Soixante-cinq nuits de Tokyo à Buenos Aires
Le Costa Serena est entre en service en mai 2007. 289 mètres, 1507 cabines,
3014 voyageurs en occupation double. C'est le plus ancien des quatre navires
de sa classe, et il vient de sortir d'une refonte de dix-huit jours menée en
Chine à l'automne 2025 : nouvelle aire de restauration, restaurant à menus
signes, pizzeria, comptoir à sushis, ponts-piscines et suites entièrement
repris. C'est le dernier navire d'un programme de revitalisation étale sur
cinq ans.
Le point à vérifier reste celui de la classe : moins de quarante pour cent
des cabines ont un balcon.
La croisière la plus vendable de la flotte
Ce navire termine une décennie en Asie de l'Est à l'automne 2026, avec
Taïwan, la Corée et le Japon. Puis il quitte la région par une croisière de
repositionnement de soixante-cinq nuits : départ de Tokyo le 18 octobre 2026,
vingt-quatre escales dans quinze pays, arrivée à Buenos Aires.
Suivent l'Amérique du Sud de décembre 2026 à avril 2027, avec Rio,
Montevideo et Buenos Aires, puis la Méditerranée à partir de mai 2027. Deux
cent cinquante-sept dates de départ figurent chez nous.
Les autres navires de la flotte
Le Costa Pacifica et le Costa Fascinosa partagent exactement sa coque. Le Costa Favolosa aussi, avec un
programme nordique. Le Costa Diadema est le plus accessible de la flotte.
La compagnie, et ce qui lui est arrivé
Seize navires en 2019, huit aujourd'hui. La moitié de la flotte est partie
en six ans : vendue à des compagnies américaines, chinoises ou britanniques,
transférée à d'autres marques du même groupe, ou découpée dans un chantier de
démolition turc. Sur nos dix-sept pages Costa, neuf décrivent un navire que la
compagnie n'exploite plus.
Costa est née à Gênes en 1854, dans le commerce de l'huile d'olive. Elle
arme des navires depuis 1924 et transporte des passagers depuis 1947. Un
groupe américain en a pris la moitié en 1997 et la totalité en 2000. Elle est
aujourd'hui l'une des neuf marques de croisière de cet ensemble, et sa
position y a faibli.
Le naufrage du 13 janvier 2012 au large de l'île du Giglio a fait 33 morts
sur 4252 personnes à bord, dont un plongeur tué pendant le renflouement. Le
commandant a été condamné à seize ans de prison. C'est de ce naufrage que
vient l'exercice de rassemblement obligatoire avant l'appareillage, sur tous
les navires de croisière du monde.
Le tarif, poste par poste
Compris : la traversée, la cabine, les repas des restaurants principaux et
du buffet, les spectacles, l'animation, le club enfants et les taxes
portuaires. Les transferts ne le sont que s'ils font partie du forfait
acheté.
Non compris : le transport aérien, l'assurance, les boissons hors repas,
les excursions, les restaurants de spécialité, les soins et la blanchisserie.
Un forfait boissons existe et se prend à l'avance ou à bord.
Le frais de service hôtelier mérite un paragraphe à lui seul. Il est ajouté
chaque jour au compte de bord, automatiquement, et le contrat nord-américain
le qualifie d'obligatoire. Le montant dépend de l'âge du voyageur et de la
région du monde. Il se fait ajuster à la réception, pendant la croisière
uniquement : après le débarquement, aucune modification n'est possible.
La vie à bord, sans emballage
Ce navire est un hôtel flottant plutôt qu'une destination. On descend à
terre tous les jours, on rentre pour le souper, et la soirée commence tard.
C'est un format européen, et il convient très bien à qui veut être en Europe
des le navire. Il convient mal à qui cherche l'animation continue d'une
compagnie nord-américaine.
Les points qui déroutent, dits franchement : annoncés successives en
plusieurs langues, buffet du soir à l'heure européenne, tolérance au tabac
plus large qu'ici, programme de journée réduit, et un service plus distant que
sur une compagnie américaine. En échange, le rapport équipage-voyageurs
avoisine un pour trois, le catalogue d'excursions dépasse deux mille options,
et les restaurants de spécialité dépassent régulièrement les attentes.
L'accessibilité demande une précaution. Aucun tableau officiel des cabines
adaptées n'est publié navire par navire ; les chiffres disponibles viennent de
plans de pont lus par des tiers. Ils sont indicatifs, non contractuels, et
toute réservation pour un voyageur en fauteuil se valide auprès de la
compagnie avant le dépôt.
Partir du Québec
Le transport aérien se réserve séparément. Depuis Montréal, Rome, Barcelone
et Athènes se rejoignent en vol direct une partie de l'année ; Savone, Gênes,
Kiel, Hambourg et les ports des Caraïbes demandent une correspondance. Une
nuit d'hôtel avant l'embarquement n'est pas un luxe, c'est la marge qui absorbe
un retard de bagage.
Sur le recours, la situation mérite d'être dite clairement. Le transporteur
est italien, le contrat prévoit le droit italien, et les tribunaux compétents
sont ceux de Gênes, à l'exclusion de tout autre. Le contrat invoque aussi la
Convention d'Athènes, qui plafonne la responsabilité en cas de dommage
corporel. Ce n'est pas propre à cette compagnie : la plupart des croisiéristes
européens ont des clauses équivalentes.
Rien n'établit un permis québécois au nom du croisiériste. Voyages
AquaTerra détient ce permis : compte en fiducie, Fonds d'indemnisation des
clients des agents de voyages, et un seul dossier pour le vol, la croisière,
l'hôtel et l'assurance.