Sapphire Princess : il embarque au port de Québec cet automne, à trois heures de route de Montréal
Le Sapphire Princess jauge 115 875 tonneaux et mesure 290 m de long, 48 m de large hors tout. Il compte 16 ponts, dont 13 accessibles aux passagers, et 1 339 cabines, dont 522 avec balcon et 27 adaptées au fauteuil roulant. Il embarque environ 2 678 passagers en occupation double, jusqu'à près de 3 214 tous lits occupés, avec 1 100 membres d'équipage, soit un pour environ 2,4 passagers. Construit chez Mitsubishi Heavy Industries à Nagasaki et entré en service en 2004, il a été baptisé à Seattle le 10 juin 2004. À l'automne 2026, il embarque au port de Québec et à Boston, avant de passer l'année suivante entre Tokyo, Singapour et l'Australie.
Trois départs du port de Québec, sans avion et sans douane américaine à l'aller
Rien d'autre dans la flotte n'offre ça. Après une traversée depuis Copenhague, le Sapphire Princess fait des croisières de 10 et 11 jours entre Boston et Québec, avec des départs du port de Québec le 14 septembre, le 4 octobre et le 23 octobre 2026 et des départs de Boston les 3 et 23 septembre et le 13 octobre. Le départ du 23 octobre quitte Québec pour Fort Lauderdale en 15 jours, ce qui règle la question du vol de retour d'un seul coup. Un client montréalais roule trois heures, stationne, embarque, et c'est tout. En saison des couleurs, un balcon vaut son pesant d'or dans le fjord du Saguenay, et les excursions de Saguenay et de Charlottetown se remplissent tôt. Le long du Saint-Laurent, le réseau cellulaire canadien reste souvent accessible en escale, ce qui n'arrive pas en Asie.
C'est lui, la coque qui a brûlé à Nagasaki
Un incendie a ravagé en octobre 2002 une coque en construction chez Mitsubishi, et la version qui circule se trompe de navire. Les sources divergent : CruiseMapper désigne la coque du Sapphire, Wikipédia celle du Diamond. Nous retenons la lecture de Wikipédia, corroborée par les numéros IMO attribués à la commande, le 9228186 pour le Sapphire et le 9228198 pour le Diamond Princess. C'est donc la coque qui devait s'appeler Diamond Princess qui a brûlé, elle a été reconstruite, et c'est elle qui navigue aujourd'hui sous le nom de Sapphire Princess. Le nom Diamond est allé à la coque jumelle que le feu n'a jamais atteinte. Ces deux navires restent les seuls Princess construits au Japon.
Rénové en octobre 2025, ce que son jumeau n'a pas
Le Sapphire Princess est sorti de cale sèche en octobre 2025 chez Vigor, à Portland en Oregon, alors que la dernière grande cale sèche du Diamond Princess remonte à janvier 2019. Deux tables se sont ajoutées : le Crown Grill et le Makoto Ocean, installé au pont 7 à la place de l'ancien café Internet, où le chef Makoto Okuwa propose entre autres un saumon à la truffe et un tartare de toro. Le navire a gagné un restaurant et perdu un espace public : c'est un échange, pas un gain net. La refonte de 2018 à Singapour avait déjà revu le complexe bien-être et créé la catégorie Club Class Mini-Suite, qui donne accès à une section de salle à manger réservée : le meilleur compromis du bord pour éviter les files.
Après le Saint-Laurent, il part loin et il y reste
Le 6 novembre 2026, il traverse de Fort Lauderdale à Los Angeles en 17 jours par le canal de Panama, puis part de Los Angeles le 22 novembre pour Tokyo en 21 jours. En 2027, c'est l'Asie presque à l'année : Singapour et Tokyo en croisières de 15 à 43 jours jusqu'à la fin février, Tokyo en aller-retour du 6 mars au 14 septembre, puis l'Australie et la Nouvelle-Zélande à compter du 28 septembre. Depuis Montréal, comptez une correspondance et de 15 à 18 heures vers Tokyo, et plus de 22 heures vers Singapour. Ces longues croisières font grimper le compte de jours du Captain's Circle de Princess Cruises à vive allure : le rabais Wi-Fi arrive au niveau Ruby, à trois croisières ou trente jours, la buanderie sans frais et le débarquement prioritaire au Platinum, à cinq croisières ou cinquante jours. Le médaillon, lui, ouvre la cabine, paie et fait livrer où que vous soyez, au prix d'une localisation permanente à bord qui déplaît à certains.
Deux navires à comparer avec le Sapphire Princess
Le Coral Princess est plus petit et plus dépouillé, mais il part de Vancouver, de New York et de Fort Lauderdale, et il fait le tour du monde 2027. L'Island Princess reste le choix de qui veut traverser le canal de Panama au complet plutôt que longer le Saint-Laurent.
À qui le Sapphire Princess ne convient pas
À qui tient au balcon sans réserver tôt : 522 cabines sur 1 339 seulement en ont un, soit un peu moins de 40 pour cent du navire. À qui cherche du neuf, aussi. Trois cales sèches depuis 2018 n'ont pas changé la structure ni les salles de bain de cabine, qui restent celles de 2004, et il n'y a ici ni passerelle de verre suspendue ni dôme vitré. Aux familles, enfin : Camp Discovery est là, mais sur une croisière Québec-Boston de 10 jours en octobre, votre enfant sera probablement seul de son groupe d'âge.