Deuxième génération, sorti d'un autre chantier
L'Emerald Sun date de 2015 et vient du chantier Den Breejen, à
Hardinxveld-Giessendam, aux Pays-Bas, là où les deux premières coques de la
série venaient de Lobith. Même gabarit : cent trente-cinq mètres, quatre ponts,
91 cabines, 180 voyageurs, treize noeuds. Le nombre de cabines varie de 91 à 92
selon la source ; nous retenons le chiffre commercial.
Pavillon maltais, Rhin, Moselle et Danube, avec les itinéraires classiques
d'Amsterdam à Bâle et leurs prolongements danubiens. Notre inventaire compte
cent cinquante-sept départs, vingt-huit en 2026 et cent vingt-neuf en 2027.
Ce qu'il faut savoir avant de choisir sa cabine
Le balcon annonce sur les catégories supérieures est une baie vitrée dont la
moitié haute descend au bouton. Il n'y a pas de plancher : on ouvre la cabine,
on n'en sort pas. Les cabines du pont inférieur, en position basse, ont une
fenêtre fixe qui ne s'ouvre pas du tout.
Un passager a signalé que la baie descendante ne ferme pas hermétiquement :
en saison, les insectes entrent. C'est un détail, mais il se dit avant plutôt
qu'après.
La piscine intérieure devient cinéma le soir. L'ascenseur ne monte pas au
pont soleil. Aucune refonte n'a été publiée depuis 2015.
Les autres navires de la flotte
Le Emerald Dawn date de la même année. Le Emerald Sky a ouvert la série. Le Emerald Luna est le plus
récent des anciens. Le Emerald Destiny date de 2017.
Une flotte possédée, pas affrétée
Le groupe australien derrière cette marque ne loue pas ses navires : il les
possède. Il possède aussi, depuis 2020, un constructeur naval en Croatie, et il
qualifie de sien le chantier vietnamien d'où sortent ses yachts. Les coques
fluviales viennent de chantiers néerlandais, l'une des plus récentes de
Roumanie.
La différence se voit le jour où un armateur tiers reprend sa coque pour sa
propre marque, ce qui arrive ailleurs dans le fluvial européen. Ici, la
question ne se pose pas de la même façon.
Les inclusions, et ce qu'il ne faut pas transposer
Le tarif comprend les pourboires à l'équipage, aux guides et aux chauffeurs,
les boissons courantes aux repas, au moins une excursion par journée de visite
et l'accès à Internet. Sur les navires fluviaux, les vélos électriques sont à
disposition.
Ce qu'il ne comprend pas ici : le vol international. Attention, l'offre
britannique de la même marque, elle, le comprend, transferts inclus. C'est la
confusion la plus fréquenté sur cette compagnie, et elle coûte cher quand elle
se découvre au moment de payer.
Mobilité réduite : lisez ceci avant de réserver
Accompagnateur apte exige. Fauteuil roulant pliant seulement. Scooter de
mobilité juge inadapté. La compagnie prévient elle-même que les portes de
cabine et de salle de bain peuvent ne pas être assez larges pour un fauteuil
standard.
Aucun nombre de cabines aménagées n'est publié sur la flotte fluviale, et
sur les yachts l'absence de cabine adaptée est établie par deux sources
indépendantes. Ajoutez l'amarrage a couplé, fréquent en Europe : le passager du
navire extérieur traverse le navire voisin par des passerelles étroites et des
escaliers.
Le cadre québécois
Le contrat de cette marque est signé par une société australienne. Aucun
permis québécois ne lui est établi. C'est l'agence qui apporte la protection :
permis de l'Office de la protection du consommateur, compte en fiducie distinct
des fonds de l'entreprise, et Fonds d'indemnisation des clients des agents de
voyages. Ces trois-là suivent une réservation faite ici, et seulement
celle-là.