque. Le S.S. Elisabeth travaille le même
fleuve sur une jauge plus modeste. Le S.S. Victoria ajoute la Moselle. Le River Duchess couvre le
Danube, le Rhin et le Main.
Le modèle de propriété, et pourquoi il compte
Une partie des navires appartient à la compagnie, une autre partie est
affrétée. Depuis 2004 elle appartient elle-même à un groupe qui réunit une
vingtaine de marques de voyage, et une entente définitive de vente à des fonds
d'investissement américains a été signée le 16 juillet 2024.
Ce montage a une conséquence directe sur les pages de ce lot : une coque
peut passer d'une marque à l'autre à l'intérieur du même groupe sans jamais
être vendue, et une coque affrétée peut disparaître sans avoir jamais
appartenu à personne d'autre que son armateur.
Compris au tarif
Pourboires à l'équipage du bord. Boissons servies aux repas. Excursions
prévues à l'itinéraire, au moins une par journée de visite. Accès Internet
fourni sans garantie : la connexion dépend du réseau terrestre longe par le
fleuve, elle n'est pas fiable partout.
Restent à payer : le vol international, les taxes qui l'accompagnent, et les
pourboires aux chauffeurs d'autocar à terre. Le transfert entre l'aéroport et
le navire n'est compris que si l'aérien a été acheté auprès de la compagnie.
Acheté ailleurs, il ne l'est pas.
Ce qui est écrit, et ce qui ne l'est pas
Ce qui est écrit : un voyageur qui a besoin d'aide doit être accompagné de
quelqu un capable de la lui donner. Le fauteuil pliant est accepté, le scooter
de mobilité ne l'est pas. Un débarquement en cours de route peut être décidé
par l'équipage, et il ne donne lieu a aucun remboursement.
Ce qui n'est pas écrit : combien de cabines sont aménagées. La compagnie n'en
publie aucun nombre, pour aucun de ses navires. La déclaration d'accessibilité
affichée sur le site ne porte que sur le site web.
Où se plaide un litige, et ce que ça change
Pas au Québec. Le contrat de transport renvoie au droit suisse et au
tribunal de Rheinfelden ; l'entité canadienne, elle, renvoie à Toronto sous
permis ontarien ; l'entité américaine renvoie à Los Angeles. Aucune clause
d'arbitrage obligatoire n'est prévue, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
Une précision qui compte pour un client d'ici : le catalogue britannique de
cette marque est vendu par une société établie à Guernesey. Les protections
britanniques dont ce catalogue se réclamé ne s'appliquent pas à un dossier
ouvert au Québec. Voyages AquaTerra, elle, détient un permis québécois, avec le
compte en fiducie et le Fonds d'indemnisation qui vont avec.