Quarante-huit voyageurs sur une coque conçue pour quatre-vingt-seize
Le National Geographic Gemini a été construit en Allemagne en 2001 et a
rejoint cette flotte en 2025. Quatre-vingt-dix mètres, quatre ponts, 48
voyageurs. C'est le chiffre intéressant : la coque a été conçue pour
quatre-vingt-seize personnes et n'en embarque plus que la moitié. La densité
est donc très basse, et cela se sent dans les espaces communs et sur les ponts
extérieurs.
Sur le nombre de cabines, deux sources officielles se contredisent : la
fiche navire en annonce 28, le communiqué de lancement en annonce 27. Nous
retenons la fiche, qui est plus récente, en signalant le désaccord plutôt
qu'en choisissant le chiffre le plus flatteur.
Ce qu'il offre
Des cabines individuelles avec balcon, ce qui est rare aux Galapagos et
mérite d'être dit à un voyageur seul : ailleurs, il paie un supplément. Les
plus grandes suites de la flotte de l'archipel selon la fiche officielle. Un
bain à remous et un centre de conditionnement physique sur le pont supérieur.
Un faible tirant d'eau et une bonne manoeuvrabilite.
Ce qu'il n'a pas : pas de photographe National Geographic à bord, et les
pourboires d'équipage ne sont pas compris. Ce navire ne figure sur aucune des
deux listes officielles. La présence d'un ascenseur n'est confirmée par aucune
source : à faire vérifier avant toute réservation pour un voyageur peu mobile.
Une dernière chose. Une encyclopédie en ligne attribué à ce navire un numéro
d'immatriculation qui est en réalité celui du National Geographic Resolution.
C'est une erreur avérée. Nous ne la reprenons pas, et vous ne devriez pas non
plus si vous vérifiez de votre côté.
Les autres navires de la flotte
Le National Geographic Delfina est le plus petit de l'archipel. L National Geographic Islander II se positionne comme un yacht
privé. L National Geographic Endeavour II est le plus grand des quatre. Le National Geographic Quest tient l'Alaska et
l'Amérique centrale.
Le tarif, poste par poste
Compris : la cabine, tous les repas à bord, les sorties du programme
d'expédition, l'usage des Zodiacs et du matériel de plein air, les droits
d'entrée des parcs, les permis d'accès spéciaux, les taxes portuaires et les
transferts d'aéroport dans la fenêtre horaire prévue. Un Wi-Fi de base est
compris, suffisant pour le courriel et la messagerie ; les forfaits pour la
diffusion en continu se paient à bord.
Non compris : le transport aérien international, les visas, l'assurance
voyage, les soins de bien-être, les forfaits Wi-Fi supérieurs. Et, sur huit
des douze navires de la marque, les pourboires d'équipage. Ils ne sont
compris que sur l'Endurance, le Resolution, l'Explorer et l'Orion.
Une précision qui vaut la peine d'être lue deux fois : le photographe
National Geographic n'est à bord que de ces mêmes quatre navires. Sur tous
les autres, l'encadrement photo est assuré par un instructeur certifié. Les
deux fonctions se ressemblent sur le papier et ne se ressemblent pas à bord.
Sur les parcours polaires, la location des bottes et des pantalons
imperméables se facture en supplément, alors que plusieurs concurrents de la
même catégorie les fournissent.
La journée type, et ce qu'elle demande
Deux sorties par jour en général, tôt le matin et en fin d'après-midi,
quand la lumière et la faune sont au rendez-vous. Entre les deux, des
conférences de naturalistes, du temps sur la passerelle, ouverte aux
voyageurs sur la plupart des navires, et du repos. Le soir, pas de spectacle
ni de casino : le récapitulatif de la journée tient lieu de programme.
Les débarquements se font en Zodiac, parfois sur une plage, les pieds dans
l'eau. Il faut descendre une échelle de coupée et enjamber le boudin d'une
embarcation qui bouge. C'est le point de passage obligatoire de ce type de
voyage, et c'est là que la mobilité réelle se mesure.
Sur l'accessibilité, la compagnie ne publie aucune politique et aucune
cabine adaptée au fauteuil roulant n'est documentée sur aucun de ses navires.
Certains ont un ascenseur, d'autres non ; aucun n'a de cabine aménagée. Nous
préférons le dire ici plutôt que de vous laisser le découvrir à la
passerelle.
Partir du Québec
Le vol international n'est pas compris au tarif. Certains vols intérieurs
indispensables le sont, quand l'itinéraire le dit. Depuis Montréal, la plupart
de ces régions demandent au moins une correspondance, souvent deux, et le
trajet de porte à porte dépasse ce que la brochure laisse imaginer.
Une règle apprise à nos dépens : arriver au moins un jour avant
l'embarquement, deux si le décalage horaire est important. Sur une expédition,
il n'y a pas de rattrapage possible : le navire est parti.
Nous assemblons vol, expédition, hôtels, transferts et assurance dans un
seul dossier, avec la protection du Fonds d'indemnisation des clients des
agents de voyages. Parlez-nous du voyage avant de choisir la date.