Transféré à une autre marque du même groupe
Le Costa Luminosa ne navigue plus pour Costa. Livré en 2009, 294 mètres,
1130 cabines, il a été transféré en septembre 2022 à la marque nord-américaine
du même groupe et remis en service sous ses couleurs en novembre 2022. Il
navigue depuis sur l'axe Australie-Alaska, au départ de Brisbane.
Ce transfert fait partie d'un mouvement plus large : trois navires Costa ont
changé de marque à l'intérieur du groupe entre 2022 et 2024, tous vers le
marché nord-américain, juge plus rentable. C'est l'un des indices les plus
nets de l'affaiblissement de la position de Costa dans son propre groupe.
Le dossier sanitaire de 2020
Ce navire porte aussi l'un des épisodes les plus lourds du début de la
pandémie, et il n'y a aucune raison de l'escamoter. En mars 2020, en
transatlantique, il a été refusé par plusieurs ports avant de débarquer ses
voyageurs à Marseille le 19 mars. Trois voyageurs descendus plus tôt à Porto
Rico ont été testés positifs, et l'un d'eux est décédé par la suite. Des
recours collectifs ont été déposés aux États-Unis.
Il ne faut pas confondre ce dossier avec celui d'un autre navire de la même
compagnie, qui a traversé la même période sans aucun cas confirme à bord. Ce
sont deux histoires distinctes.
Les navires que Costa exploite encore
Le Costa Smeralda et le Costa Toscana sont au gaz naturel liquéfié. Le Costa Pacifica et le Costa Fascinosa partagent la
classe la plus répandue de la flotte.
La maison, le groupe et le naufrage
Une maison génoise de 1854, venue de l'huile d'olive et du textile, armateur
depuis 1924, transporteur de passagers depuis 1947. Un groupe américain en a
acquis la moitié en 1997 et la totalité en 2000 ; elle y est l'une des neuf
marques de croisière.
Le fait qui compte aujourd'hui est ailleurs : la flotte est passée de seize
navires en 2019 à huit en septembre 2026. Sept coques vendues ou transférées,
une démolie. C'est la moitié d'une compagnie qui a disparu en six ans, et cela
se voit sur notre propre site, ou neuf pages sur dix-sept décrivent un navire
qui n'est plus la.
Le 13 janvier 2012, le Costa Concordia à heurte des rochers au large de
l'île du Giglio avec 4252 personnes à bord. Trente-trois personnes sont mortes,
dont un plongeur tué pendant le renflouement. Le commandant a été condamné à
seize ans de prison, confirmés en cassation. On le dit ici parce qu'un client
le lira ailleurs, et qu'il vaut mieux le lire juste.
Ce que ce voyage demande depuis le Québec
Un vol non compris au tarif, une nuit d'hôtel avant l'embarquement que nous
recommandons systématiquement, et un passeport valide. Le trajet porte-à-porte
dépasse souvent ce que la brochure laisse imaginer, surtout lorsque le port
d'embarquement demande une correspondance.
La question du recours revient chaque semaine en clientèle. Le transporteur
est une société de droit italien ; l'entité nord-américaine n'est que son
agent de vente. Le contrat prévoit le droit italien, les tribunaux de Gênes à
l'exclusion de tout autre, et la Convention d'Athènes, qui plafonne la
responsabilité en cas de dommage corporel.
La protection québécoise, elle, vient de l'agence qui vend. Rien n'établit
un permis québécois au nom du croisiériste. Voyages AquaTerra détient un
permis de l'Office de la protection du consommateur, dépose vos versements
dans un compte en fiducie, et votre dossier relève du Fonds d'indemnisation
des clients des agents de voyages.