Un échouement contre les ordres du capitaine
Le 9 mai 2007, à Svartsundet, le Trollfjord s'échoué. L'enquête établit que
le second capitaine, officier de quart, à engage le navire dans un détroit
étroit à marée basse contre les ordres du capitaine. Dix ans plus tard, le 29
mars 2017, il aborde le quai de Risoyhamn : dommages sérieux au quai et à la
coque, brèche à l'étrave au-dessus de la ligne de flottaison, tôles arrachées,
navire immobilisé jusqu'au 12 avril.
Ces deux épisodes appartiennent à l'histoire du navire et une fiche honnête
les porte. Le Trollfjord d'aujourd'hui a été refondu en 2023, avec conversion
hybride à batteries, et il appartient à la flotte Signature : il ne fait plus
partie des navires du contrat côtier.
Le navire, et ce que Signature veut dire
Cent trente-cinq mètres, 270 cabines dont 21 suites, sorti du chantier Fosen
Mek. Verksteder à Rissa en 2002. Notre inventaire porte cent quarante-six dates :
vingt-trois en 2026, cent deux en 2027 et vingt et un en 2028. C'est peu
comparativement aux navires côtiers, et c'est normal : la flotte Signature
navigue hors de la ligne contractuelle, sur des programmes plus courts et moins
fréquents.
Les capacités publiées divergent fortement : cinq cents voyageurs selon le
transporteur, huit cent vingt-deux selon une base spécialisée. L'écart tient à
la différence entre couchettes de croisière et certificat total, passagers de
pont compris. Quatre cabines sont aménagées pour le fauteuil roulant : les 614,
616, 619 et 625.
Les autres navires
Le MS Midnatsol est son jumeau de la flotte Signature. Le MS Nordkapp et le MS Nordnorge assurent la
ligne côtière contractuelle. La page de la flotte au complet les réunit.
Le contrat qui commande tout
Entre 2021 et 2030, l'État norvégien confie la ligne côtière à deux
armateurs. Le contrat fixe les escales, l'heure de passage, le fret obligatoire
au nord de Tromso et la capacité minimale de chaque navire. Il interdit le
fioul lourd et impose le branchement à quai. C'est un service de transport que
l'on peut acheter comme une croisière, ce qui n'est pas la même chose.
Deux conséquences concrètes. La première : trente-quatre escales vers le
nord et trente-trois vers le sud, dont plusieurs de quinze minutes et huit aux
petites heures. La seconde : Havila Kystruten assure quatre des onze navires et
alterne les jours de départ avec Hurtigruten. La date détermine la compagnie,
et donc le navire.
Ce que couvre le tarif
La pension complète sur le voyage complet, avec le the, le café filtre et
l'eau. Rien d'autre n'est automatique. L'alcool se paie, les excursions se
paient, les transferts et les vols aussi, et les pourboires restent à votre charge : ils ne sont pas compris, alors que la marque expédition du même groupe annonce l'inverse sans en publier les conditions.
Attention au billet de segment, vendu port à port : c'est du transport, les
repas n'y sont pas compris, et la cabine n'est obligatoire qu'au-delà de
vingt-trois heures. Le choix de l'emplacement n'existe pas et les suites ne s'y
vendent pas. Le Wi-Fi, enfin, est décrit de trois manières différentes par le
transporteur selon la page : nous ne nous engageons sur aucune.
Aurores boréales : lisez les conditions, pas l'affiche
Le ciel ne se commande pas, et la garantie offerte par le transporteur ne
change rien à la météo. Elle exige onze jours de voyage au minimum, un départ
entre le 20 septembre et le 31 mars, et le tarif supérieur. Le tarif d'entrée
n'y donne pas droit.
Et elle s'éteint des qu'une aurore a été consignée par les officiers de pont
et annoncée à bord, même si vous dormiez, même si elle était faible. La décision
du navire est finale. La compensation, quand elle s'applique, est un voyage
côtier classique la saison suivante en cabine intérieure à deux lits, à réclamer
dans les vingt-huit jours suivant le retour. Votre conseiller vous explique
laquelle de ces conditions s'applique à votre départ.
L'accessibilité, sans arrondir
Deux à quatre cabines adaptées par navire, sur des unités qui en comptent
deux cents ou plus. Accompagnateur exige. Aucun soin personnel de la part de
l'équipage : ni toilette, ni habillage, ni repas, ni levage, ni déplacement
entre la cabine et les espaces communs.
Le transporteur déclare n'offrir aucune excursion conçue spécifiquement pour
les usagers de fauteuil roulant, et il ne garantit pas d'autocar à rampe : il
faut pouvoir monter seul. Aucune liste d'escales inaccessibles n'existe
publiquement. Votre conseiller pose chaque question au fournisseur, par écrit,
avant de réserver.
Pourquoi passer par une agence d'ici
Parce que le contrat vous lié à une société norvégienne, sous droit
norvégien, devant le tribunal de Bergen. Il n'y a pas d'arbitrage impose, mais
il y a des délais courts : un an pour la plupart des réclamations, deux ans pour
un dommage corporel. Un voyageur rentre chez lui et occupe à autre chose peut
être forclos sans s'en rendre compte.
Rien n'établit de permis québécois pour ce transporteur. Voyages AquaTerra
en détient un, avec compte en fiducie et Fonds d'indemnisation des clients des
agents de voyages. Et quelqu un qui répond quand une correspondance saute la
veille du départ, ou quand la date réservée correspond à l'autre compagnie du
contrat.