Royal Princess : le SeaWalk de verre, une cale sèche à Singapour, et pas de Seattle avant mai 2027
Le Royal Princess jauge 142 714 UMS au registre pour 330 mètres de long, 38,4 mètres de large et 19 ponts numérotés dont 15 accessibles aux passagers. Il loge 3 560 passagers en occupation double dans 1 780 cabines, dont 81 % avec balcon, et environ 4 270 une fois toutes les couchettes sorties, avec 1 346 membres d'équipage. Fincantieri l'a livré à Monfalcone le 30 mai 2013, et Catherine, duchesse de Cambridge, l'a baptisé le 13 juin suivant. Tête de série de la classe Royale, il a passé l'été 2026 basé à Seattle pour l'Alaska, saison qui se referme le 12 septembre 2026.
Le SeaWalk existe ici, et il n'existe pas sur toute la classe
C'est ce navire qui a introduit la passerelle de verre en porte-à-faux : dix-huit mètres au-dessus du vide, pont 17 tribord, doublée à bâbord par le SkyLight Bar. Le même aménagement se retrouve sur le Regal Princess et sur le Majestic Princess. Les trois coques suivantes ne l'ont pas. Sur le Sky Princess, sur l'Enchanted Princess et sur le Discovery Princess, le pont 18 porte deux Sky Suites à la place. Des fiches en ligne affirment encore le contraire; les plans de pont tranchent.
Il quitte l'Amérique du Nord le 19 septembre 2026
Le 19 septembre 2026, le Royal Princess quitte l'Amérique du Nord par une longue traversée du Pacifique, seize jours jusqu'à Tokyo ou vingt-huit jusqu'à Singapour. Il entre ensuite en cale sèche à Singapour du 16 octobre au 1er novembre 2026, la seule annoncée des cinq navires de la classe. Suivent l'Asie du Sud-Est, puis l'Australie depuis Brisbane et Sydney jusqu'en mars 2027. Il ne retrouve Seattle qu'en mai 2027. Le client qui le cherche en Alaska cet automne doit être réorienté, pas mis en attente.
Quelle cabine, et pourquoi une famille de cinq prendra deux portes
Le meilleur compromis reste la Deluxe Balcony au milieu du navire, pont 10 Caribe ou pont 11 Baja : même balcon qu'une catégorie standard, deux fauteuils à l'intérieur, et vous dormez au centre du mouvement. Les codes à donner à votre conseiller sont D4, DA et DB, ou BA et BB pour un balcon ordinaire. Le pont 8 Emerald offre des balcons partiellement masqués par la coque, bon prix et vue amputée. À savoir dès le premier appel : aucune cabine de ce navire ne couche cinq personnes.
Ce qui déçoit, et ce que The Sanctuary règle contre supplément
Le pont 7 s'appelle Promenade sans en être une : théâtre, boutiques et bars l'occupent, aucun tour complet du navire ne se fait dehors, et la piste de marche a été reléguée au pont 18. Les balcons sont plus étroits que sur la classe Grand, et les cabines arrière en gradins sont vues depuis le pont du dessus. Les jours de mer, le pont piscine se remplit tôt. The Sanctuary est la vraie réponse à cette densité, et il se paie, ici comme sur les quatre autres navires. Ajoutez treize ans de service et une dernière grande cale sèche qui remonte à décembre 2018.
Le Medallion, le Wi-Fi et le programme de fidélité
Le Medallion est un disque de la taille d'un vingt-cinq cents porté sur soi : la porte s'ouvre à l'approche, les achats passent avec vérification par photo, et la commande OceanNow vous rejoint là où vous êtes, jusque sur le SeaWalk. Ce qui agace est réel : application et formalités à régler avant le départ, repérage de votre position à bord, qui est la condition de la livraison, et expédition du disque à domicile facturée alors que la cueillette au terminal ne l'est pas. Chez Princess Cruises, le Captain's Circle retient le plus avantageux de deux comptes, croisières ou jours, et les vrais avantages arrivent au palier Platinum.
Deux navires à comparer avec le Royal Princess
Le Regal Princess est son jumeau d'un an son cadet, même SeaWalk, et il reste dans l'Atlantique pendant que le Royal file vers l'Asie. Le Crown Princess représente la génération d'avant, plus petit et moins peuplé, avec des balcons de pont Caribe deux fois plus profonds et à demi couverts, au prix d'être vus depuis le pont Baja.
À qui le Royal Princess ne convient pas
À une famille de cinq dans une seule cabine. À qui tient à marcher son tour de pont dehors chaque matin. À des adolescents qui cherchent glissade d'eau, parcours de cordes ou karting, puisque le navire n'en a aucun. À qui déteste la foule pendant les vacances scolaires et refuse de payer pour The Sanctuary. Et à qui veut embarquer au bout d'un vol court : à compter de septembre 2026, cette coque se rejoint par Tokyo, Singapour ou Sydney.