Rebaptisé THE À en 2018, puis plus rien
Le River Ambassador a quitté cette enseigne en 2018. La coque est passée à
une marque jeune du même groupe, qui l'a rebaptisée THE À et
l'a positionnée sur une clientèle plus large et plus festive. Cette marque à
depuis été arrêtée.
Où se trouve la coque en 2026, qui l'exploite et sous quel nom : rien n'est
publié. C'est un angle mort et nous l'écrivons tel quel plutôt que d'inventer
une suite. Une chose est sure, elle ne navigue plus pour la marque dont vous
lisez la page.
Une coque de 1993
Construite au chantier De Hoop, à Lobith, aux Pays-Bas, en 1993, refondue
en 2011. Cent dix mètres, 60 cabines, 128 voyageurs, sur le Rhin et le Danube.
C'était déjà l'une des plus anciennes unités européennes de la flotte au moment
de son départ, et son âge explique en bonne partie ce départ.
Le détail qui mérite d'être gardé : entre la construction et le changement
d'enseigne, cette coque a servi vingt-cinq ans. Le fluvial européen fait dürer
ses navires bien plus longtemps que la croisière maritime, parce que l'eau
douce n'attaque pas l'acier comme l'eau salée.
Ou naviguer aujourd'hui
Le S.S. Elisabeth travaille le Rhin. Le S.S. Emilie est le navire du cinquantième anniversaire de
la marque, sur le Danube. Le S.S. Victoria ajoute la Moselle au Rhin. Le S.S. Marlene couvre aussi
le Danube.
À qui appartient la coque
La compagnie fonctionne en propriété mixte. Elle possède une partie de ses
navires et en affrété d'autres à des armateurs tiers, souvent sans le dire dans
sa documentation commerciale. La différence se voit le jour où l'affrètement se
termine : la coque reste, le nom disparaît du catalogue, et rien n'est
annoncé.
C'est exactement ce qui distingue une flotte possédée d'une flotte louée.
Dans le premier cas, un navire retiré est un navire vendu et la vente se
retrace. Dans le second, le navire n'a jamais bougé : c'est le contrat qui a
pris fin.
Ce qui est compris, et ce qui ne l'est pas
Sont compris : les pourboires à l'équipage du bord, les boissons servies aux
repas, et au moins une excursion par journée de visite, celles qui figurent à
l'itinéraire. Le Wi-Fi est fourni sans engagement de débit ; en Europe
fluviale, il coupe dans les gorges et aux écluses.
Ne sont pas compris : le vol international, et les pourboires aux chauffeurs
d'autocar à terre, qui restent à votre charge. Les transferts entre l'aéroport
et le navire ne sont compris que si le billet d'avion a été acheté auprès de la
compagnie ; acheté ailleurs, le transfert se paie séparément.
Accessibilité : ce que la compagnie publie
Presque rien. Elle ne publie aucun nombre de cabines aménagées, sur aucun
navire de sa flotte. Sa déclaration d'accessibilité, celle qu'on trouve en pied
de page, ne porte que sur son site web : elle ne dit rien des navires.
Ce qu'elle écrit, en revanche, est net. Une personne ayant besoin d'aide
doit voyager avec un accompagnateur apte. Seul un fauteuil roulant pliant est
admis à bord. Le scooter de mobilité est refusé. Et si l'équipage juge en cours
de route qu'une personne ne peut plus poursuivre, elle est débarquée sans
remboursement.
Réserver depuis le Québec : le cadre
Trois droits se superposent ici. Le contrat de transport fluvial relève du
droit suisse, devant le tribunal de district de Rheinfelden. L'entité
canadienne répond devant la Cour supérieure de justice de l'Ontario, à Toronto,
sous permis ontarien. Le contrat américain, lui, désigne la Californie.
Rien n'établit un permis québécois pour cette compagnie. Votre protection
vient donc d'ici : Voyages AquaTerra détient un permis de l'Office de la
protection du consommateur, vos versements transitent par un compte en fiducie,
et le Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages couvre votre
dossier selon la loi.