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Caractéristiques techniques

  • Passagers:  154
  • Ponts:  8

En décembre 1911, un géologue australien de 29 ans quittait Hobart vers le sud pour cartographier une portion d'Antarctique que personne n'avait jamais foulée. En décembre 2025, un bâtiment flambant neuf portant son nom a largué les amarres du même port, cap sur les mêmes côtes. Aurora Expeditions n'a pas choisi Douglas Mawson par hasard : son troisième navire moderne a été conçu précisément pour rouvrir les routes australes que l'industrie avait délaissées, celles de l'Antarctique de l'Est, de la mer de Ross et des îles subantarctiques de la Nouvelle-Zélande.

Dernier-né d'une lignée entamée avec le Greg Mortimer et poursuivie avec le Sylvia Earle, le nouveau venu en reprend l'étrave inversée Ulstein X-BOW et le format compact, mais pousse plus loin le confort : piscine extérieure chauffée avec bar, deux restaurants, et surtout des hébergements individuels en trois catégories, une denrée rare qui change la donne pour les voyageurs en solo. Voici le portrait du benjamin de la flotte, encore tout frais de sa saison inaugurale.

Le Douglas Mawson en chiffres

CaractéristiqueDétail
Mise en serviceDécembre 2025
Longueur104,4 m
Ponts8
Cabines86, une douzaine de catégories dont 3 pour voyageurs en solo
Passagers154 au maximum, environ 130 en Antarctique
ÉtraveUlstein X-BOW
Voyage inauguralCôtes sauvages de la Tasmanie, décembre 2025
Terrains de jeuAntarctique de l'Est, mer de Ross, îles subantarctiques

L'expérience à bord

La mission : des itinéraires longs et lointains, et l'aménagement s'en ressent. Le théâtre de conférences et le centre de science citoyenne occupent une place généreuse : quand on passe plusieurs jours de mer entre Hobart et le continent blanc, les exposés des glaciologues, les relevés d'oiseaux marins et les ateliers de photographie deviennent le cœur du voyage plutôt qu'un divertissement d'appoint. La bibliothèque, tournée vers l'épopée des explorateurs australiens, prolonge l'immersion.

Les journées d'escale suivent la méthode Aurora : Zodiac par groupes réduits, un encadrant pour huit passagers, débarquements aussi fréquents que la météo l'autorise et politique de passerelle ouverte pour suivre la navigation dans les glaces. La jauge d'environ 130 voyageurs en zone antarctique permet à tout le monde de descendre à chaque sortie. Entre deux expéditions, le bar de la piscine chauffée s'impose comme le lieu de rassemblement le plus couru de la flotte; boire un chocolat chaud dans l'eau fumante par cinq degrés sous zéro crée des souvenirs tenaces.

Les cabines et suites

Les 86 cabines, toutes extérieures, déclinent une douzaine de configurations d'inspiration nordique.

  • Cabines individuelles avec hublot d'environ 10 m², et versions supérieures de 11 à 15 m² : trois catégories réservées aux voyageurs en solo, sans supplément prohibitif.
  • Cabines Aurora à hublot et versions supérieures pour deux occupants, près de la salle d'équipement.
  • Cabines avec balcon en catégories A, B et C, de 21 à 25 m² balcon compris, plusieurs communicantes.
  • Suites Junior et suite du capitaine aux ponts supérieurs, coin salon et vues dégagées.

L'ensemble privilégie la fonctionnalité chaleureuse : bois clairs, literie soignée, rangements pensés pour l'équipement polaire et prises multiples pour les batteries d'appareils photo.

La table

Deux restaurants se partagent le service, une première dans la flotte. La salle principale accueille tous les passagers en assise unique, place libre, autour d'une cuisine internationale robuste et bien tournée; le second espace, plus intime, propose des soirées à réservation qui brisent la routine des longues traversées. Vin et bière accompagnent le souper sans frais, les cafés se prennent au salon d'observation et le bar de la piscine sert en continu quand le pont est praticable. Les longues navigations imposent des cales bien garnies : les menus restent variés jusqu'au dernier jour, un défi logistique que peu de clients soupçonnent.

Installations et bien-être

Le pont 7 concentre la récupération : deux bains à remous face au sillage, sauna vitré, gym complet et salle de soins. La piscine extérieure chauffée, une rareté sous ces latitudes, fonctionne même en zone polaire. Les plateformes d'observation basses permettent de photographier au ras de l'eau, et la salle d'équipement avec casiers individuels rend les préparatifs de débarquement rapides. L'équipage recourt au positionnement dynamique pour préserver les fonds et récupère la chaleur de ses machines, dans la lignée environnementale de ses jumeaux.

