Le navire qui porte le nom du fondateur
Richard With est l'homme qui a créé la ligne côtière en 1893. Le navire qui
porte son nom est sorti du chantier Volkswerft, à Stralsund en Allemagne, en
1993. Cent vingt et un mètres, 199 cabines dont 20 suites, refondu en 2018 puis
en 2023, avec conversion hybride à batteries en 2022. Notre inventaire porte
six cent quatre-vingt-treize dates : deux cent treize en 2026, quatre cent
quatorze en 2027 et soixante-six en 2028.
C'est, avec le Nordlys, le navire de la série qui compte le plus de suites :
vingt sur 199 cabines. Le rapport reste modeste, mais il est dix fois celui du
Kong Harald.
Une contradiction dans la page officielle
Sur l'accessibilité, le transporteur se contredit lui-même. Sa fiche annonce
deux cabines adaptées, puis en énumère quatre : les 331, 333, 335 et la suite
643. Deux toilettes accessibles se trouvent aux ponts 4 et 7. Nous ne
tranchons pas à la place du transporteur : nous signalons l'écart et nous
recommandons de faire confirmer par écrit avant de réserver pour une personne
concernée.
Deux échouements figurent au dossier. Le 5 août 2022, près de l'embouchure du
Sognefjord, à l'île d'Ytre Sula, le navire vide faisait route vers Bergen. Le 6
janvier 2009, à Trondheim, une hélice a été endommagée et un joint à fui ; cent
cinquante-trois voyageurs ont débarqué.
Les autres navires de la ligne
Le MS Kong Harald est son jumeau de la même année. Le MS Nordlys a suivi en 1994. Le MS Nordnorge vient du
chantier norvégien d'Ulsteinvik. Le MS Polarlys est hybridé depuis 2023.
La ligne côtière, et qui l'exploite vraiment
C'est une ligne de service public, créée par contrat gouvernemental en 1893
pour porter le courrier le long de la côte norvégienne. Le contrat actuel court
de 2021 à 2030 et impose la desserte quotidienne de tous les ports, le fret
obligatoire entre Tromso et Kirkenes, et une capacité minimale par navire. Le
voyage complet fait douze jours et deux mille cinq cents milles nautiques.
Onze navires assurent le service, mais ils n'appartiennent pas tous à la
même compagnie : sept à Hurtigruten, quatre à Havila Kystruten, avec alternance
des jours de départ. Un voyageur qui achète une date sans le savoir peut donc
embarquer sur un navire d'une autre compagnie que celle dont il a lu la fiche.
C'est le genre de chose qu'on préfère apprendre avant.
Compris, non compris, et selon le billet
Compris au voyage complet : les trois repas quotidiens au restaurant
principal, le the, le café filtre et l'eau. Non compris : l'alcool, les
excursions, les transferts terrestres, les vols et les pourboires. Sur ce dernier point, la marque expédition du même groupe annonce l'inverse, avec un astérisque dont la note n'est pas publiée : à vérifier avant de comparer.
Le billet port à port ne comprend pas les repas : pension complète,
demi-pension ou à la carte s'achètent à part. La cabine devient obligatoire
passe vingt-trois heures de traversée. Le Wi-Fi est annoncé de trois façons
contradictoires par le transporteur lui-même, selon la page qu'on lit ; nous
préférons le dire que de le promettre.
Avant de partir pour les aurores
La saison va du 20 septembre au 31 mars, la garantie exige un voyage d'au
moins onze jours, et elle est attachée au tarif supérieur seulement. Trois
conditions, et elles se cumulent. Un voyage plus court, un départ hors saison où
le tarif d'entrée, et il n'y a plus de garantie du tout.
Ensuite vient la définition. Est réputée observation une aurore vue depuis
le navire, consignée par les officiers de pont et annoncée aux passagers ; la
décision du navire est finale. Autrement dit, une annonce nocturne pendant que
vous dormiez suffit. Si la garantie joue, elle donne un voyage côtier classique
la saison suivante, cabine intérieure à deux lits, suites exclues, à réclamer
dans les vingt-huit jours.
Ce qui est écrit sur l'accessibilité, et ce qui manque
Ce qui est écrit : accompagnateur exige, aucun soin personnel fourni par
l'équipage, ascenseur central desservant les principales aires publiques, deux à
quatre cabines adaptées selon le navire. Le transporteur ajoute qu'il n'offre
aucune excursion conçue pour les usagers de fauteuil roulant et qu'il ne
garantit pas d'autocar à rampe.
Ce qui manque : la liste des escales où l'accès est impossible, jamais
publiée. Et la confirmation que l'ascenseur dessert tous les ponts, que le
transporteur n'affirme nulle part. Sur un de ses navires il précise même que
certains ponts extérieurs ne sont accessibles que par escalier et que la piscine
n'a pas d'ascenseur.
Le cadre juridique
Droit norvégien, tribunal de Bergen, aucun arbitrage impose. La
responsabilité en cas de dommage corporel est plafonnée selon les conventions
maritimes internationales, comme chez la plupart des transporteurs européens.
Les délais, eux, sont serrés : un an pour réclamer, deux ans en cas de dommage
corporel.
Rien n'établit qu'une entité de ce groupe détienne un permis québécois.
Voyages AquaTerra en détient un, avec le compte en fiducie et le Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages qui vont avec. Une réservation
faite ailleurs n'emporte pas cette protection.