Sun Princess : le dôme de verre, le GNL, et un 2027 à faire confirmer
Le Sun Princess jauge 177 882 tonneaux, que Princess arrondit à 175 000, pour 345 mètres sur 47, 20 ponts dont 16 ouverts aux passagers et 2 162 cabines. Il loge 4 320 passagers en occupation double, jusqu'à 5 189 toutes couchettes sorties, avec 1 550 membres d'équipage. Fincantieri l'a livré à Monfalcone le 14 février 2024. Tête de la classe Sphere, il passe l'été 2026 en Méditerranée depuis Barcelone, Civitavecchia-Rome et Le Pirée. Rien à voir avec le Sun Princess de 1995, devenu Pacific World.
La Sphere est un vrai dôme de verre
Le dôme géodésique qui nomme la classe coiffe les ponts 17 et 18 : piscine sous verrière le jour, bassin recouvert le soir pour du cirque aérien et des concerts aux chandelles. Plus bas, le Piazza sur trois étages s'ouvre sur la mer par une façade entièrement vitrée, rupture nette avec l'atrium aveugle de la classe Royale. Les grandes productions passent au Princess Arena, deux ponts, plus de 1 000 places, scène reconfigurable.
Le GNL : ce qu'il règle, ce qu'il ne règle pas
Premier Princess à bicarburation, GNL et diesel marine. Le gain est réel et il est local : oxydes de soufre et particules fines quasi supprimés, oxydes d'azote en forte baisse, donc un air bien meilleur à quai. Le reste demande de la franchise. Le GNL reste une énergie fossile, les moteurs bicarburants relâchent du méthane imbrûlé bien plus réchauffant que le CO2, et le soutage manque dans bien des ports, si bien qu'il brûle du diesel une partie du temps. Le gain climatique est modeste.
Quelle cabine, et les rondes de l'arrière sans nom publié
La Sanctuary Collection tient l'arrière des ponts 15 et 16 avec 215 cabines, dont 80 suites, table, salon et piscine réservés. La Signature Collection couvre les suites Signature, Sky, Owner's et Penthouse. Les cabines d'angle arrière de ces ponts portent des balcons arrondis en porte-à-faux au-dessus du sillage, et Princess ne leur donne aucun nom de catégorie public : demandez-les par leur pont et leur angle. Sinon, un balcon des ponts 11 ou 12 reste le meilleur compromis.
Ce qui a déçu en 2024, et ce qui n'a pas bougé
La circulation : services massés au centre, ascenseurs saturés, aucun tour de pont complet dehors. La table : la salle sur trois ponts a mal fonctionné à l'ouverture, au point que Princess a remanié plusieurs adresses dès septembre 2024; la part payante reste élevée. Le pont piscine : trois bassins modestes pour 4 320 personnes, la seule eau calme étant celle du Sanctuary. Le Rollglider annoncé à Park19 n'a jamais ouvert. Le Star Princess a reçu des retouches, pas une refonte.
Méditerranée, puis la Floride, et un 2027 à valider
La saison 2026 tient sur des boucles de 8, 15 et 22 jours depuis Barcelone, Civitavecchia-Rome et Le Pirée, puis deux traversées vers Fort Lauderdale, le 24 octobre en 23 jours et le 31 octobre en 16, avant les Caraïbes à Port Everglades. Pour 2027, l'hypothèse au dossier est Caraïbes jusqu'à la mi-mars, traversée fin mars, Méditerranée d'avril à octobre, Floride début novembre. Cette année-là est à confirmer : deux relevés de la même source se contredisent, l'autre décrivant une année presque entièrement caraïbe.
Le Medallion, le Captain's Circle, la classe Voyager
Le Medallion se porte sur soi : la porte s'ouvre à l'approche et la commande OceanNow vous suit jusque sous la Sphere. Ce qui agace : formalités dans l'application avant le départ, position suivie en permanence à bord. Chez Princess Cruises, le Captain's Circle compte les croisières ou les jours en mer, le palier Platinum étant le premier vraiment utile. La classe s'arrête à deux navires : les trois coques commandées à Fincantieri en avril 2026 forment la classe Voyager, annoncée pour 2035, 2038 et 2039.
Deux navires à comparer avec le Sun Princess
Le Regal Princess porte le SeaWalk, la passerelle de verre que la classe Sphere n'a pas reprise. Le Royal Princess ouvre la génération d'avant, 142 714 tonneaux contre 177 882, moins de monde à bord et plus d'inclus à table.
À qui le Sun Princess ne convient pas
À qui marche son tour de pont dehors chaque matin. À qui fuit la foule sans vouloir payer une cabine Sanctuary pour trouver un transat au calme. À qui s'en tient à l'inclus, mieux servi sur une coque de classe Royale. Et à qui le choisit pour son empreinte : le GNL améliore l'air du port, beaucoup moins le climat.