Trois noms en cinq ans pour une seule coque
Ce navire s'appelait Midnatsol de sa mise en service en 2003 jusqu'en 2020.
Il est devenu Maud en 2021, converti en navire d'expédition pour la marque
expédition du groupe. Il est revenu chez Hurtigruten et redevient Midnatsol : il
rejoint la flotte Signature en mai 2026, après une nouvelle refonte.
Un voyageur qui a navigué sur le Midnatsol en 2019, sur le Maud en 2022 et
sur le Midnatsol en 2026 a navigué trois fois sur la même coque. C'est le genre
de chose qu'une fiche doit dire, sinon elle induit en erreur celui qui cherche
son navire sous l'ancien nom.
Une lame scélérate en décembre 2023
En pleine tempête Pia, en mer du Nord, une lame brise les vitrés de la
passerelle et l'inonde. Le navire gouverne à la main, avec deux cent
soixante-six voyageurs à bord, et se déroute vers Bremerhaven pour réparation. Il
reprend le service en janvier 2024. Plus tôt dans son histoire : une panne moteur
en 2003 entre Alesund et Maloy, avec embarquement dans les canots et l'ancre qui
mord à cent cinquante mètres du rivage, et un incendie dans un local de service
en 2015, éteint en une heure sans blessé.
Le navire aujourd'hui
Cent trente-cinq mètres, 272 cabines, sorti du chantier Fosen Mek.
Verksteder à Rissa en 2003. Notre inventaire porte vingt-cinq dates seulement :
quatre en 2026 et vingt et un en 2027. C'est le programme Signature qui explique
ce chiffre, pas un problème de navire. Quatre cabines sont aménagées pour le
fauteuil roulant : les 614, 616, 619 et 625.
Les autres navires
Le MS Trollfjord est son jumeau Signature. Le MS Nordkapp et le MS Kong Harald assurent la ligne côtière
contractuelle. La page de la flotte au complet les réunit.
Le contrat qui commande tout
Entre 2021 et 2030, l'État norvégien confie la ligne côtière à deux
armateurs. Le contrat fixe les escales, l'heure de passage, le fret obligatoire
au nord de Tromso et la capacité minimale de chaque navire. Il interdit le
fioul lourd et impose le branchement à quai. C'est un service de transport que
l'on peut acheter comme une croisière, ce qui n'est pas la même chose.
Deux conséquences concrètes. La première : trente-quatre escales vers le
nord et trente-trois vers le sud, dont plusieurs de quinze minutes et huit aux
petites heures. La seconde : Havila Kystruten assure quatre des onze navires et
alterne les jours de départ avec Hurtigruten. La date détermine la compagnie,
et donc le navire.
Ce que couvre le tarif
La pension complète sur le voyage complet, avec le the, le café filtre et
l'eau. Rien d'autre n'est automatique. L'alcool se paie, les excursions se
paient, les transferts et les vols aussi, et les pourboires restent à votre charge : ils ne sont pas compris, alors que la marque expédition du même groupe annonce l'inverse sans en publier les conditions.
Attention au billet de segment, vendu port à port : c'est du transport, les
repas n'y sont pas compris, et la cabine n'est obligatoire qu'au-delà de
vingt-trois heures. Le choix de l'emplacement n'existe pas et les suites ne s'y
vendent pas. Le Wi-Fi, enfin, est décrit de trois manières différentes par le
transporteur selon la page : nous ne nous engageons sur aucune.
Aurores boréales : lisez les conditions, pas l'affiche
Le ciel ne se commande pas, et la garantie offerte par le transporteur ne
change rien à la météo. Elle exige onze jours de voyage au minimum, un départ
entre le 20 septembre et le 31 mars, et le tarif supérieur. Le tarif d'entrée
n'y donne pas droit.
Et elle s'éteint des qu'une aurore a été consignée par les officiers de pont
et annoncée à bord, même si vous dormiez, même si elle était faible. La décision
du navire est finale. La compensation, quand elle s'applique, est un voyage
côtier classique la saison suivante en cabine intérieure à deux lits, à réclamer
dans les vingt-huit jours suivant le retour. Votre conseiller vous explique
laquelle de ces conditions s'applique à votre départ.
L'accessibilité, sans arrondir
Deux à quatre cabines adaptées par navire, sur des unités qui en comptent
deux cents ou plus. Accompagnateur exige. Aucun soin personnel de la part de
l'équipage : ni toilette, ni habillage, ni repas, ni levage, ni déplacement
entre la cabine et les espaces communs.
Le transporteur déclare n'offrir aucune excursion conçue spécifiquement pour
les usagers de fauteuil roulant, et il ne garantit pas d'autocar à rampe : il
faut pouvoir monter seul. Aucune liste d'escales inaccessibles n'existe
publiquement. Votre conseiller pose chaque question au fournisseur, par écrit,
avant de réserver.
Pourquoi passer par une agence d'ici
Parce que le contrat vous lié à une société norvégienne, sous droit
norvégien, devant le tribunal de Bergen. Il n'y a pas d'arbitrage impose, mais
il y a des délais courts : un an pour la plupart des réclamations, deux ans pour
un dommage corporel. Un voyageur rentre chez lui et occupe à autre chose peut
être forclos sans s'en rendre compte.
Rien n'établit de permis québécois pour ce transporteur. Voyages AquaTerra
en détient un, avec compte en fiducie et Fonds d'indemnisation des clients des
agents de voyages. Et quelqu un qui répond quand une correspondance saute la
veille du départ, ou quand la date réservée correspond à l'autre compagnie du
contrat.