Une coque de Patagonie devenue navire des Galápagos
Le Santa Cruz II est sorti du chantier ASENAV de Valdivia, au Chili,
en 2002. Il portait alors le nom de Mare Australis et promenait des
voyageurs dans les canaux de Patagonie, là où le vent se lève sans
prévenir. Sa carène a été dessinée pour ces eaux. Elle mesure 71 mètres,
jauge 2 664 tonneaux et navigue aujourd'hui sous pavillon équatorien, à
une vitesse de croisière d'environ 13 nœuds. La refonte de 2021 a revu
les intérieurs en laissant intact ce qui fait la valeur du navire, une
coque taillée pour la mer formée.
Le navire appartient à Metropolitan Touring
La distinction compte au moment de réserver. Metropolitan Touring,
maison équatorienne, possède et exploite le Santa Cruz II.
Tauck y achète de la place et l'associe à
son programme depuis 1998. Vous partagerez donc le navire avec des
voyageurs venus par d'autres enseignes. Tauck l'écrit dans sa propre
documentation, et nous préférons vous le dire avant le départ plutôt
que sur la passerelle.
Ce que Tauck ajoute, ce sont ses excursions réservées à ses clients
et un directeur de voyage pour environ quarante d'entre eux. La même
coque se vend aussi sous l'enseigne
HX, ce qui explique que le même navire
apparaisse à deux endroits quand on le cherche en ligne.
Cinquante cabines pour quatre-vingt-dix voyageurs
Cinq ponts, cinquante cabines, toutes avec fenêtre extérieure,
climatisation réglable et coffret de sûreté. Metropolitan Touring les
répartit en quatre catégories : deux cabines Voyager pensées pour le
voyageur seul, quarante-trois cabines Explorer, deux cabines Explorer
Famille et trois suites Darwin. Trente-six cabines communiquent entre
elles, ce qui règle la question des familles sans obliger personne à
dormir à l'autre bout du navire.
Les espaces communs tiennent en peu de mots : un salon d'observation
avec bar, un bar sur le pont supérieur, une bibliothèque, une salle
d'exercice, une boutique et deux bains à remous. Un officier médical
demeure joignable en tout temps.
Ce qui se passe dans l'eau
Le navire embarque un bateau à fond de verre, des kayaks et des
planches à pagaie. L'équipement de plongée en apnée et les combinaisons
isothermiques voyagent à bord et sont mis à votre disposition. Les
débarquements se font en pneumatique, souvent les pieds dans l'eau.
C'est la façon normale de toucher terre aux Galápagos, et cela suppose
d'enjamber le boudin d'une embarcation qui bouge.
Ce que la réglementation impose
L'archipel est un parc national et une réserve marine. Chaque
visiteur acquitte un droit d'entrée à l'arrivée, en argent comptant, et
se procure une carte de contrôle de transit avant l'embarquement à
Quito ou à Guayaquil. À terre, les groupes restent encadrés par des
guides naturalistes certifiés par le parc, et les sentiers se
parcourent en file, entre les balises. Ces règles expliquent la petite
taille des navires autorisés et le rythme soutenu des journées.
Ce que nous n'avons pas pu établir
Le nombre de guides naturalistes embarqués varie selon la source, de
quatre à sept. La documentation publique reste muette sur l'existence
d'une cabine adaptée au fauteuil roulant et sur la présence d'un
ascenseur desservant les cinq ponts. Un voyageur à mobilité réduite a intérêt à poser la question
avant de réserver. Nous la poserons pour lui.
À qui ce navire convient
Il convient au voyageur curieux qui accepte un programme dense, des
réveils tôt et deux sorties par jour. Il conviendra moins à qui cherche
un grand navire, un casino, un spectacle en soirée ou la liberté de
rester à bord une semaine sans rien faire. Les Galápagos se visitent en
marchant et en nageant.
Pour comparer les façons de voir l'archipel, voyez
Lindblad Expeditions et le
Celebrity Flora.