Jamais réactive après la pandémie, revendu deux fois
Le Costa Magica ne navigue plus pour Costa. Achevé en octobre 2004, 272
mètres, 1358 cabines, une décoration signée par le designer qui a marque toute
une génération de navires du groupe. Il a servi la compagnie de 2004 à 2023.
Et voici ce qui le distingue des autres coques parties : il n'a jamais été
réactivé après la pandémie. Immobilisé en Grèce, il y est resté des années
sans reprendre un seul passager, puis il a changé de nom deux fois entre 2023
et 2025, sous des pavillons successifs, sans jamais retrouver de service
commercial régulier.
Où il est aujourd'hui
Un projet de relance sous une marque européenne a été abandonné sans
explication publique. Le navire a finalement été revendu en novembre 2025 à un
armateur chinois, pour le marché chinois, sous un quatrième nom. Une source
professionnelle à note à cette occasion qu'il s'agissait du vingt-quatrième
navire vendu par le groupe depuis la pandémie.
Cette page ne vend rien. Elle dit ou est la coque et sous quel nom, parce
que le nom continue d'être cherché et que les fiches publiées ailleurs sont
souvent périmées.
Les navires que Costa exploite encore
Le Costa Serena part pour l'Amérique du Sud. Le Costa Favolosa couvre les fjords et les Caraïbes.
Le Costa Diadema est le plus accessible de la flotte. Le Costa Deliziosa offre le meilleur ratio de
cabines avec balcon.
Une flotte réduite de moitié en six ans
Costa exploitait seize navires en 2019. Elle en exploite huit depuis la
mi-septembre 2026. Ce n'est pas un ralentissement, c'est une contraction :
sept coques ont été vendues ou transférées à d'autres marques, une a été
démolie en Turquie, et le dernier départ date de ce mois-ci.
La maison est génoise et ancienne. Fondée en 1854 dans l'huile d'olive et
le textile, passée au maritime en 1924 et au transport de passagers en 1947,
elle a été rachetée à moitié par un groupe américain en 1997, puis en
totalité en 2000. Elle appartient depuis à un ensemble de neuf marques de
croisière, où sa position s'est nettement affaiblie : trois de ses navires ont
été transférés à la marque nord-américaine du même groupe, plus rentable.
Un mot sur le 13 janvier 2012, parce qu'il n'y a aucune raison de
l'escamoter. Le Costa Concordia à heurte des rochers au large de l'île du
Giglio avec 4252 personnes à bord. Bilan : 33 morts, dont un plongeur tué
pendant le renflouement. Le commandant a été condamné à seize ans de prison.
L'industrie entière en a tire l'exercice de rassemblement obligatoire avant
l'appareillage.
Depuis le Québec
Le vol n'est pas compris au tarif de croisière, et aucun de ces parcours ne
commence ici. Selon le port d'embarquement, comptez un vol direct vers
l'Europe ou une correspondance ; pour les Caraïbes et l'Amérique du Sud, la
correspondance est presque toujours nécessaire. Arrivez la veille au minimum :
un navire de croisière part à l'heure.
Un point de droit qu'il vaut mieux lire avant qu'après. Le transporteur est
une société de droit italien ; l'entité nord-américaine n'en est que l'agent
de vente. Le contrat de passage prévoit le droit italien et les tribunaux de
Gênes, exclusivement, et invoque la Convention d'Athènes, qui plafonne la
responsabilité en cas de dommage corporel.
Rien n'établit que ce croisiériste détienne un permis d'agent de voyages au
Québec. Votre protection vient d'ailleurs : Voyages AquaTerra détient un
permis de l'Office de la protection du consommateur, et le Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages couvre votre dossier.