Le seul navire de croisière qui atteint le pole Nord
Ce n'est pas une formule. Le Commandant Charcot est classé Polar Class 2, le
niveau le plus élevé jamais atteint par un navire de croisière, et il a été le
premier navire français à rejoindre le pole Nord géographique. Aucun autre
navire de tourisme au monde n'a cette capacité.
Trente mille tonneaux, cent cinquante mètres, deux cent quarante-cinq
voyageurs, cent quatre-vingts membres d'équipage, cent vingt-trois cabines.
Entre en service en 2021. Sa propulsion est hybridé électrique, alimentée en
partie au gaz naturel liquéfié, ce qui réduit sensiblement les émissions par
rapport au fioul lourd des brise-glaces classiques.
Un laboratoire à bord
Le navire porte un laboratoire scientifique où des chercheurs embarquent
pour travailler sur le climat et les régions polaires. Les voyageurs peuvent
participer à certains protocoles. Ce n'est pas de la décoration : les données
recueillies en haute latitude sont rares et coûtent cher à obtenir
autrement.
Soixante-huit dates de départ sont en venté : quinze en 2026, trente en 2027
et vingt-trois en 2028.
Le nombre de cabines aménagées pour le fauteuil roulant n'est
publié pour aucun navire de cette flotte. Nous le vérifions à la réservation
plutôt que d'avancer un chiffre.
Ce qui est compris, et la seule chose qui ne l'est pas
Cette compagnie est généreuse, et elle l'est dans un ordre qui surprend.
Les excursions à terre sont comprises. La plupart des boissons le sont aussi,
les vins de prestige exceptes. Le Wi-Fi est compris. Le minibar de la cabine
est compris. Les conférences et les animations le sont. Un majordome
accompagne les suites.
Les pourboires, eux, ne sont pas compris. C'est exactement
l'inverse de ce que la plupart des voyageurs supposent : ils s'attendent à
payer les sorties à terre et à voir les gratifications prépayées, et c'est le
contraire qui se produit. Prévoyez-le, parce que rien sur le navire ne vous le
rappellera avant la fin du séjour.
Les soins du spa se paient également. Pour le reste, la formule tient ce
qu'elle promet, et sur un itinéraire à escales nombreuses les excursions
comprises pèsent lourd dans la comparaison.
Ailleurs dans la flotte
Pour les hautes latitudes sans la glace lourde, les six
navires d'exploration suffisent souvent, et
Le Bellot ou
Le Jacques Cartier coûtent moins cher à
exploiter. La flotte compte treize unités.
Réserver depuis le Québec
Le contrat de cette compagnie est le plus favorable que nous ayons lu dans
ce secteur, et cela mérite d'être dit clairement. Le transporteur est
Compagnie du Ponant, dont le siège est avenue du Prado à Marseille, et le
contrat est soumis au droit français. Un litige se porte
devant les tribunaux français compétents.
Ce qui manque est aussi important que ce qui figure. Aucune clause
d'arbitrage. Aucune renonciation aux recours
collectifs. Les contrats américains de plusieurs concurrents imposent
les deux, ce qui oblige chaque voyageur à plaider seul devant un arbitre choisi
par le transporteur. Ici, non.
Le délai suit la même logique. Les réclamations se prescrivent par
deux ans, là où d'autres compagnies n'en accordent que quinze
ou trente jours à compter du débarquement. La Convention d'Athènes de 1974,
consolidée en 2002 et reprise par le règlement européen 392/2009, encadre la
responsabilité. Un médiateur du tourisme existe et peut être saisi.
Deux réservés d'honnêteté. La compagnie décline toute responsabilité pour
les bagages laissés sans surveillance, et elle se réserve le droit de modifier
l'itinéraire où de substituer le moyen de transport en cas de contrainte
d'exploitation. Par ailleurs, les conditions que nous avons lues sont les
conditions générales françaises : la version qui s'applique à un dossier
ouvert ici se vérifie au cas par cas. Votre protection québécoise, elle, ne
dépend pas de cela : Voyages AquaTerra détient un permis de l'Office de la
protection du consommateur, vos versements transitent par un compte en fiducie
et votre départ est couvert par le Fonds d'indemnisation des clients des
agents de voyages.