Trois semaines de cale sèche en octobre 2026
Il faut le dire avant le reste, parce que la période est déjà en venté. Le
Queen Victoria entre en cale sèche du 17 octobre au 5 novembre
2026, chez Damen Shiprepair à Rotterdam, et reprend la mer le
7 novembre. Trois semaines pendant lesquelles il ne navigue pas.
La compagnie n'a pas précisé quelles traversées sont annulées. Si vous visez
l'automne 2026, c'est la première chose à vérifier avec votre conseiller.
Ce que les travaux changent
Le grand hall est repris, le Queens Room redessiné, les suites Grill
améliorées, et un café consacre au bien-être s'ajouté. Huit cabines Britannia
sont créées, dont trois avec des baies vitrées toute hauteur. La capacité reste
à deux mille voyageurs.
La coque
Livrée en 2007 par Fincantieri, à Marghera près de Venise. Quatre-vingt-dix
mille quarante-neuf tonneaux, deux cent quatre-vingt-quatorze mètres, deux
mille voyageurs, douze ponts. Elle partage sa série avec le
Queen Elizabeth, livré trois ans plus tard.
Le classement, et pourquoi il faut le savoir avant de réserver
C'est la particularité de cette compagnie et la source de la plupart des
déceptions quand personne ne l'explique. La catégorie de cabine que
vous réservez décide du restaurant où vous mangerez pendant toute la
croisière. Quatre rangs : Britannia, Britannia Club, Princess Grill,
Queens Grill.
Les voyageurs des Grill ont leur propre salle à manger, leur propre salon et
leur propre pont extérieur, accessibles par carte codée. Un voyageur en
Britannia ne peut pas y réserver une table, et cela ne se change pas une fois à
bord. En Britannia, le repas du soir se prend à l'un des deux services à heure
fixe, ou dans une plage horaire alignée sur le premier.
Ce n'est ni un défaut ni un piège : c'est un heritage assumé, celui des
paquebots où l'on voyageait par classés. Mais un voyageur habitué aux navires
où tout le monde mange partout doit le savoir avant de choisir sa cabine,
parce que la différence se vit trois fois par jour pendant deux semaines.
Le nombre de cabines aménagées pour le fauteuil roulant n'est
publié pour aucun navire de cette flotte. Nous le vérifions à la réservation
plutôt que d'avancer un chiffre.
Ce que le tarif comprend, et ce qu'il ne comprend pas
Le décor de grand paquebot laisse croire au tout compris. Ce n'en
est pas un. Le tarif couvre la cabine, les repas des salles à manger
et des buffets, les spectacles et les conférences. Le reste se paie.
Des frais quotidiens d'hôtellerie et de restauration s'inscrivent
automatiquement à votre compte de bord, à un taux qui varie selon la catégorie
de cabine. Ils se prépaient avant le départ et peuvent être ajustés au bureau
du commissaire une fois à bord, mais ils ne disparaissent pas d'eux-mêmes. Un
frais de service distinct s'ajoute par ailleurs aux consommations du bar et aux
soins du spa.
Les boissons alcoolisées se paient où s'achètent en forfait. Le Wi-Fi se
paie. Les excursions à terre se paient. Certains restaurants demandent un
supplément. Rien de tout cela n'est anormal dans ce segment, mais il vaut mieux
en tenir compte au moment de comparer avec une compagnie où ces postes sont
compris.
Ailleurs dans la flotte
Le Queen Mary 2 est le seul paquebot
transatlantique de la flotte, et un navire d'une tout autre échelle.
Le Queen Anne, entre en service en 2024, est le plus
récent.
Réserver depuis le Québec
Le contrat est signé avec Carnival plc, faisant affaire sous le nom de
Cunard Line, et il relève du droit maritime fédéral des États-Unis malgré le
port d'attache anglais. Le tribunal compétent change selon l'itinéraire : le
comte de Los Angeles, en Californie, pour toute croisière qui touche un port
américain, et les tribunaux de Southampton, en Angleterre, pour celles qui n'en
touchent aucun. Depuis Montréal, ni l'un ni l'autre n'est commode.
Ce contrat ne prévoit aucun arbitrage, contrairement à
plusieurs de ses concurrents : le litige se plaide devant un tribunal. En
revanche il impose une renonciation aux recours collectifs, ce qui oblige
chacun à agir seul.
Les délais sont serrés et le second l'est particulièrement. Six mois d'avis
écrit et un an pour intenter, en dommage corporel, avec quatre-vingt-dix jours
pour signifier. Mais quinze jours d'avis après la fin de la
croisière pour toute autre réclamation, et six mois pour agir. Quinze
jours. Un bagage abîmé, une escale supprimée, un service non rendu : notez la
date de votre débarquement. La responsabilité en matière de bagages est par
ailleurs plafonnée très bas; le plafond se relève avec le programme de
protection de la compagnie, et les objets de valeur ne sont pas couverts.
Le transporteur se réserve le droit d'annuler la croisière, de s'écarter des
escales prévues ou de substituer le navire, sans préavis. Rien n'établit de
permis québécois pour lui. Votre protection vient d'ici : Voyages AquaTerra
détient un permis de l'Office de la protection du consommateur, vos versements
transitent par un compte en fiducie et votre départ est couvert par le Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages.