Quatre noms en trente-cinq ans, et il navigue toujours
Le Costa Classica ne navigue plus pour Costa. Sorti d'un chantier italien
en 1991, 221 mètres, 654 cabines, 1308 voyageurs en occupation double, il a
porté quatre noms successifs et il navigue encore aujourd'hui, trente-cinq ans
après sa mise à l'eau.
La chaîne est simple à suivre. Costa Classica de 1991 à 2014. Puis Costa
neoClassica de 2014 à 2018, après un renommage lié au lancement d'une gamme
maison. Puis vendu en 2018 à une compagnie des Bahamas, qui l'a exploité sous
un troisième nom. Puis rebaptisé une quatrième fois en mai 2022 sous la marque
américaine qui l'exploite depuis.
Ce que cela veut dire pour notre site
Nous avons deux fiches distinctes pour cette seule coque : celle-ci, sous
son nom d'origine, et une autre sous le nom qu'il a porté de 2014 à 2018.
C'est un défaut de notre catalogue, pas une réalité maritime, et il est
signalé au suivi des corrections.
Le navire, lui, se porte bien. Il est ressorti de cale sèche à Grand Bahama
en janvier 2026 et il navigue au départ de West Palm Beach vers les Bahamas.
Cette page ne vend rien : elle dit ou est la coque et sous quel nom.
Les navires que Costa exploite encore
Le Costa Smeralda et le Costa Toscana sont au gaz naturel liquéfié. Le Costa Pacifica et le Costa Fascinosa partagent la
classe la plus répandue de la flotte.
La compagnie, et ce qui lui est arrivé
Seize navires en 2019, huit aujourd'hui. La moitié de la flotte est partie
en six ans : vendue à des compagnies américaines, chinoises ou britanniques,
transférée à d'autres marques du même groupe, ou découpée dans un chantier de
démolition turc. Sur nos dix-sept pages Costa, neuf décrivent un navire que la
compagnie n'exploite plus.
Costa est née à Gênes en 1854, dans le commerce de l'huile d'olive. Elle
arme des navires depuis 1924 et transporte des passagers depuis 1947. Un
groupe américain en a pris la moitié en 1997 et la totalité en 2000. Elle est
aujourd'hui l'une des neuf marques de croisière de cet ensemble, et sa
position y a faibli.
Le naufrage du 13 janvier 2012 au large de l'île du Giglio a fait 33 morts
sur 4252 personnes à bord, dont un plongeur tué pendant le renflouement. Le
commandant a été condamné à seize ans de prison. C'est de ce naufrage que
vient l'exercice de rassemblement obligatoire avant l'appareillage, sur tous
les navires de croisière du monde.
Où se trouve cette coque aujourd'hui
Elle navigue toujours. Vendue par Costa en mars 2018, elle a porté le nom de
Grand Classica, puis s'appelle Margaritaville at Sea Paradise depuis mai
2022. Elle part du Port of Palm Beach, en Floride, pour deux à cinq nuits vers
les Bahamas, Key West et Cozumel, et notre inventaire porte cent quarante et
une dates à son nom actuel.
C'est la même coque de 1991, le même atrium, les mêmes ponts de bois. Ce qui
a changé, c'est le pavillon, le port de départ et la manière de vendre. Un
voyageur qui garde un bon souvenir de ce navire peut donc y remonter ; il faut
simplement le chercher sous son nom d'aujourd'hui.
Partir du Québec
Le transport aérien se réserve séparément. Depuis Montréal, Rome, Barcelone
et Athènes se rejoignent en vol direct une partie de l'année ; Savone, Gênes,
Kiel, Hambourg et les ports des Caraïbes demandent une correspondance. Une
nuit d'hôtel avant l'embarquement n'est pas un luxe, c'est la marge qui absorbe
un retard de bagage.
Sur le recours, la situation mérite d'être dite clairement. Le transporteur
est italien, le contrat prévoit le droit italien, et les tribunaux compétents
sont ceux de Gênes, à l'exclusion de tout autre. Le contrat invoque aussi la
Convention d'Athènes, qui plafonne la responsabilité en cas de dommage
corporel. Ce n'est pas propre à cette compagnie : la plupart des croisiéristes
européens ont des clauses équivalentes.
Rien n'établit un permis québécois au nom du croisiériste. Voyages
AquaTerra détient ce permis : compte en fiducie, Fonds d'indemnisation des
clients des agents de voyages, et un seul dossier pour le vol, la croisière,
l'hôtel et l'assurance.