À qui s'adresse le Douglas Mawson

Ce navire s'adresse d'abord aux voyageurs d'expédition aguerris qui rêvent des routes rares : la mer de Ross, l'Antarctique de l'Est, les îles subantarctiques aux albatros royaux. Les personnes qui voyagent seules y trouvent enfin un chez-soi à leur mesure, les passionnés d'histoire polaire un navire-hommage qui navigue sur les traces de son homonyme, et les habitués d'Aurora un confort bonifié sans trahison de l'esprit maison.

Il conviendra moins à ceux qui en sont à leur toute première croisière : les itinéraires phares comptent de nombreux jours de mer dans des eaux exigeantes, et la formule suppose d'aimer les conférences autant que les débarquements. Pour un baptême polaire plus court, la péninsule Antarctique classique depuis Ushuaia, desservie par les navires jumeaux, reste la voie douce.

Où navigue le Douglas Mawson

Le navire inaugure une offre que l'Australasie attendait : départs de Hobart et de la Nouvelle-Zélande vers l'Antarctique de l'Est et la mer de Ross, avec des expéditions de 9 à plus de 30 jours. L'itinéraire signature retrace le voyage de l'expédition australasienne de 1911 à 1914, jusqu'aux parages du cap Denison où Mawson hiverna dans les vents les plus violents du globe. Les îles subantarctiques néo-zélandaises, Snares, Auckland, Campbell et leurs colonies d'oiseaux uniques au monde, figurent aussi au programme, tout comme la Tasmanie sauvage en début de saison. Le reste de l'année, le navire rejoint les circuits classiques de la flotte selon le calendrier publié.

Les conseils de nos experts

  • Les grands itinéraires de la mer de Ross se vendent plus d'un an à l'avance; réservez tôt, surtout en occupation simple.
  • Comptez des vols vers Hobart ou la Nouvelle-Zélande avec au moins deux nuits de battement : les correspondances depuis Montréal sont longues et les bagages parfois paresseux.
  • Vérifiez que votre assurance couvre les évacuations en zone très isolée; les exigences sont plus élevées que pour la péninsule classique.
  • Le mal de mer se gère : cabine basse au centre du navire, médication entamée avant le départ, et confiance en l'étrave X-BOW pour le reste.
  • Ces expéditions australes se combinent naturellement avec un séjour en Australie ou en Nouvelle-Zélande; profitez du décalage pour arriver une semaine plus tôt.

Questions fréquentes

Qui était Douglas Mawson?

Un géologue et explorateur australien, figure de l'âge héroïque de l'exploration polaire. Son expédition de 1911 à 1914 a cartographié des pans entiers de la côte orientale et son récit de survie en solitaire, après la perte de ses deux compagnons, compte parmi les plus saisissants de l'histoire du continent.

En quoi la mer de Ross diffère-t-elle de la péninsule Antarctique?

La péninsule se rejoint en deux jours de mer depuis Ushuaia; celle-ci demande une expédition au long cours depuis l'Australasie, avec en récompense la grande barrière de glace, les cabanes historiques de Scott et Shackleton et des sites que quelques centaines de personnes visitent par année.

La formule convient-elle aux voyageurs en solo?

Oui, mieux que la plupart : trois catégories individuelles évitent le supplément habituel, et l'ambiance de petites tablées facilite les rencontres.

Quelles activités optionnelles sont proposées?

Kayak de mer et, selon les itinéraires, sorties spécialisées de photographie. L'offre varie selon les zones; la raquette et le camping dépendent des autorisations propres à chaque région visitée.

Quelle est la meilleure période pour ces régions lointaines?

La fenêtre est courte : janvier et février, quand la banquise se desserre assez pour atteindre la grande barrière et les sites historiques. Les départs vers les archipels néo-zélandais s'étalent un peu plus largement sur l'été austral, de novembre à mars.

Ces routes australes demandent plus de préparation qu'une croisière ordinaire, et c'est exactement le genre de dossier que les conseillers de Voyages AquaTerra aiment monter : vols, assurances, choix de cabine et extensions en Océanie. Parlez-nous de votre projet, nous tracerons la route ensemble.

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