Cette page et une autre décrivent le même navire
Le River Beatrice n'existe plus sous ce nom. La coque, sortie de chantier en
2009, a été entièrement refondue et rebaptisée S.S. Beatrice
en avril 2018. Elle navigue toujours, sur le Danube, le Main et le Rhin, avec
le même équipage et le même armement. Seul le nom a changé.
Conséquence directe : notre site porte deux pages pour une seule coque, et
les deux affichent les mêmes 247 dates de départ. Vous n'avez pas le choix
entre deux navires. Vous avez le choix entre deux adresses qui mènent au même
pont. La fiche à jour est celle du S.S. Beatrice, et c'est celle-là qu'il faut lire.
Ce que la refonte a changé
La coque de 2009 mesurait déjà cent trente mètres. La refonte de 2018 à
refait les cabines, la salle à manger et les espaces communs, et modifie la
capacité : selon la source consultée, 148, 152 ou 160 voyageurs. Nous retenons
148 et nous disons pourquoi les autres chiffres circulent, plutôt que de
trancher à la place du constructeur.
Un détail qui en dit long sur la manière de faire de cette compagnie : la
fiche officielle du navire renommé ne mentionne nulle part son nom d'origine.
Un client qui a navigué à bord en 2015 et qui cherche son navire aujourd'hui ne
le trouvera pas. C'est précisément ce que cette page-ci corrigé.
Que réserver à la place
Le S.S. Maria Theresa porte le même itinéraire danubien sur une coque de la même
génération. Le S.S. Emilie est le navire du cinquantième anniversaire de la marque. Le
River Duchess couvre le Danube, le Rhin et le Main sur une jauge plus modeste.
Le modèle de propriété, et pourquoi il compte
Une partie des navires appartient à la compagnie, une autre partie est
affrétée. Depuis 2004 elle appartient elle-même à un groupe qui réunit une
vingtaine de marques de voyage, et une entente définitive de vente à des fonds
d'investissement américains a été signée le 16 juillet 2024.
Ce montage a une conséquence directe sur les pages de ce lot : une coque
peut passer d'une marque à l'autre à l'intérieur du même groupe sans jamais
être vendue, et une coque affrétée peut disparaître sans avoir jamais
appartenu à personne d'autre que son armateur.
Compris au tarif
Pourboires à l'équipage du bord. Boissons servies aux repas. Excursions
prévues à l'itinéraire, au moins une par journée de visite. Accès Internet
fourni sans garantie : la connexion dépend du réseau terrestre longe par le
fleuve, elle n'est pas fiable partout.
Restent à payer : le vol international, les taxes qui l'accompagnent, et les
pourboires aux chauffeurs d'autocar à terre. Le transfert entre l'aéroport et
le navire n'est compris que si l'aérien a été acheté auprès de la compagnie.
Acheté ailleurs, il ne l'est pas.
Ce qui est écrit, et ce qui ne l'est pas
Ce qui est écrit : un voyageur qui a besoin d'aide doit être accompagné de
quelqu un capable de la lui donner. Le fauteuil pliant est accepté, le scooter
de mobilité ne l'est pas. Un débarquement en cours de route peut être décidé
par l'équipage, et il ne donne lieu a aucun remboursement.
Ce qui n'est pas écrit : combien de cabines sont aménagées. La compagnie n'en
publie aucun nombre, pour aucun de ses navires. La déclaration d'accessibilité
affichée sur le site ne porte que sur le site web.
Où se plaide un litige, et ce que ça change
Pas au Québec. Le contrat de transport renvoie au droit suisse et au
tribunal de Rheinfelden ; l'entité canadienne, elle, renvoie à Toronto sous
permis ontarien ; l'entité américaine renvoie à Los Angeles. Aucune clause
d'arbitrage obligatoire n'est prévue, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
Une précision qui compte pour un client d'ici : le catalogue britannique de
cette marque est vendu par une société établie à Guernesey. Les protections
britanniques dont ce catalogue se réclamé ne s'appliquent pas à un dossier
ouvert au Québec. Voyages AquaTerra, elle, détient un permis québécois, avec le
compte en fiducie et le Fonds d'indemnisation qui vont avec.