MSC Lirica : l'Adriatique en petit comité, sur un navire allongé de 24 mètres
Le MSC Lirica est un navire de 65 591 tonneaux qui fait 274,9 mètres sur 28,8, avec 13 ponts dont 9 sont ouverts aux passagers. Il aligne 988 cabines et transporte 1 984 croisiéristes en occupation double, jusqu'à 2 648 à pleine capacité, servis par quelque 721 membres d'équipage. Sorti des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire en 2003, il a été le premier navire jamais commandé neuf par la compagnie et il donne son nom à sa classe. Pour l'été et l'automne 2026, son port d'attache principal est Venise-Marghera, avec Ancône en relais.
Une coque de 2003 qui a gagné 24 mètres en 2015
La moitié des sites de croisière publient encore ses dimensions d'avant : 251,25 mètres et un peu plus de 58 000 tonneaux. Du 31 août au 9 novembre 2015, il a rejoint le chantier Fincantieri de Palerme dans le cadre du programme Renaissance. Sa coque a été sciée en deux, puis un tronçon neuf de 24 mètres a pris place au milieu : 193 cabines passagers de plus, 59 cabines d'équipage et un parc aquatique. Il reste tout de même moins chargé que le MSC Opera, bâti sur la coque identique avec 1 070 cabines : à surface de salons égale, le Lirica demeure le moins dense du quatuor. Sa dernière remise à niveau intérieure remonte à 2021 et il a repris la mer depuis Le Pirée en avril 2022. Aucun passage au bassin n'est prévu pour 2026 ni 2027, alors les moquettes et les salles de bain que vous verrez auront cinq ans d'usure.
Où il navigue, et pourquoi le mot Venise mérite une précision
Pendant l'été et l'automne 2026, il enchaîne des boucles de huit jours vers le Monténégro et les îles grecques, au départ d'Ancône et de Venise, puis bascule sur Split en novembre et décembre pour des itinéraires de onze à douze jours. En 2027, il ouvre l'année en Méditerranée orientale depuis Bari, Le Pirée et Istanbul, revient en Adriatique d'avril à octobre, puis descend vers Barcelone, Marseille, Gênes, Valence et Civitavecchia pour les deux derniers mois. Le détail qui sauve une journée de vacances : on embarque à Marghera, un terminal de terre ferme situé à 30 ou 45 minutes de route du centre historique. Réservez la nuit d'hôtel à Mestre plutôt qu'à deux pas de la place Saint-Marc.
Le MSC Yacht Club n'existe pas sur ce navire
La copie générique de MSC Croisières laisse souvent croire le contraire, et c'est la déception la plus facile à éviter. Le carré privé, l'ascenseur réservé, le majordome et la salle à manger fermée se trouvent sur la quasi-totalité de la flotte, jamais sur le MSC Lirica ni sur ses trois jumeaux : ce sont les quatre seuls navires MSC sans Yacht Club. L'écart se creuse même, puisque la génération suivante reçoit son enclave de 63 suites navire par navire depuis la fin de 2025. Ici, la meilleure carte s'appelle Aurea : elle ouvre le spa thermal, un solarium à part et un horaire de repas souple. C'est confortable, ce n'est pas une suite avec majordome.
Le service en six langues, l'argument numéro un pour un Québécois
MSC travaille en italien, en anglais, en français, en allemand, en espagnol et en portugais brésilien. Annonces, programme du lendemain glissé sous la porte, papiers laissés en cabine : tout suit cet ordre, ajusté selon la composition réelle des passagers. En Adriatique, les francophones sont assez nombreux pour que leur langue remonte tôt dans la liste. Peu de compagnies offrent cela d'office, et sur une semaine cela compte davantage qu'un décor de cabine. Le revers : la même annonce répétée cinq ou six fois finit par lasser.
Deux navires à mettre en balance avec le MSC Lirica
Le MSC Sinfonia est la même coque, sortie de cale sèche en mars 2024 à Malte, la plus fraîche des quatre si l'état des cabines pèse dans votre choix. Le MSC Musica est le cran juste au-dessus, commandé neuf lui aussi et exploité depuis 2006 avec 2 550 passagers en occupation double : assez grand pour élargir le choix à table, assez petit pour garder cette Méditerranée sans cohue que vous êtes venu chercher ici.
À qui le MSC Lirica ne convient pas
À celui qui achète un navire pour ce qu'il y a dessus. Le MSC Lirica offre un seul grand théâtre, une poignée de restaurants et un buffet sous-dimensionné pour sa capacité réelle, que les files du midi confirment. Le spa et le gymnase sont exigus, les cabines mesurent moins que celles des navires bâtis après 2015, et les avis reprochent régulièrement un décalage entre le service des bars et l'heure des spectacles. Un adolescent élevé aux publicités de glissades en fera vite le tour. Un couple venu pour les ports grecs, les vieilles villes et un navire qu'on traverse en trois minutes y sera exactement à sa place.