Coque jumelle, lancée la même année
L'Emerald Star est sorti du même chantier néerlandais que sa jumelle, en
2014 lui aussi. Cent trente-cinq mètres, 91 cabines, 180 voyageurs, pavillon
maltais. Il couvre le Rhin, le Main et le Danube. Notre inventaire compte cent
quatre-vingt-trois départs, trente-cinq en 2026 et cent quarante-huit en
2027.
La piscine intérieure chauffée se transforme en cinéma le soir, plancher
télescopique et toit de verre escamotable. L'ascenseur dessert les trois ponts
de cabines mais ne monte pas au pont soleil.
Ce que les avis relèvent
Deux critiques reviennent assez souvent pour mériter d'être dites avant la
vente plutôt qu'après. La première : peu de divertissement en soirée et peu de
conférences à bord. Ce n'est pas un navire de spectacles, et cela convient à
qui cherche le calme, moins à qui attend une programmation.
La seconde : les escales durent souvent une demi-journée. C'est la logique
du fluvial, où le navire avance la nuit et pendant les repas, mais elle laisse
peu de temps libre dans les villes. À dire honnêtement à un client qui veut
flâner.
Comme sur toute la série, aucune refonte n'a été publiée depuis 2014.
Les autres navires de la flotte
Le Emerald Sky est sa coque jumelle. Le Emerald Dawn tient le Danube. Le Emerald Destiny date de 2017. Le Emerald Sun
couvre le Rhin et la Moselle.
À qui appartiennent ces navires
Au groupe qui les vend. C'est assez rare dans le secteur pour être dit :
la marque appartient à un groupe australien privé qui possède ses coques et,
depuis 2020, son propre constructeur naval. Les navires fluviaux sortent de
chantiers néerlandais et roumains ; les yachts sortent d'un chantier vietnamien
que le groupe qualifie de sien.
La raison donnée par le groupe est simple : un chantier sous contrat
préfère reproduire ses modelés, pas construire sur mesure. En possédant l'outil,
on contrôle la finition. Cela distingue nettement cette flotte de celles qui
affrètent leurs coques à un armateur tiers, lequel peut les reprendre.
Ce qui est compris, et le piège du catalogue britannique
Sont compris : les pourboires à l'équipage de bord, aux guides et aux
chauffeurs ; la bière, le vin et les boissons gazeuses au dîner comme au
déjeuner ; au moins une excursion par journée de visite ; l'accès à Internet,
sans garantie de performance ; et les vélos électriques à bord des navires
fluviaux.
Voici le piège. Le catalogue britannique de cette marque comprend le vol
international et les transferts. Le produit vendu ici ne les comprend pas.
Les deux offres portent le même nom et n'ont pas le même contenu : ne
transposez jamais une inclusion lue sur un site européen. Votre conseiller
construit la partie aérienne avec vous.
Accessibilité : ce qui est publié et ce qui ne l'est pas
La compagnie exige qu'une personne ayant besoin d'aide voyage avec un
accompagnateur physiquement apte. Elle n'accueille que les fauteuils roulants
pliants et juge les scooters de mobilité inadaptés. Elle prévient que les
portes de cabine et de salle de bain peuvent ne pas laisser passer un fauteuil
standard.
Sur le nombre de cabines aménagées, rien n'est publié pour les navires
fluviaux. Sur les yachts, deux sources indépendantes établissent qu'il n'y en a
aucune. Une contrainte physique s'ajoute : quand deux ou trois navires
s'amarrent à couple, les passagers du navire extérieur traversent des
passerelles étroites et empruntent des escaliers, sans préavis.
Réserver ce voyage depuis le Québec
L'entité qui signe le contrat de voyage est établie en Australie, et rien
n'établit qu'elle détienne un permis québécois. Votre protection vient donc
d'ici : Voyages AquaTerra détient un permis de l'Office de la protection du
consommateur, vos versements transitent par un compte en fiducie, et le Fonds
d'indemnisation des clients des agents de voyages couvre votre dossier selon la
loi.